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C'est quoi le droit ?

L'enseignement de droit dans le supérieur

Publication : 4 février 2019
Quand on pense aux études de droit, on envisage d'abord les cursus permettant de devenir juge ou avocat. Et au droit tel qu'il est enseigné à l'université (licence, master). Mais d'autres formations supérieures, notamment certains BTS, DUT et un DEUST, comprennent un volet juridique dans leurs programmes.

L'enseignement de droit dans le supérieur

Capacité en droit : s'initier aux principales matières juridiques

De niveau équivalent au bac, la Capacité en droit permet aux non-bacheliers (et aux bacheliers) d’envisager des études supérieures à dominante juridique. Cette formation universitaire en 2 ans s’appuie sur les principales matières juridiques enseignées de façon approfondie en licence de droit. L’obtention du Certificat de capacité en droit permet d’accéder, sous certaines conditions, à une 1re voire à une 2e année de licence de droit, ainsi qu’au DUT carrières juridiques, au BTS notariat.

Au programme : droit civil, droit public, droit commercial, droit pénal, droit social, économie politique, droit social, doit administratif spécial, etc. Les étudiants apprennent à lire une décision de justice et à résoudre des cas pratiques. Lire l'article sur la capacité en droit.

BTS : appréhender le droit appliqué à un secteur

Trois BTS du tertiaire comprennent un volet juridique en lien direct avec un secteur professionnel et/ou un métier. Ces formations permettent de s'insérer rapidement, tout en laissant la possibilité d'opter pour une poursuite d'études en licence pro ou en école spécialisée.

DUT et DEUST juridiques : aborder des notions de droit

Deux diplômes préparés à l'université en 2 ans après le bac s'articulent autour d'une formation juridique.

Acquérir des bases : licence de droit mais pas seulement

Plusieurs mentions de licence s'appuient sur un socle de connaissances juridiques. Elles permettent de poursuivre des études en master de droit, dans diverses spécialités, de préparer un concours administratif de catégorie A (contrôleur, attaché d'administration...), ou de tenter sa chance à l'entrée des formations professionnelles (greffes, lieutenant de police, par exemple).

Licences pro : acquérir une autre compétence ou se spécialiser

On dénombre une soixantaine de licences professionnelles relevant du droit. Accessibles avec un niveau bac + 2, elles permettent aux étudiants en droit (L2 ou DUT) d'affiner leur spécialisation, ou à ceux venus d'horizons plus divers (économie, gestion, commerce, par exemple) d'acquérir une nouvelle compétence. Orientées sur un secteur d'activité (immobilier, assurances, etc.) ou sur une compétence répondant aux besoins des entreprises, elles conduisent à un niveau bac + 3.

Quelques exemples : activités juridiques/assistant juridique, gestion et administration de biens, métiers de l'administration territoriale, etc. Admission sur dossier et entretien.

Master en droit : vers les formations professionnelles

De très nombreux masters en droit offrent une spécialisation juridique. Ils couvrent toutes les branches du droit (public, privé, international...), dans des domaines aussi pointus que le droit de l'urbanisme et de l'environnement, le droit social, le droit de la propriété intellectuelle, etc. Avec une M1 validée, possibilité de préparer le DJCE (diplôme de juriste-conseil en entreprise), de passer les concours d'entrée à l'ENM (école nationale de la magistrature), en école d'avocats, en formation professionnelle de notaire, par exemple. Avec une M2 validée, possibilité de poursuivre en doctorat (en 3 ans après un M2) pour devenir enseignant-chercheur. Lire l'article consacré au master en droit.

Le droit ouvert à de nombreux profils

Rigueur, méthodologie, capacité à assimiler un vocabulaire spécifique et à comprendre un raisonnement juridique... le droit n'est pas réservé aux littéraires. Pas plus qu'aux scientifiques ! De nombreuses qualités sont nécessaires pour réussir des études juridiques. Elles varient en fonction du cursus et surtout de l'objectif professionnel. Avocat, juge, notaire... oui mais pas que !

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