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Statuts professionnels : 14 façons d'exercer un métier

publication : 29 juillet 2016
Salarié, artisan, intermittent du spectacle, pigiste, intérimaire.... les statuts professionnels posent un cadre légal qui va notamment déterminer vos conditions de travail, votre environnement professionnel, votre rémunération. Tour d'horizon des 14 statuts professionnels sous lesquels il est possible de travailler.

Apprenti - Artisan - Auteur - Commerçant - Exploitant  agricole - Fonctionnaire - Intérimaire - Intermittent du spectacle - Libéral - Pigiste - Saisonnier -  Salarié - Travailleur indépendantTravailleur intermittent

Apprenti : à la fois élève et salarié

L’apprenti est lié à un employeur par un contrat de travail : le contrat d’apprentissage. Il alterne des périodes dans l'entreprise dans laquelle il est salarié avec des périodes de formation en CFA (centre de formation d'apprentis) où il est élève. L’apprenti perçoit un salaire (calculé en pourcentage du Smic) dont le montant varie en fonction de son âge et du diplôme préparé (du CAP au bac+5).

"Continuer l’école tout en gagnant son autonomie"

"Après la 3e, j’ai passé un CAP Charpente en apprentissage. Avec cette formation sous statut d’apprenti, on est payé 40% du SMIC la première année et 50% la deuxième. Ce salaire c’est un gros avantage : sans avoir forcément besoin d’argent j'apprécie l'autonomie et l'indépendance financière qu'il me procure. Je vois vraiment la différence comparé à mes frères et sœurs qui ont suivi un parcours classique.

Par contre, on n’a pas de vacances comme on est considéré comme un salarié, ça c’est plus dur ! Concrètement, je travaille avec un charpentier qui est mon patron, ça se passe plutôt bien. Et donc j’alterne entre période de cours et période avec lui. Ce qu’on fait à l’école on l’applique dans l’entreprise, c’est vraiment bien. Je n’y vois que des avantages. Je vais continuer en bac pro, toujours en apprentissage. Et plus tard, je continuerai peut être en BTS. "

Hugo M., 17 ans, apprenti dans une MFR (maison familiale rurale) près de Saint-Etienne

Artisan : exercer un savoir-faire à son compte

L’artisan exerce un métier manuel pour son propre compte. Il produit (boulanger), transforme (peintre en bâtiment), répare (cordonnier) ou fournit une prestation (coiffeur). Environ 250 métiers peuvent être exercés sous ce statut. L’artisan qualifié doit justifier d’un CAP (ou d’un titre équivalent) ou d’au moins 6 ans de pratique professionnelle. Le maître artisan possède un brevet de maîtrise (ou équivalent) et justifie d’au moins 2 ans de pratique professionnelle.

Auteur : des droits spécifiques pour la création

Créateurs de jeux vidéos, de romans, de BD…ils sont considérés comme auteurs "d’œuvres de l’esprit". A ce titre, ils ont un droit de propriété sur leurs œuvres et reçoivent des droits d’auteur. Pour éviter, entre autres, la copie (plagiat) ou le détournement de ses œuvres, l’auteur doit s’inscrire auprès d’organismes spécialisés qui protègeront ses intérêts intellectuels et économiques.

Commerçant : la passion du produit et de la vente

Le commerçant vend un produit qu’il a acheté sans lui faire subir de transformation. Pour s’installer, il faut choisir un emplacement pour son fonds de commerce, ses produits et bien se former à la gestion.Certains commerçants choisissent de travailler pour une marque commerciale : ils achètent une franchise. Ils s’acquittent alors d’un droit d’entrée, mais le magasin est installé par le franchiseur. En échange, le franchiseur prélève un pourcentage sur les bénéfices du franchisé.

Parfois appelés commerçants parce qu’ils travaillent dans un magasin de proximité, les bouchers, pâtissiers, fleuristes, coiffeurs, teinturiers…sont avant tout des artisans.

"Un investissement total au démarrage de son activité"

"J’ai hésité sur le statut à avoir lors de la création de ma société. Puis, en réfléchissant, le statut de commerçant me permettait de simplifier mes relations avec les fournisseurs et importateurs. De plus, nous pouvons travailler à plusieurs (moi et mes associés) en représentant une seule personne morale, ce que ne permet pas par exemple le statut d’indépendant.

Toutefois, les contraintes sont fortes : il a fallu au départ investir beaucoup d’argent et donc trouver des prêts (ou piocher dans ses propres économies !). Il faut ensuite tenir une comptabilité précise suivie par un professionnel, toujours bien respecter les règles administratives, et bien évidemment connaître ses produits et être toujours à l’écoute du client !

Je n’ai pas pris de véritables vacances depuis 2 ans. Il faut avoir la foi ! Mais créer son propre commerce, en l’occurrence pour nous un e-commerce, c’est aussi se lancer un véritable défi : se lever le matin avec l'envie d’avancer, le cerveau toujours en ébullition pour trouver de nouvelles idées. " 

Olivier Grand, 46 ans, gérant de Line-Spirit depuis deux ans.

Exploitant  agricole : un patron soumis aux aléas climatiques

L’agriculteur est son propre patron. Il possède des terres (ou des élevages) ou les loue à un propriétaire. C’est généralement la famille ou même le chef d’exploitation seul qui fournit l’essentiel du travail. Cependant, certains exploitants emploient des salariés permanents ou des saisonniers.

Les exploitations individuelles sont de moins en moins nombreuses, alors que les sociétés se développent. Parmi elles, l’exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) et les groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC). La première permet l’association avec le conjoint. Les seconds, l’association de plusieurs membres d’une même famille.

"Accepter les inconnus du métier sans compter ses heures"

"Le statut d’exploitant agricole apporte une certaine indépendance comme la flexibilité des horaires, le fait d'être son propre patron et de ne pas dépendre d'un supérieur. Il y a beaucoup d'activités diverses ce qui évite la routine. 

En revanche, il ne faut pas compter les heures de travail. On travaille en fonction des caprices de la météo, il faut donc être présent quand les périodes sont propices aux travaux, même les week-ends ou les jours fériés. Mais on peut aussi prendre des jours de congés quand on veut en temps voulu.

Il faut aussi accepter le fait de ne pas être récompensé à la hauteur des efforts fournis, ce qui peut parfois être décourageant : la rémunération du travail est dépendante des conditions météo qui font varier les rendements, des prix des matières premières, etc. Le revenu peut aller du simple au double. C'est un métier passionnant mais qui ne s'envisage pas à la légère." 

Maxime Chaumonnot, 28 ans, agriculteur en Côte-d'Or

Fonctionnaire : la sécurité de l’emploi au prix de concours

Le fonctionnaire est un agent titulaire de la fonction publique.  Les fonctionnaires sont classés en trois catégories : catégorie A (bac+3), catégorie B (niveau bac), catégorie C (niveau CAP). La carrière des fonctionnaires obéit à des règles fixées par le statut de la fonction publique. Ils sont rémunérés selon une grille indiciaire qui tient compte de leur niveau de qualification et de leur ancienneté. Sont assimilés aux fonctionnaires : les magistrats, les militaires, les personnels du Sénat et de l’Assemblée Nationale. Ils bénéficient également de la sécurité de l’emploi.

"Des privilèges mais des évolutions de carrière lentes"

« J'ai intégré la fonction publique par hasard avec un stage en bibliothèque lorsque j'étais en licence. A ce moment, la mairie développait internet et ils m'ont proposé un contrat emploi jeune pour faire de la médiation avec les usagers autour des nouvelles technologies. Après 3 ans en emploi jeune et après avoir réussi le concours, ils m'ont titularisée comme fonctionnaire. Le statut de fonctionnaire a pour avantage de donner la sécurité de l'emploi, de pouvoir bénéficier de formations professionnelles régulières.

J'aime être au service des usagers, c’est très épanouissant. Ne pas avoir d'incertitude professionnelle, ni de crainte du chômage est un privilège par rapport au secteur privé, mais il y a toutefois peu de souplesse avec ce statut. Par exemple, les salaires restent faibles et puis pour les revalorisations ou les augmentations, il faut attendre très longtemps. Et pour s'y faire une place, seuls les concours comptent, avec beaucoup d'inscrits pour peu de postes. »

Céline T., 38 ans, bibliothécaire à Châlon-sur-Saône

Intérimaire : pratique et formateur, en attendant mieux

L’intérimaire exerce pour le compte d’une agence de travail temporaire. Envoyé en missions de courte durée dans une entreprise, il remplace un salarié absent ou répond à une commande urgente. L'intérimaire est lié à son agence par un contrat de travail temporaire. Le salaire est versé par l’agence. Souvent, les missions débouchent sur des recrutements définitifs.

"Acquérir des compétences le temps de trouver sa voie"

"J'ai choisi l'intérim pour avoir le temps de choisir une nouvelle orientation. Avec ce statut, on peut rapidement gagner et mettre de côté un peu d'argent (primes diverses, intérêts de fin de mission). Autre avantage : la possibilité d'organiser son temps de travail sur l'année et ainsi avoir plus de 5 semaines de vacances par an. Mais, l'aspect précaire de l'intérim, c'est quelque chose auquel il faut s'adapter et se préparer. On sait qu'on est en permanence sur un siège éjectable et donc il faut savoir rebondir. Il n'est pas rare d'être prévenu (sans préavis) le vendredi à 15h que le contrat n'est pas renouvelé : dur de retrouver quelque chose pour le lundi !

Aussi, avant de trouver les bonnes missions, il faut parfois accepter un peu tout ce qu'on vous propose. Ce statut convient bien à celui ou celle qui n'aime pas la routine et qui accepte de changer de métier ou d'entreprise souvent ou qui aime faire de nouvelles rencontres et expériences. Enfin, un des avantages non négligeable de ce statut, c'est la formation. Une agence d'intérim qui veut "vendre" plus facilement un de ses éléments est obligée de le former. Pour ma part, en à peine 3 ans, sans validations d'acquis, j'ai pu atteindre le niveau d'un ouvrier qualifié. Une entreprise m'a d'ailleurs fait travailler près de 5 ans de suite et m'a même proposé un CDI. ". 

Eric Motard, 35 ans, fabricant et moniteur de longboard, anciennement menuisier aluminium, Bordeaux

Intermittent du spectacle : un mode de travail flexible et exigeant

Il travaille de façon ponctuelle pour des entreprises du spectacle ou de production. Ce sont les comédiens, les chanteurs, les danseurs et les musiciens, mais aussi les ouvriers, les techniciens ou les cadres de l’audiovisuel. Engagés sur une durée limitée pour une pièce de théâtre, un film, un festival…ils n’ont pas un, mais plusieurs employeurs successifs qui leur versent un salaire variable ou cachet (terme spécifique pour désigner la rémunération d’un artiste).

Un régime d’indemnisation particulier permet à ceux qui ont effectué le nombre requis d’heures de travail de bénéficier d’indemnités de chômage entre deux périodes d’emploi.

"Rarement inactif" 

"Je ne me suis pas immédiatement dirigée vers l'intermittence, j'ai commencé à travailler comme pigiste avec une carte de presse. C'est en travaillant ensuite pour la télévision que ma rédactrice en chef m'a proposé ce statut. Cela correspondait en effet à ma situation de travail où je ne réalisais pas quotidiennement des sujets mais travaillais auprès d'un même média avec un rythme qui pouvait varier chaque mois.

Ce statut correspond à ma situation professionnelle qui est très fragmentée : avec des périodes de tournage et de montage d'un film qui succèdent à des temps (parfois très longs) de préparation, d'écriture et de repérage pour un projet. J'y vois essentiellement  des avantages : absence de routine, pas de hiérarchie directe, ni d'horaires fixes, possibilité de se consacrer à plusieurs projets simultanément... Mais ce statut peut être très anxiogène car il induit une certaine précarité.

Cette situation de travail demande des grandes capacités d'adaptation, requiert des qualités d'anticipation et d'organisation de son propre temps de travail. La référence aux 507 heures travaillées n'est que la partie émergée de mon activité. Toutes les étapes préparatoires ne sont pas comptabilisées dans ce référencement et ne sont pas rémunérées. Or, pendant que je tourne un film, il faut que je commence simultanément à préparer le prochain. Les périodes sans activité réelle sont donc relativement rares". 

Sara M., 38 ans, réalisatrice de films documentaires à Nice

Libéral : une vocation qui doit trouver sa clientèle

C’est le terme utilisé pour désigner un professionnel qui exerce à titre libéral. C’est le cas du vétérinaire, du médecin, de l’avocat, de l’expert-comptable, de l’architecte…
Sa profession peut être réglementée (c’est le cas dans le domaine médical). Il doit alors posséder un titre, obtenu le plus souvent après de longues études.

Exercer en libéral, c’est réaliser une solide étude de marché avant de s’installer. C’est aussi trouver le financement pour acquérir un local et du matériel. Enfin, c’est se montrer disponible et compétent pour se constituer une clientèle et la fidéliser.

"Flexibilité et endurance toute l’année"

"Je travaille en clinique vétérinaire en tant que "collaboratrice libéral". En moyenne je travaille entre 40 et 50 heures par semaine. Quand on se lance dans la profession et qu'on n'a pas encore de patientèle établie, c’est difficile de prendre des congés...et pas question de se casser un bras un ski ! En tant que libéral, je travaille quand on a besoin de moi : si on m’amène un chat qui s'est intoxiqué à 18h45, je ne ferme pas boutique à 19h ! Il faut donc de la souplesse, ne pas compter ses heures et être endurant.

On peut gagner beaucoup en y mettant du sien, mais il faut mettre aussi beaucoup d'argent de côté, en prévision d’achats de matériels et du règlement des charges. Il faut aussi gérer son budget, la paperasse, ça prend du temps, je me fais aider d’un comptable. Parfois, je ressens une précarité car je n’ai pas la garantie d’un revenu qui tombe tous les mois : si par exemple les cliniques n’ont pas besoin de moi je n’ai pas de plan B mais les charges qui tombent quand même. Sans oublier, que lorsqu’on est libéral on n'a le droit ni au chômage, ni aux congés payés. "

Charlotte G, 26 ans, vétérinaire pour chats et chiens dans la région lyonnaise

Pigiste : une précarité dont il faut tirer partie

Il travaille ponctuellement pour un journal, une agence de presse, un service de communication…Assimilé à un salarié, il n’a cependant pas de salaire fixe. Le statut de pigiste est fréquent chez les journalistes débutants. Il peut également concerner des rédacteurs, des photographes, des dessinateurs ou infographistes de presse, des techniciens de l’audiovisuel…

Les contraintes sont nombreuses : il faut se faire connaître, proposer des sujets originaux, se montrer disponible, accepter d’être faiblement rémunéré. Cependant, ce mode d’exercice constitue le meilleur moyen d’intégrer une rédaction comme "permanent". Certains journalistes, même expérimentés, choisissent de rester pigistes. Ainsi, ils peuvent proposer leurs prestations à différents employeurs.

"S’essayer à tous les médias en attendant un poste fixe"

" Pour ma première année dans le monde du travail en tant que journaliste, ce statut m’a permis d'intégrer une rédaction comme un permanent (salaire en moins). Je peux également m'essayer à d'autres médias (écrit, radio...) pendant les vacances par exemple. Ce statut me permet de voir tout ce que propose le métier de journalisme et de prendre le temps de chercher un poste fixe. 

Mais on ne sait jamais le salaire que l'on va toucher, s'il va être plus ou moins important que le mois précédent. C'est plutôt stressant.  On ne peut pas se permettre de refuser une mission, il faut prouver chaque jour que vous êtes un bon élément. Quand je travaille pour plusieurs rédactions, la rémunération est plus sécurisante et le salaire peut être très intéressant". 

Alice Canivet, 21 ans, pigiste à Saint-Etienne

Saisonnier : un travail intense pour dépanner… ou voyager

Comme son nom l’indique, le saisonnier travaille le temps d’une saison. Vendanges, cueillettes, exploitation forestière, accompagnement touristique, enseignement du ski ou de la voile…autant d’activités recensées sur la liste des emplois dits saisonniers. Le contrat de travail peut être conclu pour la saison ou de date à date. Sa durée ne peut dépasser 8 mois.

"Un rythme soutenu et fragmenté qui peut rapporter"

"J'ai choisi d'être saisonnier durant plus de 2 ans dans la restauration : l’été en France et l’hiver en Nouvelle Calédonie (mais là bas c'est l'été !). La restauration facilite la mobilité en matière de travail saisonnier, et c’est bien payé si on est compétent. Les horaires sont très contraignants et ne permettent généralement pas trop de sorties.

Il faut oublier toute vie sociale pendant 4-5 mois. Pour la rémunération, être saisonnier c’est travailler beaucoup d'heures, plus les horaires de soir, de week-end et de nuit, plus les pourboires et autres avantages : cela peut rapporter gros. Sans oublier les primes de fin de contrat (indemnités et congés payés) .Être saisonnier c'est avant tout avoir le choix du lieu où on veut travailler. Mais cela implique aussi un travail intense à chaque service, une concentration à tout moment et une bonne aptitude physique. " 

Brice Bombardier, 31 ans, saisonnier pendant 2 ans

Salarié : se conformer à une culture d’entreprise

Le salarié est recruté par un employeur public (État, collectivités territoriales...) ou privé (entreprises industrielles, artisanales, agricoles, commerciales ou de services).

Ses droits et devoirs sont fixés par le Code du travail. Chaque salarié est lié à son employeur par un contrat. Celui-ci définit certains éléments comme la fonction exercée, la durée, la rémunération…On distingue plusieurs sortes de contrats.

"Communiquer sur son travail et s’adapter aux autres"

"Ce que j’aime le moins en tant que salarié, c’est la hiérarchie, je ne suis pas fan du travail en groupe, je suis assez autonome. C’est pourquoi je recherche toujours des missions avec une vraie indépendance au quotidien. Ce n’est pas toujours facile de s’adapter aux autres et aux managers.

Il faut savoir communiquer sur son travail, être rigoureux. Mais j’apprécie l’échange, l’expérience de chacun dans les divers services. Également, ce que j’apprécie c’est une certaine sécurité de l’emploi, des horaires fixes et d’avoir des congés payés. Je sais que pour certaines professions, ce n’est pas forcément évident !" 

Gilles P., 34 ans, salarié dans une entreprise de service numérique

Travailleur indépendant : savoir vendre ses compétences

On l’appelle aussi freelance. Illustrateur, interprète, ingénieur du son, réalisateur audiovisuel…qu’il soit payé "à la planche", "à la page" ou au temps (on parle de "forfait horaire"), le professionnel freelance offre ses services pour une œuvre ou un projet particulier. Ce mode d’exercice est exigeant : il faut se montrer très disponible, savoir se "vendre", négocier ses contrats et bien souvent, travailler dans l’urgence !

L’activité indépendante peut s’effectuer à son domicile (correction d’épreuves, travaux de traduction…) ou imposer d’avoir un local dédié (atelier de retouche par exemple). Dans les deux cas, il faut investir dans un équipement (machine, ordinateur…).

"Tester son business en se lançant progressivement"

"Après plusieurs années en tant que salarié dans plusieurs entreprises en photographie, j'ai décidé de devenir indépendant et de créer mon activité en parallèle de mon emploi actuel. Plusieurs facteurs sont à l'origine de cette décision : perte de motivation au sein de mon emploi de salarié et besoin d'indépendance dans mon travail. 

Pour le moment, je travaille à la maison, ce qui est très appréciable. Mais ça veut dire aussi travailler au total trente neuf heures, prendre les transports en commun en écoutant son répondeur, répondre aux appels, répondre aux e-mails pendant la pause déjeuner, travailler les dimanches, les jours fériés et les jours de congés.

Je suis payé au forfait, en fonction de la mission. Aussi le matériel dans la photographie évolue très vite et je dois changer régulièrement d’équipement, ça me coûte cher. Il faut se faire connaître. Je dois également payer ma visibilité dans les pages jaunes, environ 500 euros par an." 

Yan Dubost, 30 ans, photographe dans la région grenobloise

Travailleur intermittent : l’alternative à la succession de contrats

Le travailleur intermittent alterne des périodes travaillées et d’autres non travaillées. Dans l’agroalimentaire (conserveries), le tourisme, la restauration…le travailleur intermittent peut exercer une semaine sur deux, en fonction de l’activité de son employeur. Contrairement au saisonnier, il est considéré comme un employé permanent, bénéficiant d’un contrat à durée indéterminée (CDI).

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