Choisir mes études
Le concours du 1er semestre de PACES (1re année commune aux études de santé) a eu lieu au mois de décembre et les résultats commencent à tomber. Pour certains étudiants se pose la question de la réorientation. Comment rebondir en cas d’échec ? Éléments de réponse.
© Phovoir
En cas de difficultés importantes, il vaut mieux se réorienter rapidement afin de rebondir plus facilement.
A partir de la rentrée 2012-2013, 15 % des étudiants ayant les moins bons résultats au concours du 1er semestre seront d’office réorientés vers d’autres formations. D’ici là, certaines universités proposent déjà des passerelles aux volontaires.
L’objectif est d’éviter que les étudiants insistent dans une voie qui les mène à l’échec. En étant réorientés dès la fin du 1er semestre, ils peuvent bénéficier de la reconnaissance de certains acquis à travers la validation d’unités d’enseignement suivies durant ces premiers mois. A charge pour l’université de proposer des filières de réorientation. L’étudiant n’est évidemment pas obligé de rester dans cette université.
A Paris 13, Christophe Baillard, coordinateur PACES, explique ce qui a été mis en place : "On propose un certain nombre de possibilités en fin de S1 ou de S2. Par exemple : une licence sciences de la vie et de la Terre, un DUT génie biologique, une licence sciences sanitaires et sociales, biologie, une STAPS... On a déjà fait des aménagements de façon qu'il y ait des passerelles extrêmement rapides."
A retenir. Les équivalences possibles et la conservation de certains crédits d’une filière à l’autre dépendent des universités. D’où la nécessité de se faire conseiller par l’administration de son université.
Pour toutes ces filières proches de la filière santé (sciences et vie, STAPS, carrières sanitaires…), les équivalences se font assez facilement. Les étudiants peuvent ainsi intégrer un 2nd semestre.
Les réorientations ne ferment pas la PACES. Il est possible de réintégrer ce cursus après avoir validé un certain nombre d’unités d’enseignement : l’équivalent d’une année universitaire. L’idée, là encore, est d’éviter au maximum l’échec.
Christophe Baillard évoque certaines facs qui ont déjà installé ces réorientations sur la base du volontariat : "Beaucoup d’étudiants ne reviennent pas parce qu'ils comprennent que ce n'était pas pour eux. Ceux qui reviennent sont des étudiants extrêmement motivés, plus mûrs, et organisés dans leur travail… Ils sont allés voir ailleurs et sont maintenant sûrs d’avoir choisi la bonne voie. Généralement, ils réussissent leur 1re année, parce que, après 1 an ou 1 an et demi d’interruption, la motivation est franchement différente."
Un 2nd moment pour la réorientation
Actuellement, la réorientation n’est pas obligatoire. Les étudiants qui décident de poursuivre en dépit de leurs mauvais résultats devront fournir de gros efforts lors du 2nd semestre. Si, malgré cela, ils échouent, tout n’est pas perdu. Des passerelles ont lieu aussi après le concours de fin d’année. A terme, les étudiants en dessous de 2,5 fois le numerus clausus ne seront pas autorisés à tenter une deuxième chance immédiatement.
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