Choisir mes études
La première année commune aux études de santé est une année intense. Dès la fin du 1er semestre, un concours – au verdict redouté – sanctionne les acquis. Avec le 2nd semestre vient le choix des filières. Des élèves de Paris 6 témoignent.
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Adil - C’est un cap de franchi, mais rien n’est joué : ce concours représente 50 % de la note finale, et le concours du 2nd semestre, 50 % aussi. Le 2nd semestre semble plus facile mais, en tant que doublant, ça devient un peu lourd.
Camille - Je vais garder ma façon de travailler, en espérant que ça ira. Je n’ai rien à perdre.
Julia - J’étais fatiguée durant les 2 semaines entre la rentrée et les résultats. Depuis, je suis repartie. Ma méthode a l’air bonne, je ne vais rien changer.
Raphaëlle - Tout donner pour ne rien regretter. Certains remontent beaucoup au 2nd semestre : j’ai peur d’être déclassée. J’ai des points à améliorer. Mais ce trimestre est plus facile et je serai plus efficace, j’espère avoir plus de temps pour moi.
Adil - Les matières sont plus concrètes, avec moins de bachotage. On a de nouveaux cours, moins scientifiques, avec la SSH (santé, société, humanité). Ça nous apporte les bases sur le monde de la santé, l’histoire de la médecine : une ouverture d’esprit.
Julia - On étudie le fonctionnement du corps, alors que le 1er semestre était plus descriptif. C’est plus intéressant.
Adil - Je ne sais pas encore. Médecine, c’est sûr. Et probablement pharmacie et dentaire. Au concours, ce sont les mêmes épreuves, seuls les coefficients varient.
Camille - Médecine, pharmacie, dentaire et kiné. Le module dentaire ne représente que 10 heures des cours de plus dans le semestre. Cette année, ils ont mutualisé davantage les matières.
Julia - Médecine. Peut-être aussi pharmacie. Mes résultats au concours ont été bons, alors autant passer un concours en plus, si j’ai les capacités.
Raphaëlle - Médecine, kiné et pharma. Sans conviction pour les deux derniers. Je les ai cochés au cas où.
Adil - Il faut un plan B. Faire autre chose, ce n’est pas la fin du monde. Je ne pense pas aller en prépa, car je ne sais plus faire de maths et j’en aurai marre des concours. Peut-être une double licence chimie-biochimie, vers l’industrie pharmaceutique.
Camille - Je prendrai peut-être dentaire si je n’ai pas médecine. Sinon, soit je retourne à la fac, en utilisant la passerelle vers une licence de droit, soit je me dirige vers une école d’ostéopathie. J’y ai toujours songé, mais le coût des études me freine.
Julia - Je redoublerai. Je n’ai pas de plan B. Quoi qu’il arrive, je resterai en scientifique.
Raphaëlle - Si je n’ai pas médecine, je redouble. Si je ne peux pas redoubler, je ferai totalement autre chose. Peut-être de la science. Ou du droit : c’est intéressant et il y a des débouchés. Côté licence scientifique, je crois que ce n’est pas le cas.
Adil Soualy, doublant, 19 ans
J’ai eu mon bac à Casablanca (Maroc). Les places en médecine sont limitées pour les étudiants étrangers, mais Paris 6 m’a intéressé, notamment pour son double cursus recherche. Et parce que j’ai de la famille ici. Or choisir une fac, c’est s'engager pour 6 ans au moins. Il faut voir à long terme.
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Camille Brandolin, doublante, 19 ans
Je voulais faire médecine depuis très longtemps : depuis le collège. Il n’y a aucune raison familiale. Mais c’était comme une évidence. Pour me préparer, avant la rentrée, j’ai suivi un stage de 2 semaines, organisé dans mon lycée.
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Raphaëlle Auger, primante, 18 ans
Avant, je voulais être vétérinaire. Depuis la 2nde, j’ai changé d’avis et décidé de faire médecine. Je souhaiterais être cancérologue. Mais ça peut aussi changer. En attendant, pour se motiver, ça aide d’avoir une idée précise.
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Julia Sharifi, primante, 18 ans
Petite, mon médecin généraliste m’impressionnait : quand il m’expliquait, ça me passionnait. Dès la 2nde, je me suis renseignée dans des salons. J’ai envie de me spécialiser, de pousser les études. C’est vrai qu’elles durent longtemps, mais on commence la pratique dès la fin de la PACES.
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| Les métiers du médical, collection ParcoursCe numéro invite le lecteur à découvrir les spécificités de chacun des métiers par catégories avec des fiches métiers et des témoignages de professionnels. Il fait également le point sur les différents cursus et la PACES, et sur les débouchés. On y trouve également un guide pratique et des conseils pour débuter. Parution : septembre 2011 |
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