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Choisir son cadre d'études

Les échanges bilatéraux

Publication : 10 avril 2019
La quasi-totalité des établissements d’enseignement supérieur participent à des programmes d’échange européens ou internationaux. En dehors de ces programmes, les universités, les instituts d’études politiques, les écoles de commerce et d'ingénieurs et les écoles d'art nouent de nombreux accords avec des établissements partenaires étrangers.

Choisir son cadre d'études (principale)

Accords de partenariat et doubles diplômes

Les objectifs restent très similaires aux objectifs des grands programmes d'échanges européens : favoriser la collaboration entre établissements, améliorer les compétences linguistiques des étudiants et l’internationalisation des cursus tout en facilitant la validation des mois passés à l’étranger.

Les écoles de commerce

Toutes les écoles de commerce ont des accords de partenariat avec des établissements d'enseignement supérieur étrangers permettant à leurs étudiants de s'expatrier quelques mois. Mais le nombre de ces accords internationaux tout comme leur plus ou moins grande renommée sont très variables. Les labels EQUIS et AACSB sont des indicateurs de la reconnaissance et de la qualité des cursus proposés dans la filière commerce et management. Certaines écoles vont jusqu'à ouvrir leurs propres campus à l'étranger. C'est le cas d'ESCP Europe à Londres, Berlin, Madrid, Turin ou Varsovie, de l’ESSEC à Singapour ou Rabat ou de SKEMA à Raleigh (Etats-Unis), Suzhou (Chine) et à Belo Horizonte (Brésil).

 

Les IEP

Une année complète de mobilité à l'étranger en stage, en études ou mixte, c'est désormais une norme que proposent tous les IEP (instituts d'études politiques). Ils offrent par ailleurs de nombreux doubles diplômes.

  • Pour le 1er cycle, Science Po Paris a déployé des campus délocalisés qui sont spécialisés sur les problématiques d’une aire géographique du monde : Europe centrale et orientale à Dijon, Europe-Asie au Havre, Moyen-Orient et Méditerranée à Menton, programme franco-allemand à Nancy, programme euro-latino-américain à Poitiers, Europe-Amérique du Nord et Europe-Afrique à Reims. Le campus de Paris dispose quant à lui d’un double diplôme avec UCL (Royaume-Uni) ainsi que tous les masters dans ses différentes écoles affiliées.
  • Sciences Po Bordeaux opte pour l’année de mobilité en 2e année. En parallèle, il existe des partenariats franco-étrangers avec le Royaume-Uni et le Maroc.
  • À Sciences Po Rennes, Aix, Lyon, Lille, Strasbourg et Paris, une 3e année d'études ou de stages à l'étranger est obligatoire. 
  • Rennes, Aix, Lille, Strasbourg proposent un double cursus franco-allemand.
  • Lille propose aussi un double cursus franco-britannique (université du Kent) et franco-espagnol (université de Salamanque).
  • Tous les IEP ont des conventions de partenariats bilatéraux donnant lieu à des doubles diplômes avec des universités du monde entier.
  • À Strasbourg par exemple, 12 licences et 27 masters sont associés à un diplôme étranger pour constituer un double diplôme.

 

Les écoles d'ingénieurs

Certaines écoles d'ingénieurs proposent l'obtention d'un double diplôme délivré conjointement par un établissement partenaire étranger. Même si toutes les écoles d’ingénieurs ne la rendent pas obligatoire, une expérience de mobilité à l’étranger –dans le cadre d’études mais surtout de stages- se pratique de plus en plus souvent. D’autant plus que la délivrance du titre d’ingénieur est désormais subordonnée à un niveau minimal de maîtrise de l’anglais (750 au TOEIC, 550 au TOEFL) ou un grade C au FCE (Cambridge English First). Côté internationalisation, plusieurs écoles d’ingénieurs sont intégrées à l’université franco-allemande (INSA, Arts et métiers, EPF, …) ; certaines ouvrent des campus à l’étranger (UTC au Brésil, INSA au Maroc). Dans ces écoles, 16% des étudiants viennent de l’étranger, ce qui enrichit l’internationalisation des études.

Si certaines écoles d’ingénieurs ont demandé à être labellisées Eur-Ace (label de qualité européen), c’est le label européen CeQuInt qui valorise le volet international des écoles d’ingénieur.

Des écoles se sont constitués en réseaux pour mutualiser leurs actions pédagogiques et mettre en cohérence leurs programmes : TIME (Top Industrial Managers for Europe) et "n+i". Chacun de ces réseaux regroupe une cinquantaine d’établissements, principalement en Europe mais également en Inde, au Brésil, en Chine, au Japon.

 

Les écoles d'art et d'architecture

Les grandes écoles d'art et d' architecture s'inscrivent aussi dans des partenariats internationaux, que ce soit dans le cadre des programmes d'échanges européens Erasmus +, avec le réseau québecois BCI ou en dehors de ces cadres.

Près de 200 universités et écoles d'art et de design dans le monde se regroupent au sein du réseau Cumulus (site en anglais) à l'origine de masters européens, de groupes de travail, de l'organisation de conférences internationales et d'importantes expositions de création. Les Beaux-Arts de Lyon, par exemple, affichent une trentaine d'accords en Europe et une vingtaine hors Europe.

 

Les universités

L’internationalisation des universités s’illustre de multiples façons : par le nombre d’accords de partenariats et de convention bilatérales signées, par la préparation de diplômes franco-étrangers mais aussi par le nombre d’enseignants chercheurs et d’étudiants étrangers accueillis. Un autre critère est le nombre d’étudiants qui partent en mobilité à l’étranger pendant leurs études. Non seulement l’internationalisation des universités françaises continue de croître mais cette ouverture à l’international est un critère recherché.

Toutes les universités participent au programme Erasmus + en envoyant des étudiants mais aussi des professionnels à l’étranger, en coopérant avec des universités ou des entreprises étrangères ou sur des projets de recherche. De nombreux consortiums d’établissements français et étrangers ont été mis en place sur la base de partenariats.

Enfin, les universités déploient des cursus en anglais et des campus à l'étranger : licence de mathématiques à l'université Pierre et Marie Curie en partenariat avec l’université  d'Oslo ; université de Paris (4, 5 et 6) à Abu Dhabi, université Paris Dauphine à Tunis ; les facultés juridiques de Nanterre ou de Cergy-Pontoise proposent quant à elles des partenariats avec des universités et des juristes étrangers dans le cadre de licences en droit allemand, espagnol, italien, latino-américain, russe...

Zoom sur :

L’université franco-allemande (UFA) : 180 établissements français et allemands s’associent autour de 180 cursus intégrés suivis par 6500 étudiants dans une centaine de villes universitaires françaises, allemandes mais aussi en Australie, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Maroc, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Royaume-Uni, Suisse, Ukraine. A titre d’exemple : l'université de Strasbourg propose un master en journalisme franco-allemand.

Dans le cadre de l'université franco-italienne (UFI), l'université J Moulin de Lyon propose un double diplôme : master en commerce extérieur et Laurea magistrale in Economia Management internazionale délivré par l’université de Turin. L’université de Savoie propose plusieurs des doubles cursus en langues, patrimoine et tourisme avec les universités du Val d’Aoste, de Milan, du Piémont oriental, de Turin.

Des cursus d'excellence

Des masters et doctorats labellisés d'excellence sont accessibles via le programme Erasmus Mundus. Très sélectifs, ces cursus sont proposés par des consortiums d'universités européennes, auxquelles sont associés des partenaires non européens. Ces cursus internationaux très sélectifs permettent de bénéficier d’une bourse européenne.

Dans le domaine scientifique, une nouvelle génération de masters et de doctorats a été lancée par l'EIT (Institut européen d'innovation et de technologie) dans le cadre de partenariats européens : spécialisés sur des thématiques innovantes, ils associent des entreprises à un consortium d'universités. Les thématiques retenues : la mobilité urbaine, la santé, l’alimentation, l’industrie manufacturière, nouvelles énergies, monde digital, changement climatique, matières premières.

Des réseaux pour partir en Amérique du Nord

Partir étudier au Québec avec le BCI (bureau de coopération interuniversitaire)

Le BCI comporte un programme d’échanges d’étudiants (PEE) qui permet à un étudiant inscrit dans un établissement universitaire français de partir étudier au Québec (et inversement) pendant une année maximum, tout en payant ses droits de scolarité à son université d’attache et en y demeurant inscrit.

De nombreux établissements d’enseignement supérieur français ont signé ce type d'accord. Avant de partir, vous devez avoir défini un programme précis des cours que vous souhaitez suivre outre-Atlantique, le soumettre au directeur de votre formation et le faire accepter par l’université d’accueil. Les enseignements suivis au Québec seront pris en compte au retour. Retrouvez la liste des responsables en France.

Isep : prendre le large

Grâce au réseau Isep (International Student Exchange Programs), tous les étudiants peuvent partir aux États-Unis, après une 2e année de licence, dans tous les domaines d’études. . De nombreuses universités américaines sont associées à ce programme mais pas uniquement. Deux conditions : être inscrit dans l’une des universités ou grandes écoles françaises ayant signé cet accord de réciprocité, et avoir passé le TOEFL au moment du dépôt de sa candidature (février et septembre). Pour y participer, se renseigner dès la rentrée auprès du service des relations internationales.

Micefa :  Chaque année, environ 200 étudiants franciliens s’expatrient dans ce cadre

La Micefa (Mission inter universitaire de coordination des échanges franco-américains) est une association qui permet aux étudiants de 14 universités d’Île-de-France de partir dans plus de 80 universités nord-américaines intégrées. Et ce, pour un séjour d’études ou de recherche durant 1 ou 2 semestres sans devoir payer les frais de scolarité très élevés des universités américaines.

Peuvent y prétendre les étudiants de toutes les disciplines, de L2 ou L3 ayant eu obtenu un bon résultat au TOEFL. En 5e et 6e année de médecine, des stages cliniques et de recherche sont également possibles. Retrait des dossiers auprès du bureau des relations internationales de l’université d’origine.

Quelques réseaux à découvrir

  • Le Campus européen EUCOR est un groupement de coopération entre sept universités du Rhin Supérieur, françaises, allemandes et suisses.
  • L’université franco italienne
  • L’université franco allemande
  • Erasmus Mundus : un réseau d’établissements du monde entier proposant des cursus internationaux d’excellence au niveau master et doctorat.
  • U-Multirank : un outil européen pour comparer et évaluer les universités mondiales.
  • Time (Top Industrial Managers for Europe) : un réseau de 53 écoles d’ingénieurs (site en anglais).

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