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C'est quoi le droit ?

Études de droit : stop aux idées reçues !

publication : 29 septembre 2016
Du par coeur sinon rien, un taux d'échec important, des études surtout destinées aux littéraires... Bien que plébiscitées, les études de droit restent associées à une liste d'idées reçues, souvent peu "engageantes". Du mythe à la réalité, étudiants et enseignants nous livrent leur version des faits.

Études de droit : stop aux idées reçues !

"En fac de droit, c’est du par cœur"

Vrai Faux

FAUX. Article 1234 du code civil, arrêté du 12 mai 2016... On imagine volontiers l'étudiant de droit plongé dans un épais code civil à connaître sur le bout des doigts... Certes, en droit, il faut pouvoir s'appuyer sur des règles et des définitions qui doivent être progressivement maîtrisées (comme dans d'autres disciplines !). Mais la réussite ne relève pas du "bachotage", loin s’en faut ! Réussir en droit, c’est d’abord et surtout comprendre un raisonnement assez logique, appréhender un vocabulaire spécifique et maîtriser certaines "techniques" propres à la discipline (commentaires d’arrêt, dissertations juridiques). Le "par cœur"  est donc loin de correspondre aux attente des enseignants !

"Le droit, c’est d’abord pour les littéraires"

Vrai Faux

FAUX. Ils aiment écrire, ils ont l'habitude des dissertations, ils savent argumenter... les littéraires seraient les mieux armés pour faire du droit ! Cette idée reçue est loin de refléter la réalité, bien plus nuancée. Dans les faits, les bacheliers ES sont majoritaires en droit (45 %), devant les L et les S. Et chaque profil a ses atouts à faire valoir ! Un bachelier L a souvent une meilleure orthographe et syntaxe, importantes dans la mesure où les professeurs attendent un bon niveau d’expression écrite et orale. Mais on constate que les S réussissent très bien dans cette filière, grâce à leur esprit de synthèse et à leur capacité de travail d’une efficacité redoutable… Enfin, leur rigueur et leur logique dans la méthodologie font le reste ! 

"En droit il y a un fort taux d’échec"

Vrai Faux

FAUX. En 1re année de licence (L1), les taux de réussite s'élèvent généralement à 30 ou 35%. Ce qui semble peu. Il faut cependant ramener ces données à la réalité : beaucoup de lycéens choisissent le droit sans réelle motivation, et beaucoup abandonnent avant même de se présenter aux premiers examens... tout en étant pris en compte dans les données liées au taux d’échec ! Si l'on considère le taux de réussite des étudiants qui se présentent réellement aux preuves et qui sont assidus (amphi, TD), on avoisine plutôt les 55%, ce qui reflète une plus juste réalité.

"En droit on travaille beaucoup"

Vrai Faux

VRAI. Laisser entendre qu'on peut se permettre de travailler relativement peu en droit serait faux ! Le programme est dense, les semaines chargées (25 à 30 heures de cours, et il faut compter autant d'heures de travail personnel à fournir à la maison…). Le secret d’une année validée passe par la capacité à s'impliquer dans ses études, à être assidu et à bien organiser son temps de travail. Reprise des notes, recherches et travail d’approfondissement en BU, finalisation des travaux dirigés à la maison… les journées sont chargées ! Ceci étant, de nombreux (bons) étudiant/es parviennent à conserver une activité culturelle ou sportive, gage d’un équilibre personnel plus que souhaitable !

"En droit on ne fait que droit"

Vrai Faux

FAUX. Contrairement aux idées reçues, les cours de droit ne se limitent pas à l'étude d'une suite de textes juridiques difficiles d'accès. Dès le 1er semestre de licence, la diversité des notions abordées est appréciée des étudiant/es. Au-delà des grands fondamentaux (histoire des institutions, droit constitutionnel et droit civil), le programme permet d'aborder le droit religieux, les relations internationales, l'histoire des droits de l'homme ou encore l'introduction à la science politique... Un socle de connaissances qui permet à divers profils de trouver de l’intérêt à suivre ces études.

"En droit on peut se réorienter rapidement"

Vrai Faux

VRAI. En droit, la licence favorise la pluridisciplinarité, avec des passerelles possibles dans des mentions "proches", notamment en sciences humaines (histoire, langues, lettres…). Une réorientation en science-politique ou en économie-gestion est également facilitée, dans la mesure où des enseignements sont dispensés dans cette matière en L1. Les demandes de réorientation sont étudiées par une commission, au cas par cas. Les universités proposent aux étudiant/es souhaitant changer de projet de se manifester le plus tôt possible (y compris au cours du 1er semestre). Autres voies possibles : une réorientation dans un BTS du domaine (BTS professions immobilières par exemple), ou en DUT carrières juridiques. Sous réserve d’être accepté, sur dossier (et via la procédure APB).

"Si je rate certains cours ce n’est pas grave"

Vrai Faux

FAUX. Les partiels sont les examens (terminaux écrits et oraux) organisés dans chaque matière à la fin de chaque semestre (soit 2 fois dans l’année). Les TD représentent l’autre volet incontournable dans l’évaluation finale des étudiant/es. La note obtenue compte généralement pour 50 % (quand celle des partiels représente l’autre moitié). Les étudiant/es qui pensent pouvoir se dispenser d’assister à certains TD doivent impérativement revoir leur copie… L’évaluation globale tient compte de l’assiduité (et notamment des travaux personnels effectués chez soi).

 

Les études de droit : idées reçues
"Le droit, c'est que du par cœur', "le droit, c'est pour devenir avocat ou juge"... Retour en vidéo sur les idées reçues sur les études de droit avec des étudiants de l'université Paris Descartes.

 

 

 

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