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L'alternance une fois en poste

Alternance : et si ça se passe mal ?

publication : 31 mai 2017
La rupture d'un contrat en alternance ne signifie pas un échec définitif, loin de là. Il est toujours possible de rebondir et de trouver une nouvelle entreprise d’accueil, comme en témoignent ici un apprenti et un employeur. Partage d’expériences, pistes et conseils pour vous remettre en selle.

Alternance : et si ça se passe mal ?

Privilégier la voie du dialogue

Les raisons qui poussent un jeune alternant à rompre son contrat peuvent être très diverses : le travail confié ne correspond pas au programme de la formation ; le temps de transport jusqu’à l’entreprise est trop long ; le courant ne passe pas avec le tuteur et/ou les collègues…

Il faut à tout prix éviter de tout plaquer du jour au lendemain. Essayez de discuter des motifs de votre insatisfaction soit avec votre maître d’apprentissage, soit avec un responsable du centre de formation. Si vous travaillez dans une entreprise du secteur de l’artisanat, vous pouvez faire appel à un médiateur de la chambre des métiers et de l’artisanat, qui organisera une rencontre avec votre maître d’apprentissage et vous pour essayer de trouver une solution.

Rompre son contrat dans les deux premiers mois

Les contrats d’alternance peuvent être rompus au cours de la période d’essai (celle-ci est de deux mois pour un contrat d’apprentissage, variable pour un contrat de professionnalisation). La rupture peut alors être décidée unilatéralement, soit par le jeune soit par l’entreprise.

Si vous êtes toujours motivé par la formation en alternance, il faut rechercher sans tarder un autre contrat. Votre école ou CFA peut vous aider et vous mettre en contact avec des entreprises. Vous pouvez aussi vous adresser à la chambre des métiers et de l'artisanat ou à la CCI (chambre de commerce et d’industrie) de votre département qui disposent très souvent d’offres de contrat.

Attention, vous devrez expliquer pourquoi cela n'a pas marché avec l'entreprise précédente !

Rompre son contrat après la période d’essai

Passée la période d’essai, la résiliation du contrat d’alternance ne peut se faire que si les deux parties (vous et l’entreprise) sont d’accord ou, à défaut, être prononcée par le conseil des prud’hommes.

Différents cas de figure peuvent se présenter :

  • si l’entreprise est en difficulté économique et dépose le bilan, la fin de contrat peut être précipitée. "Ce n’est évidemment pas le fait du jeune et l’école mettra tout en œuvre pour l’aider à retrouver un employeur", rassure Patrick Le Men, directeur du CFA Ingénieurs 2000.
  • si la relation entre l’apprenti et le tuteur s’est détériorée au fil du temps, la rupture peut se révéler inévitable. Néanmoins, le mieux est de l’envisager en "ménageant ses arrières". "L’entreprise peut accepter d’attendre que l’alternant ait trouvé un autre employeur pour mettre fin au contrat", mentionne Nathalie Chassande Mottin, responsable du développement de l’ITESCIA à Pontoise.
  • si les examens sont passés, le jeune peut demander à quitter l’entreprise avant la fin du contrat. Dans ce cas, la rupture n’a pas de conséquence. Elle est souvent liée à une proposition d’embauche ou de nouveau contrat d’apprentissage chez un autre employeur.

Aucune contrepartie financière ne peut être demandée ni à l’apprenti à l’occasion de la conclusion, de l’enregistrement ou de la rupture du contrat d’apprentissage, ni à l’employeur à l’occasion de l’enregistrement du contrat d’apprentissage. 

En cas de difficulté à l’école

Vous êtes à l’aise en entreprise, mais c’est à l’école que vous peinez ? N’attendez pas que les résultats soient catastrophiques pour aborder le sujet avec vos enseignants. Certains CFA mettent en place des dispositifs de soutien pour les élèves en difficulté. En cas d’échec à l’examen, le contrat peut être renouvelé une année pour permettre le redoublement. "Je conseille toujours aux jeunes de redoubler pour essayer d’obtenir leur diplôme, même si dans certains secteurs d’activité, il est possible de s’insérer sans", observe Nathalie Chassande Mottin de l’ITESCIA.

Les difficultés à l’école peuvent aussi venir d’une orientation qui ne vous convient finalement pas. Après quelques semaines ou quelques mois, vous vous rendez compte que la formation et le métier auquel elle conduit ne vous intéressent pas. Il ne sera pas forcément possible en cours d’année de rejoindre un autre cursus. "Une erreur d’orientation n’a rien de dramatique, rappelle Patrick Le Men, directeur du CFA ingénieurs 2000. Une année d’hésitation pèse peu sur un horizon de 40 ans de vie professionnelle !"

 

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