Choisir mes études
Il faut obligatoirement suivre la procédure APB qui couvre une très grande partie des formations : BTS (brevets de technicien supérieur), BTSA (brevets de technicien supérieur agricoles), CPES (classes préparatoires aux études supérieures), CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), DCG (diplôme de comptabilité et de gestion), DEUST (diplômes d'études universitaires scientifiques et techniques), DMA (diplômes des métiers d'art), DUT (diplômes universitaires de technologie), écoles nationales supérieures d'architecture, formations d'ingénieurs, licences (1re année en université), 1res années de santé, MAN (mise à niveau) hôtellerie, MANAA (mise à niveau arts appliqués). Pour les autres formations, il faut se renseigner directement auprès des établissements.
Les titulaires du bac ou d’un diplôme équivalent souhaitant intégrer une 1re année d’études supérieures rentrent dans la procédure APB. Les bacheliers de l’année sont cependant prioritaires lorsque les formations, y compris certaines licences, ont des capacités d’accueil limitées.
En principe, le bac n’est pas requis pour se présenter au BTS (brevet de technicien supérieur). Dans les faits, quelques établissements, souvent privés, préparent des non-bacheliers au BTS, mais leur demandent souvent de repasser le bac en fin de 1re année. Il n’est pas toujours obligatoire non plus d’avoir le bac pour entrer en écoles spécialisées (beaux-arts, vente).
Lire l’article Que faire sans le bac ?
L’organisation de la licence répond au principe du droit à l’erreur réaffirmé dans le plan "Réussir en licence". La 1re année, pluridisciplinaire, permet à l'étudiant de réfléchir à ses choix d'orientation. Les universités multiplient les initiatives pour faciliter les réorientations : large éventail de cours d’un même domaine au 1er semestre (S1) autorisant à intégrer n’importe quel S2 ; parcours prévoyant des passerelles ; signatures d’accords avec les IUT (instituts universitaires de technologie ; rentrée décalée en février en IUT, procédures d’échange entre les étudiants d’IUT et l’université) ou les lycées qui ont des STS (sections de techniciens supérieurs) préparant aux BTS.
Mis à part la 1re année de licence, toutes les filières de l’enseignement supérieur sont sélectives : écoles spécialisées post-bac, BTS (brevets de technicien supérieur) et DUT (diplômes universitaires de technologie), licences professionnelles (après un bac + 2), masters 2 (après un bac + 4), grandes écoles (de commerce, d’ingénieurs, IEP, etc.). La sélection peut avoir lieu sur dossier scolaire, entretien, tests, concours.
Le coût de la scolarité varie selon le statut de l’établissement. Dans le public, les tarifs publics annuels (hors sécurité sociale et mutuelle) sont les suivants (2009-2010) : classe prépa publique : 0 € ; cursus licence : 171 € ; cursus master : 231 € ; cursus ingénieurs : 550 € ; cursus doctorat : 350 € ; études médicales et vétérinaires : de 171 € (1re année) à 462 € ; études paramédicales : de 308 € à 1188 €. Les boursiers sont exonérés. Dans le privé, les tarifs sont fixés librement par les établissements. Enfin, certaines filières (paramédicales, arts appliqués…) supposent d’acheter du matériel spécifique.
BTS, DUT, licences professionnelles, masters, ou diplômes d’écoles spécialisées, la plupart des diplômes de l’enseignement supérieur peuvent être préparés en alternance (en apprentissage ou sous contrat de professionnalisation). En contrepartie d’une charge de travail plus importante, la formule présente plusieurs avantages : professionnalisation plus rapide, rémunération, formation financée par l’entreprise.
Lire les articles consacrés à l’alternance.
Oui. Les diplômés qui souhaitent se spécialiser ou acquérir une compétence complémentaire en 1 an préparent une licence professionnelle à l’université. Pour atteindre un niveau d’études bac + 5, 2 possibilités : présenter les concours des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs ; entrer en licence générale afin de poursuivre en master.
Pour remédier au fort taux d’échec en 1re année de licence, les universités prennent des initiatives afin d’assurer un meilleur suivi des nouveaux inscrits. Elles organisent des semaines de prérentrée pour les accueillir, proposent un tutorat d’accueil, des entretiens individuels ou en petits groupes, une aide au choix des modules, une mise à niveau d’étudiants en difficulté, un enseignement de méthodologie, etc. Des enseignants référents, des étudiants en fin de cursus peuvent aussi assurer un suivi régulier des étudiants de 1re année.
Une trentaine d’heures de cours, des colles (interrogations orales), des DST (devoirs sur table), des concours blancs. Comptez au moins 3 heures de travail quotidien en semaine, plus le week-end. Pour tenir, il faut choisir un établissement qui correspond à ses ambitions, s’intéresser aux disciplines, regarder loin devant (les écoles, l’avenir) et savoir aussi… se détendre.
Lire notre dossier : Classes prépa, mode d'emploi
Tout dépend de l’établissement convoité ! Plus il est prestigieux, plus il est sélectif. Plus généralement, tout élève dont la moyenne tourne autour de 12/20, sans faiblesse, peut trouver une place. Les bacheliers technologiques motivés ne doivent pas non plus hésiter à postuler aux prépas qui leur sont réservées. Elles leur permettent, grâce à un programme adapté, d’accéder à des écoles de commerce ou d’ingénieurs.
Lire notre dossier : Classes prépa, mode d'emploi
Les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) préparent aux concours des écoles de commerce, d’ingénieurs, des ENS (écoles normales supérieures). Cependant, d’autres voies existent pour intégrer une école d’ingénieurs ou de commerce : certaines sont accessibles dès après le bac, et la plupart d’entre elles organisent des concours pour les titulaires d’un bac + 2 (BTS, DUT, L2), bac + 3 ou + 4 (licence, master 1). D’autres grandes écoles, comme les IEP (instituts d’études politiques), sont accessibles sur concours post-bac.
Lire notre dossier : Classes prépa, mode d'emploi
Très difficile : le jury est souverain pour estimer la prestation d’un candidat. Il n’existe donc ni procédure d’appel, ni possibilité d’obtenir une nouvelle correction. Le médiateur de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ne peut être saisi que si une erreur "matérielle" a été commise (erreur de saisie des notes, homonymie) ou lorsque le fonctionnement du jury a été irrégulier.
Grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, IEP, écoles spécialisées, universités offrent la possibilité d’effectuer une partie de ses études à l’étranger grâce à des partenariats en Europe et dans le monde. En théorie, il est possible de partir, en Europe, avec le programme Erasmus dès sa 2e année d'études universitaires, mais la plupart partent plus tard. Un séjour d'études Erasmus s'inscrivant obligatoirement dans le cadre d'échanges entre établissements, il faut se renseigner et postuler auprès du responsable des relations internationales de l’établissement.
Voir aussi la rubrique : Étudier en Europe
Un étudiant peut bénéficier de 7 droits à bourses pendant ses études supérieures. Le cursus licence (ou tout cursus de niveau bac + 3) ne peut donner lieu à plus de 5 droits à bourse. Au-delà, l'étudiant bénéficie de 3 droits s'il a utilisé moins de 5 droits dans le cursus licence, et de 2 droits s'il a utilisé 5 droits dans le cursus licence. Et, avis aux indécis : il n’est pas non plus possible de faire 3 premières années de licence !
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