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Les classes prépa (CPGE)

Prépas scientifiques : halte aux idées reçues !

publication : 1er juin 2017
Avec 9 élèves sur 10 qui intègrent une école au bout de 2 ou 3 ans, les classes prépa scientifiques ont de quoi séduire les jeunes bacheliers. Mais elles font aussi l'objet de beaucoup d'a priori. Sylvie Bonnet, présidente de l'UPS (Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques) de 2013 à 2017, tord le cou à 5 idées reçues.

Prépas scientifiques : halte aux idées reçues

→ Idée reçue n°1

En prépa, adieu loisirs et vie personnelle

"Bien qu'erronée, l'image de vie monacale à laquelle les élèves de prépa devraient se plier est tenace. Certes, le rythme de travail est intense et nécessite quelques sacrifices personnels. Toute pratique intensive (sport de haut niveau, musique...) est ainsi difficilement conciliable avec l'investissement requis en prépa. Mais je conseille aux étudiants de garder un peu de temps, notamment le week-end, pour leurs loisirs, ingrédient indispensable à leur équilibre. Certains font du sport, d'autres pratiquent les jeux vidéo ou regardent les matchs de basket la nuit. Et en prépa comme ailleurs, il y a des élèves qui gèrent une vie de couple. Bref, ils continuent à vivre !"

→ Idée reçue n°2

Les prépas scientifiques, c'est seulement pour devenir ingénieur

"La plupart des élèves entrent en prépas scientifiques avec l'objectif d'intégrer une école d'ingénieurs. Mais d'autres s'y inscrivent car ils sont intéressés par le métier d'enseignant et choisissent notamment MPSI (mathématiques, physique et sciences industrielles) pour devenir prof de maths. Ces 2 ou 3 années sont l'occasion pour eux d'acquérir de solides connaissances et méthodes de travail qui les aideront à réussir ensuite à l'université, puis aux concours de l'enseignement. Les prépas scientifiques permettent d'ailleurs de se présenter aux concours d'entrée dans les ENS (écoles normales supérieures), qui forment des enseignants-chercheurs."

→ Idée reçue n°3

Le choix de la filière est décisif

"Au moment d'inscrire leurs vœux sur APB (admission post-bac) : procédure d'affectation informatisée, qui attribue une place à un étudiant dans un établissement supérieur. APB (Admission post-bac), les élèves de terminale sont souvent très préoccupés par des questions de stratégie. Ils se demandent quelle voie de prépa offre les meilleures chances pour réussir aux concours et accéder aux écoles les plus prestigieuses, celle où ils obtiendront les meilleurs résultats... Il faut sortir de l'idée que seul le choix de la filière est responsable de la réussite ou de l'échec en prépa. Les programmes et les taux de réussite sont assez proches d'une filière à l'autre. Par ailleurs, une fois en écoles d'ingénieurs, les élèves des différentes filières se retrouvent dans la même promo : ils doivent donc avoir des niveaux semblables. Les petites variations horaires permettent seulement d'approfondir davantage quelques notions dans telle ou telle matière. Il faut dédramatiser le choix de la filière !"

→ Idée reçue n°4

Il faut toujours viser la prépa la plus prestigieuse

"Il n'existe pas de "bonne prépa" dans l'absolu. Chaque élève doit réfléchir aux conditions qui lui permettront de travailler sereinement. Certains ont ainsi besoin de rester dans leur cercle familial et amical, d'autres au contraire de s'en éloigner. Selon leurs facultés et leur caractère, certains s'épanouiront dans un lycée de très haut niveau où ils se sentiront stimulés, tandis que d'autres seront plus à l'aise dans une prépa moins exigeante où ils seront davantage valorisés. Un conseil : choisissez dans APB des prépas de niveaux variés et faites confiance à la procédure pour trouver celle qui vous correspond. En cas d'erreur d'aiguillage, il sera toujours possible d'ajuster le tir entre la 1re et la 2e année de prépa en changeant de lycée."

→ Idée reçue n°5

Ne pas pleurer en colle est mission impossible

"Spécificité des classes prépas, les colles alimentent beaucoup de fantasmes chez les lycéens et dans les médias. On entend souvent que ces interrogations orales sont des épreuves où l'interrogateur essaie de pousser les élèves à bout et les casse, et qu'il est rare de ne pas pleurer au moins une fois. Comme toute évaluation, les colles peuvent être stressantes, surtout les premières. Mais les élèves en ont en moyenne 2 par semaine et ils s'y habituent rapidement. Ils se rendent compte que ces séances peuvent les aider à comprendre mieux certaines parties du cours et qu'une mauvaise note en colle n'est pas grave : ce qui compte, c'est le résultat au bout des 2 ans."

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