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Ma 1re année en cycle préparatoire ingénieur

publication : 18 avril 2016
L’esprit matheux, et bien décidée à s’engager dans des études longues, Elise s’épanouit en 1re année de cycle préparatoire intégré, à Polytech Paris-Sud, à Orsay. Si tout se passe bien, elle sortira de la formation dans 5 ans avec un diplôme d’ingénieur. La jeune étudiante nous raconte.

Pourquoi avoir choisi une école d’ingénieurs ?

Issue d’une famille de comptables, Elise a hérité du goût des chiffres. Aux prépas écartées par "peur de la compétition trop forte" et de "perdre 2 ans" en cas de non-admission dans l’école visée, elle a préféré rejoindre une école d’ingénieurs directement après le bac. "J’hésitais avec une école de commerce mais il est possible de décrocher un double diplôme ingénieur-école de commerce." Pendant sa terminale S, spécialité physique-chimie, elle tente donc plusieurs concours d’entrée en écoles d’ingénieurs, dont Geipi Polytech qu’elle réussit. "Polytech Paris-Sud était mon 3e vœu sur APB après l’UTC et l’Insa Lyon, des écoles que j’avais choisies pour leur réputation et parce qu’elles sont généralistes." Son bac décroché avec mention bien, Elise suit les cours de 1re année du cycle préparatoire aux écoles d’ingénieurs Polytech.

Qu’est-ce qui change par rapport à la terminale ?

La taille de la promotion : une centaine d’étudiants, qui se retrouvent réunis pour les cours magistraux. Mais cela n’a pas déstabilisé Elise : "Il faut être autonome, aller poser des questions au prof à la fin du cours si l’on n’a pas compris." Les TP et TD se font eux en petit comité, en groupes de 20 et 10. Autre nouveauté par rapport au lycée : la durée des TP, allongée à 4 heures 30 contre 2 heures en terminale. "Les TP sont parfois durs à comprendre et demandent du temps pour les préparer. Il faut aussi rédiger un compte-rendu à rendre à la fin du cours."

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

La transition s’est faite sans heurt pour Elise qui n’a par exemple pas eu de souci avec les cours de mathématiques, de chimie, d’électrocinétique… "Si on a des lacunes du lycée, il faut réviser les notions le soir même du cours où elles ont été abordées." Seule surprise : le niveau en informatique. "Je partais de zéro quand d’autres savaient déjà coder. Je me suis entraînée chez moi pour rattraper le retard sur le logiciel informatique Scilab."

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’habituer ?

Élève sérieuse et sociable au lycée, Elise s’est vite adaptée à son nouvel emploi du temps. "Je travaille 2 à 3 heures tous les soirs après les cours et au moins 8 heures le week-end. Je peux donc réviser tout en gardant une vie sociale." Déléguée de son groupe de travail, la jeune étudiante trouve encore le temps de répéter le violon avec un groupe de musique de l’école.

 

Comment se passe une séance de TP ?

Un exemple en thermochimie. Comment réagit une concentration de sel quand on la chauffe ? Vêtus de blouse, les étudiants expérimentent en binôme la problématique en laboratoire. Ils manipulent plaque chauffante, tube à essai et thermomètre en suivant les indications du polycopié et les conseils du professeur. Elise reporte les résultats observés dans un tableau Excel. "Si on oublie une seule opération, on doit refaire toute la manipulation. Il faut être attentif et rigoureux", remarque l’étudiante. La note finale comprend le travail préparatoire, le comportement au cours du TP, le savoir-faire technique et la rédaction du compte-rendu.

 

 

 

Et après ?

En toute logique, Elise poursuivra en 2e année du cycle préparatoire. Ses incertitudes portent davantage sur le choix de la spécialité en 3e année. "Je sais déjà ce que je ne veux pas prendre. J’ai découvert cette année l’informatique et l’électronique, mais je m’y sens moins à l’aise. L’optronique, où l’on fabrique par exemple des lasers à usage médical, pourrait m’intéresser. Le génie civil aussi." Selon son classement à la fin des 2 ans du cycle préparatoire et la spécialité choisie, elle s’attend à changer d’établissement au sein du réseau Polytech pour effectuer les 3 ans de cycle ingénieur.

 

 

 

Fiche d’identité

Durée : 5 ans après le bac (2 ans en cycle préparatoire intégré et 3 ans en cycle ingénieur).

Sélection : sur concours : épreuve écrite de 4 heures (2 heures de maths et 2 heures de physique-chimie) ou entretien de motivation. Admission selon le classement et l’ordre des vœux sur APB.

Profil des admis : bacheliers S, STI2D et STL.

Cadre : campus université Paris Sud. Cours répartis entre la Maison de l’ingénieur et les locaux de l’université. Accès aux services universitaires (bibliothèque, restaurant).

Emploi du temps : autour de 23 heures de cours par semaine.

Matières : maths, chimie, électrocinétique, thermochimie, mécanique, informatique, Scilab (logiciel associant informatique et maths), électronique numérique, anglais, cours optionnels (acoustique musicale, robotique, création de sites web, études des forces fondamentales, environnement).

Charge de travail : régulière. Environ 18 heures de travail personnel par semaine.

Vie de classe : une promo d’une petite centaine d’étudiants (20 % de filles), répartis en 4 groupes. Sur cet effectif, environ 25 % partiront au cours de la 1re année.

Encadrement : 1 après-midi par semaine de tutorat sur la base du volontariat, animé par des élèves des différentes années en école d’ingénieurs.

Vie associative : une dizaine d’associations culturelles et sportives sont proposées aux élèves ingénieurs, qui peuvent aussi bénéficier du réseau universitaire.

Validation : en cycle préparatoire,contrôle continu, examens écrits en fin de semestre, notes de participation en langue vivante, moyenne des comptes-rendus de TP, rapport de stage. Chaque UE (unité d’enseignement) doit être validée. À chaque semestre, le rattrapage est autorisé ou non selon les résultats de l’étudiant, qui choisit alors les matières qu’il souhaite repasser. Pas de redoublement possible.

Diplôme : diplôme d’ingénieur (niveaubac + 5)

Statut : public, comme deux tiers des écoles d’ingénieurs.

Coût de la scolarité : les droits de scolarité sont les mêmes qu’à l’université : 610 € par an (en 2015-2016).

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