Choisir mes études
Accessibles le plus souvent sur concours, la plupart des cursus paramédicaux sont sanctionnés par un DE (diplôme d’Etat) ou un CC (certificat de capacité), obligatoires pour exercer. Zoom sur des formations très spécifiques… et sélectives.
© Brigitte Gilles de la Londe / Onisep
Les formations paramédicales combinent cours en école et nombreux stages.
Sans le bac
- Diplôme d'Etat d’aide-soignant
- Diplôme d'Etat d’ambulancier
- Diplôme d'Etat d’auxiliaire de puériculture
Avec le bac
- Certificat de capacité d’orthophoniste
- Certificat de capacité d’orthoptiste
- Diplôme d'Etat d’audioprothésiste
- Diplôme d'Etat d’ergothérapeute
- Diplôme d'Etat d’infirmier
- Diplôme d'Etat de manipulateur d’électroradiologie médicale
- Diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute
- Diplôme d'Etat de pédicure-podologue
- Diplôme d'Etat de psychomotricien
- Diplôme d'Etat de puériculteur
- Diplôme d'Etat de technicien de laboratoire
- Diplôme d’ostéopathe
On trouve parfois une même formation en établissement privé et à l’université. Les frais de scolarité de certains établissements privés peuvent être élevés (de 1 200 € à plus de 8 000 € pour les écoles de psychomotriciens).
Mais diverses subventions existent : des bourses d’études ou des aides du conseil régional, par exemple. Les inscriptions aux concours sont également payantes (jusqu’à 160 €).
Pour les DE accessibles sans le bac, aucun diplôme requis. Mais les candidats ont de plus en plus un niveau CAP (certificat d’aptitude professionnelle) ou BEP (brevet d’études professionnelles), voire le bac (de préférence S – scientifique, ST2S – sciences et technologies de la santé et du social, STL – sciences et technologies de laboratoire). Le plus souvent, le concours a lieu en avril ou en octobre, même si les dates varient d’un établissement à l’autre. Il faut anticiper les inscriptions…
L’accès se fait sur concours pour les DE post-bac. Avec, la plupart du temps, un nombre de places fixé par décret au niveau national. Les dossiers sont à retirer auprès des établissements convoités dès janvier et les premières épreuves se déroulent à partir de mars. Certaines écoles se regroupent au niveau départemental ou régional pour organiser un concours unique. C’est le cas des écoles d’infirmières.
Les examens d’entrée portent souvent sur les programmes de 1re et de terminale S. Ils sont très sélectifs. Les bacheliers entrent en concurrence avec les recalés de la PACES (1re année commune aux études de santé). D’ailleurs, certaines filières recrutent obligatoirement après la PACES (psychomotricien, masseur-kiné, ergothérapeute, manipulateur en électroradiologie médicale).
Il existe plusieurs formules de préparation aux concours ou de remises à niveau dont les coûts, variables, peuvent être très élevés (jusqu’à 5 000 € dans certains organismes privés). Stages intensifs, cours sur 1 an, en lycée, à l’université ou en établissement privé…
Place à la professionnalisation. Stages, travaux dirigés, projets tutorés, intervenants en poste... Sans négliger les matières générales (français, maths, physique, langues vivantes...), le programme est ajusté à la demande des professionnels et fait la part belle aux stages (une trentaine de semaines à effectuer dans différents services). Certains de ces diplômes sont même accessibles en apprentissage.
Un planning dense. En parallèle, compter 35 heures de cours hebdomadaires, en moyenne, et beaucoup de travail personnel pour s’approprier un grand nombre de nouvelles matières scientifiques et techniques.
Les diplômes d’Etat ou certificats de capacité font l’objet d’examens finals théoriques et pratiques, de soutenance de mémoire… Chaque année d’études doit être validée pour passer dans l’année supérieure : contrôle continu, évaluation des stages.
Depuis le 7 janvier 2013, la formation de kinésithérapeute est reconnue au grade de licence, tout en permettant de poursuivre en 2e année de master.
Du côté des orthophonistes, double changement annoncé : une reconnaissance de la formation au grade de master après 5 années d'études au lieu de 4 actuellement.
Se former au métier d'aide-soignant :
Reportage à Malakoff, dans l’un des sites de l’IRTS (Institut régional du travail social) d’Ile-de-France
D’autres cursus infra-bac permettent d’accéder à des métiers paramédicaux : les titulaires d’un CAP pourront viser le BP (brevet professionnel) de préparateur en pharmacie, le titre d’assistant dentaire, le bac pro prothèse dentaire ou celui d’optique-lunetterie.
Les métiers du paramédical, collection "Parcours"Parution : Novembre 2011 |
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