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Ma prépa ATS après un BTS-DUT

Episode 2 : leurs candidatures, les sélections

Publication : 26 mai 2014
Au terme de leur année de prépa ATS (adaptation technicien supérieur), le temps des concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs a sonné pour Müge et Simon. Entre autres sélections, ils ont passé les écrits du concours ATS la semaine dernière. Préparation aux concours, choix des écoles, déroulé des épreuves… les 2 candidats nous expliquent.

Comment s’est passé le 2nd semestre ?

Müge : Il y a une accélération car il faut boucler le programme et l’on aborde des notions plus compliquées. En maths, on attaque les espaces vectoriels : c’est un nouveau langage à apprendre, sans chiffres ni concret sur lesquels s’appuyer.

En physique, j’ai eu plus de mal avec l’électrostatique et l’électromagnétisme. Mais au final, j’ai été classée 9e au 2nd conseil de classe.

Simon : C’est intense car en plus des cours, il faut également s’occuper des candidatures aux écoles d’ingénieurs qui recrutent sur dossier. Cela veut dire rédiger lettres de motivation et CV, demander des lettres de recommandation aux professeurs qui évaluent nos aptitudes, notre motivation et notre assiduité.

A quelles écoles avez-vous postulé ?

Müge : J’ai envoyé mon dossier à l’EIVP (Ecole des ingénieurs de la Ville de Paris), qui m’a convoquée à un entretien de motivation et d’anglais, suite auquel j’ai été admise.

J’ai aussi candidaté au réseau des UT (Universités de technologie), car j’aimerais intégrer l’UTC (Université de technologie de Compiègne). Sur le concours ATS, je postule notamment aux Arts et Métiers ParisTech, à l’ESTP (Ecole spéciale des travaux publics) et aux Polytech.

Simon : J’ai déposé un dossier à l’EIVP mais n’ai pas été pris, à l’Enise et à l’UTC qui convoque tous les candidats à un entretien, ce qui me donnera la chance de défendre mon dossier à l’oral, car j’étais 26e au 2d semestre.

Au sein du concours ATS, je me suis inscrit aux Arts et Métiers ParisTech, aux Mines et aux Polytech qui proposent des spécialités en génie urbain. Les profs nous aident à établir le classement de nos vœux en fonction de notre niveau.

Ma prof de maths m’a ainsi conseillé d’ajouter une école à ma liste : l’EIGSI (Ecole d’ingénieurs en génie des systèmes industriels).

Comment vous êtes-vous préparés aux épreuves ?

Müge : Les devoirs sur table du 2nd semestre constituent un bon entraînement car ils sont rédigés comme les sujets du concours. Il ne s’agit plus d’exercices successifs à résoudre mais d’un problème global incluant différents aspects à prendre en compte. Les cours se sont arrêtés une semaine avant le concours ATS. J’ai relu les fiches que j’avais faites pendant l’année, mais n’ai pas fait de nouveaux sujets pour ne pas paniquer. Les 3 derniers jours avant le concours, je n’ai plus travaillé du tout, je me suis reposée et détendue.

Simon : J’ai participé à la semaine facultative de révisions proposée par les profs. Puis avec mon groupe de travail de l’internat, nous avons établi un planning de révision. Levé à 7h30, je consacrais la matinée aux maths, l’après-midi à la physique et le soir aux sciences de l’ingénieur. On faisait aussi du sport tous les jours. Je n’ai révisé le français et l’anglais que la veille des épreuves.

Comment s’est passé le concours ?

Müge : J’étais très stressée car c’était la 1re fois que je passais un concours. La nuit précédente, je n’ai dormi que 2 heures. Une fois les épreuves commencées, j’étais plus zen. Je n’ai pas eu de surprise, les sujets ressemblaient à ceux qu’on avait faits pendant l’année. Le 2e jour a été très éprouvant : après les 300 questions du QCM d’anglais le matin, place aux 5 heures de sciences de l’ingénieur. Heureusement, le 3e jour, il ne restait que l’épreuve de physique. 

Simon : Je n’ai pas trouvé ça stressant du tout par rapport à un examen, où il faut une certaine moyenne pour l’obtenir. En concours, il faut donner le meilleur de soi. A chaque candidat que je voyais sortir 1 heure après le début de l’épreuve, je me disais que je gagnais une place. Entre les épreuves, on se reposait, on relisait des fiches, mais on ne parlait surtout pas des épreuves passées pour ne pas se stresser.

Quels conseils donneriez-vous à des élèves qui passent les concours ?

Müge : Etre assidu dès le début de l’année car il est impossible ensuite de rattraper son retard. Et durant la phase de candidature, consulter régulièrement ses mails. Ma candidature aux Insa a été annulée car je n’ai pas répondu à un mail me demandant des pièces complémentaires, qui était tombé dans mes messages indésirables !

Simon : Prendre le temps de lire le sujet de l’épreuve avant de se lancer, même s’il fait une vingtaine de pages. Ça permet de cocher les questions simples, comme une petite formule à donner. Ce sont des points faciles à gagner et ça donne confiance en soi avant d’attaquer le sujet !

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