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L’incubateur ? Un atout pour créer son entreprise

publication : 16 mars 2015
Fonder une start-up en poursuivant ses études, c’est le pari intrépide de Sarah Cherruault. Un projet qu’elle peut mener notamment grâce à l’accompagnement de professionnels. Retour d’expérience dans les locaux de l’incubateur qui l’accueille.

L’incubateur ? Un atout pour créer son entreprise

Pourquoi avoir décidé de créer votre start-up ?

Je n’avais jamais pensé diriger une entreprise. L’idée de créer cette start-up est née d’une rencontre avec une association de parents d’enfants autistes. Ceux-ci m’ont fait part de leur besoin en outils numériques pour l’éveil de leurs enfants, très réceptifs aux interfaces tactiles. À partir de là, j’ai eu l’idée de développer des applications pour les aider dans leurs apprentissages. J’ai ensuite multiplié les contacts et les rencontres avec des professionnels du monde médico-social (psychologues, orthophonistes...) avant de démarrer le projet.

De l’école à l’entreprise, quelles ont été les différentes étapes ?

J’ai monté ma start-up avant d’avoir obtenu mon diplôme ! Dans le cadre de mes études en école de commerce à Télécom École de Management, j’ai participé à un concours, le Challenge Projets d’entreprendre® qui m’a permis en 2011 d'établir le business plan de mon projet avec 5 autres étudiants. J’ai ensuite participé à un hackaton durant lequel j’ai rencontré des développeurs qui m’ont permis de réaliser une première application, Autimo. Pendant mon année de césure, j’ai travaillé dans le webmarketing d'abord à Paris puis à Londres, d'où je continuais à développer mon projet à distance avec une équipe parisienne. À mon retour, je me suis associée avec un développeur et nous avons travaillé à un portefeuille d’applications. La société Auticiel est officiellement née en 2013.

Pourquoi vous faire accompagner par un incubateur ?

Après l'incubateur Télécom & Management SudParis Entrepreneurs, j’ai d’abord intégré le Camping qui est un accélérateur de start-up, une structure destinée à aider les jeunes entrepreneurs à construire leur projet et qui permet de se lancer. C’est un peu "la classe prépa" des entrepreneurs. J’ai ensuite rejoint l’incubateur Paris Pionnières , d’abord en phase de pré-incubation et en incubation depuis janvier 2014. L’intérêt c’est tout d’abord d’être hébergé (bureau, salles de réunion, ...) mais surtout d’être encadré par des équipes de professionnels et d’experts. Je suis suivie par une responsable d’accompagnement qui m’aide plus particulièrement à résoudre les problèmes que je peux rencontrer au quotidien, par exemple travailler sur mes objectifs stratégiques à long terme. Nous pouvons aussi rencontrer des experts, discuter avec d’autres équipes de start-up. Quand on crée une entreprise, cela aide énormément de pouvoir échanger avec des personnes qui vivent la même chose. Ça permet de partager les astuces, de gagner du temps et de se soutenir lorsque l'on rencontre des problèmes.

Focus sur l'incubateur de start-up, structure d’appui à la création d’entreprise

Comment se déroule votre quotidien de dirigeante ?

Je travaille 24h sur 24. Je partage mon temps entre "le terrain" et le travail avec mon équipe. Côté "terrain", je collabore avec un comité de psychologues, orthophonistes, directeurs d’instituts spécialisés et d’hôpitaux mais aussi de parents d’enfants souffrant de troubles cognitifs afin d’améliorer et de développer de nouvelles applications. Au sein de l’incubateur, j’anime une équipe de huit personnes : des développeurs, webdesigners, game designers, un docteur en neurosciences...  C’est plutôt rapide de monter sa boite dans le domaine d’internet mais plus difficile de se développer et de prospérer à long terme! Et bien sûr, il faut aussi gérer le quotidien d’une entreprise avec tous les aspects administratifs, la comptabilité...

Quels conseils donner à un jeune qui souhaite monter sa start-up ?

L’intérêt c’est de créer une entreprise qui nous ressemble. Une entreprise qui correspond à ses envies, avec des gens qui partagent les mêmes valeurs, qui permet de travailler sur des projets auxquels on tient. D'ailleurs, le meilleur pied de nez au chômage, c'est bien de créer la boite de ses rêves ! Ce qui m’a motivée avant tout c’est l’intérêt d’aider les autres, de répondre à un besoin et d’être utile.

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