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Négocier son premier salaire

publication : 25 septembre 2017
Parler salaire lors d’un entretien d’embauche peut relever de l’exercice d’équilibriste. Surtout s’il s’agit de votre première recherche d’emploi. Il faut s’y préparer, connaître sa valeur sur le marché du travail tout en sachant parfois réévaluer ses attentes en fonction du contexte. Voici les clés pour aborder le plus sereinement possible ce moment tant redouté par les candidats !

Négocier son premier salaire

Salaires : menez l’enquête !

Pour vous forger une idée de votre valeur sur le marché du travail, enquêtez ! Sur internet, vous trouverez des grilles de salaire par métiers et par secteur : le salaire débutant indiqué vous donnera déjà un bon indice.

Regardez également les salaires proposés dans les offres d’emploi sur Pôle Emploi, l’Apec ou d’autres "jobboards". Vous pouvez aussi demander conseil auprès d’anciens diplômés de votre formation.

Gardez de vue que les salaires varient en fonction de la taille de l’entreprise, de la situation géographique (les salaires sont plus élevés à Paris mais le coût de la vie aussi !) et du contexte économique du secteur d’activité.

Fixer ses prétentions salariales

Avant l’entretien, il est impératif de se fixer une "fourchette" de salaire : estimez le salaire minimum que vous êtes prêt à accepter (il correspondra à votre fourchette basse), puis rajoutez 15 % pour obtenir votre fourchette haute.

Attention, les employeurs annoncent toujours les salaires sur 12 mois en brut, jamais en net. Pensez à faire la conversion de votre fourchette en brut (il faut augmenter d’environ 23% un salaire net pour obtenir le brut) et à le calculer sur une année. On parle alors en "KE" ou "K-euros" signifiant mille euros : par exemple 25 KE signifie 25 000 euros bruts.

Pendant l’entretien de recrutement : quand parler salaire ?

Il est d’usage d’attendre que le recruteur aborde la question de la rémunération : dans la plupart des cas, il vous annoncera la rémunération prévue en fin d’entretien. Mais il est possible aussi qu’il vous demande vos prétentions salariales : c’est à ce moment qu’il faut annoncer votre "fourchette" en brut sur 12 mois.

Si la question n’est pas abordée, parler salaire ne doit pas être tabou. Le recruteur sait que la rémunération est un paramètre important dans votre prise de décision et, de son côté, le salaire est aussi un levier de motivation. Demandez poliment à la fin de l’entretien et montrez-vous patient si le sujet est reporté : la négociation du salaire ne se fait pas forcément au premier entretien ni avec le même interlocuteur.

Grille de salaire et expérience : trouver le juste équilibre

Si la rémunération proposée est inférieure à vos attentes, demandez s’il est possible de la discuter. Car, si pour certaines entreprises négocier est en soi une compétence, pour d’autres, on peut frôler l’incident. Il est également possible que la rémunération dépende de grilles salariales fixées à l’avance : votre marge de manœuvre sera très faible.

Si la discussion reste ouverte, faites valoir l’adéquation entre votre expérience et le poste, valorisez vos diplômes et vos compétences clés, démontrez ce que vous allez pouvoir apporter à l’entreprise. Adaptez-vous aux réponses de votre interlocuteur et restez ouvert ! Si la négociation ne porte pas ses fruits, vous pouvez demander à reporter votre réponse et vous laisser un délai de réflexion.

D’autres avantages à négocier auprès du recruteur

A vous de trancher entre l’intérêt du poste et vos attentes salariales. Vous pouvez aussi négocier sur d’autres éléments comme une formation ou une mission en particulier qui vous permettra d’enrichir votre CV tout en restant en veille active dans votre recherche d’emploi. Mais si vous acceptez un poste pour lequel vous pensez ne pas être rémunéré à votre juste valeur, votre motivation risque de s’amenuiser rapidement.

Avantages et évolution en interne : pensez-y !

Renseignez-vous sur les avantages de l’entreprise : un 13e mois, des primes, une mutuelle, des tickets restaurant, peuvent au final compenser un salaire à première vue trop faible. De même, les possibilités d’évolution en interne peuvent aussi être intéressantes sur le moyen terme : une carrière, ça se construit. Enfin, sachez que les salaires évoluent généralement plus vite dans le privé que dans le secteur public.      

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