Choisir mes études
La sélection en 1re année commune aux études de santé est sévère. Seuls 20 % des étudiants passent en 2e année. Une grande majorité redouble, d’autres se réorientent. Pour mettre toutes les chances de votre côté, les témoignages de 4 élèves de Paris 6.
© Agnès Millet / DR / Onisep
(Haut, de g. à dr.) : Raphaëlle Auger, Adil Soualy. (Bas, de g. à dr.) : Camille Brandolin, Julia Sharifi
C’est primordial. Comme Julia Sharifi, 18 ans, primante et passionnée : "J’ai réussi le premier concours de PACES parce que j’aime ce que je fais. Je m’émerveille de mes cours. Je lève mon bras et me dis : Il y a tel muscle qui fait tel mouvement. C’est incroyable."
Avoir un objectif précis entretient l’envie. "Je voudrais devenir cardiologue. Cet été, j’ai pu voir une opération à cœur ouvert : ça a été le dernier déclic." Si vos résultats vous déçoivent, gardez courage. "Il ne faut pas se démoraliser si l’on est mal classé au tutorat et en prépa. C’était mon cas mais mes résultats au concours m’ont rassurée", explique Raphaëlle Auger, 18 ans, primante.
Tous le disent : "Travaillez dès la rentrée car tout se joue dès les premières semaines. Il ne faut pas prendre de retard : ça s'accumule très vite", résume Adil Soualy, 19 ans, doublant. Le concours arrive rapidement. "Le semestre est très court et très dense. On apprend l’équivalent de 1 an de lycée et on ne peut pas faire d’impasse", surenchérit Julia.
C’est le nerf de la guerre. S’"il n’y a pas de spé S meilleure que l’autre", en revanche, l’idéal est d’avoir déjà sa recette : "Il est conseillé d’être habitué à travailler. Certains le découvrent en PACES", explique Julia. Reste à s’adapter au rythme intense. Beaucoup travaillent en bibliothèque, pour une concentration maximale. Par ailleurs, "il ne faut pas hésiter à poser des questions au prof de tutorat", conseille Camille Brandolin, 19 ans, doublante.
Il faut faire les exercices, aller en cours, les apprendre, les relire, s’entraîner toujours. Comptez 8 heures à 14 heures de travail, 7 sur 7 jours. "C’est beaucoup plus dur qu’au lycée", reconnaît Adil. Car le piège, c’est d’être livré à soi-même. "On n’est pas encadré, on doit se prendre en charge et garder le rythme."
Un credo : être régulier. "Apprendre tous les jours et reprendre les cours anciens. Sinon, on oublie tout. Comme ça, les révisions sont plus faciles", constate Julia. Et, pour les optimiser, un moyen : se faire un planning.
Pour aider, il y a le tutorat et, souvent, la prépa privée. Pourtant, "ce n’est pas la quantité de travail qui compte, c’est la qualité. Si l’on sent qu’on n’y arrive pas, il ne faut pas s’acharner mais faire une pause pour rechercher l’efficacité du travail", se rend compte Julia.
Presque chaque minute compte. Pour tenir ce marathon, le trajet doit être réduit au minimum. Mais le sommeil est sacré. Attention aux révisions qui s’éternisent. Les moments de détente sont essentiels, et pouvoir compter sur ses proches est un atout. "Je passe le week-end chez mes parents. Même si je continue à travailler, c’est une bouffée d’oxygène. Et le lundi soir : 1 heure et demie de danse", précise Camille. Bon courage !
Les métiers du médical, collection "Parcours"Retrouver un reportage sur le service des urgences de Montreuil, mais aussi de nombreuses fiches métiers, des témoignages, tout sur les études et les perspectives d’emploi. Parution : septembre 2011 |
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