Imprimer Imprimer Imprimer Envoyer à un ami

L’organisation des licences

Publication : 21 octobre 2019
Premier jalon des études longues à l’université, les licences couvrent de nombreux domaines. Organisées en parcours associant plusieurs disciplines, elles permettent aux étudiants d’envisager une orientation progressive à différentes étapes du cursus.

Organisation des licences

Admission : Bac ou son équivalent

La seule exigence pour s’inscrire en licence est d’avoir le bac ou un diplôme équivalent. Si toutes les séries sont admises, les bacs généraux restent les plus adaptés.

En principe, il n’y a pas de sélection à l’entrée en fac. Toutefois, certaines universités (pour des licences aux capacités d’accueil limitées) peuvent évaluer la motivation des candidats lors d'un entretien ou organiser des tests de niveau lors des inscriptions. C’est le cas par exemple en musique

Les candidatures en licence sont gérées par la plateforme nationale de préinscription en 1re année de l’enseignement supérieur Parcoursup. Il est recommandé de se renseigner au préalable sur les contenus de la filière envisagée, les taux de réussite et les profils recommandés.

Les deux "semaines de l’orientation" organisées en terminale sont l’occasion de recueillir des informations sur les attendus et les débouchés pour la filière envisagée, notamment auprès des personnels universitaires.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Durée des études

La licence se déroule sur 3 ans, dans une UFR (unité de formation et de recherche). Une durée qui peut être poussée à 4 ans si l’étudiant a conclu un contrat de réussite qui précise les caractéristiques du parcours, les objectifs, les modalités pédagogiques et le rythme de formation souhaités.

Une organisation des études en semestres

Organisée en semestres se composant chacun d’unités d’enseignement obligatoires, optionnelles ou libres, correspondant à un nombre de crédits ECTS donné, la licence permet une spécialisation progressive.

  • La 1re année (dite L1) associe plusieurs disciplines dans le cadre d’un portail pluridisciplinaire ou d’un système de majeure/mineure.
  • En 2e année (dite L2), l’étudiant précise son parcours de formation et amorce une spécialisation en fonction de son projet personnel.
  • En 3e année (dite L3), l’étudiant finalise son parcours selon son projet professionnel, en accord avec l’équipe pédagogique.

Cette organisation facilite les passerelles à différentes étapes du cursus : à la fin du 1er semestre ou de la 1re année, par exemple, possibilité de changer de discipline ou de s’orienter vers un BTS ou un DUT ; la 2e année validée, possibilité de poursuivre en licence professionnelle ou de rejoindre une école.

Enseignement à distance : les universités proposent des espaces numériques de travail et une offre de formations à distance : cours téléchargeables en podcast, campus virtuels et formations en e-learning.

Au programme : des champs disciplinaires nombreux et variés

De la chimie aux sciences de l’éducation en passant par les arts ou le droit, on distingue une quarantaine de licences. Celles-ci se déclinent en domaines et en mentions, avec des intitulés quasi communs à toutes les universités.

Au sein de la mention de licence, chaque université propose aux étudiants des parcours diversifiés qui peuvent prendre la forme de parcours de spécialisation, de parcours renforcés, voire, dans certains cas, de parcours préparatoires aux concours d’entrée dans les grandes écoles.

À raison de 1 500 heures au moins de formation, la licence vise à acquérir :

  • des compétences pluridisciplinaires développant la culture générale ;
  • des compétences transversales (analyse et synthèse, expression écrite et orale, travail individuel et collectif, conduite de projets, repérage et exploitation de ressources documentaires, compétences numériques et de traitement de l’information et des données) ;
  • des compétences en langue étrangère (savoir lire, écrire, comprendre et s’exprimer) ;
  • des compétences technologiques et professionnelles fondées sur la connaissance des métiers et des débouchés de la formation suivie, voire sur une expérience.

Les étudiants peuvent effectuer un stage en entreprise, dans l’administration, dans l’enseignement ou au sein d’associations. Obligatoire ou facultatif, celui-ci est intégré au cursus, souvent en L3.

Ils peuvent aussi effectuer un séjour à l’étranger. Se renseigner sur les accords d’échanges dès la L1 et sur le niveau requis en langue.

Rythme de travail en licence

20 à 30 heures en moyenne de cours par semaine et beaucoup de travail personnel. Dans la semaine, les cours magistraux en amphi alternent avec des travaux pratiques (dits TP) et/ou dirigés (dits TD), des séquences d’observation ou de mise en situation professionnelle, des projets individuels ou collectifs.

À cet enseignement "en présentiel" s’ajoute un enseignement à distance, avec recours aux outils numériques, ainsi qu’un travail personnel. Prévoir au minimum 20 h par semaine pour apprendre ses cours, les accompagner de lectures et de recherches en bibliothèque. C’est la condition pour réussir aux évaluations. Les études à l’université supposent d’être autonome et organisé. La méthode à adopter : se fixer un planning de travail.

Découverte professionnelle : plusieurs voies possibles

Stages et modules de formation permettent  de se familiariser avec le monde professionnel.

Renforcement des cours de langues et d’informatique, mise en place d’UE projet personnel et professionnel, développement de parcours préprofessionnels, stage (avec 40 % d’étudiants stagiaires en L3) : ces dispositifs permettent à l’étudiant d’affiner son projet et de préparer son insertion.

Le BAIP (bureau d’aide à l’insertion professionnelle) diffuse les offres de stages et d’emplois. Il propose des ateliers méthodologiques : rédaction de CV et de lettres de motivation et préparation aux entretiens. Il développe des partenariats avec les entreprises et organise des rencontres avec les professionnel

Un guide des stages est disponible sur le site du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

Validation des étude

Elle s’effectue par un contrôle continu, un examen final, ou en combinant l’un et l’autre.

Intégrée au LMD, la licence correspond à 180 crédits ECTS définitivement acquis une fois validés. Ainsi, il est possible, après une interruption, de reprendre des études là où on les avait laissées. Le semestre est validé si l’étudiant obtient au moins 10/20 de moyenne sur l’ensemble des UE du semestre.

À noter : les compétences et les connaissances acquises dans le cadre d’un engagement dans des activités associatives, sociales ou professionnelles seront validées.

Diplôme

Diplôme national, la licence a la même valeur quelle que soit l’université qui la délivre. Elle confère un grade, niveau de référence identique partout en Europe.

Et après ?

Insertion professionnelle

Selon le parcours d’études suivi, les compétences pré-professionnelles acquises et le(s) stage(s) effectué(s), les titulaires de licence peuvent trouver un emploi et notamment passer un concours administratif. Néanmoins, c’est en master que les universitaires acquièrent une spécialisation appréciée sur le marché du travail.

Les enquêtes relatives à l'insertion des diplômés sont accessibles sur le site du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

Poursuite d'études

À l’université, les titulaires d’une licence peuvent poursuivre en master pour 2 ans d’études. Recrutement en M1 selon les capacités d'accueil sur concours ou examen du dossier. Pour en savoir plus, consulter le portail Trouver mon master.

Il est également possible de rejoindre une école spécialisée, une grande école... Accès sur épreuves.

À noter : Les titulaires d'une licence qui ne souhaitent pas poursuivre en deuxième cycle sont informés sur leurs perspectives d'insertion professionnelle ou de poursuite de formation.

Vient de paraître