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Licence d'électronique : la physique appliquée pour innover

publication : 28 novembre 2016
Au programme des licences d'électronique à la fac : l'étude des composants à l'origine de nombreuses petites merveilles technologiques. Mais aussi des mathématiques, de la physique, de l'informatique et de l'automatique regroupées notamment sous la mention électronique, énergie électrique et automatique. Un cursus où la pratique est essentielle.

Licence électronique

Plusieurs mentions de licence permettent d'étudier l'électronique à l'université. Les plus nombreuses correspondent à la mention 3EA (électronique, énergie électrique et automatique). Certaines licences de physique ou de sciences pour l'ingénieur offrent des parcours en 3EA ou en mécatronique. Après une licence de mathématiques, d'informatique ou de mécanique, les possibilités d'admission dépendent de la spécialité du master visé.

 

Quel accès en licence d'électronique ?

En L1 : bacheliers S ; quelques bacheliers STI2D avec un bon dossier scolaire. Certaines universités proposent en L1 une mise à niveau en sciences, notamment en mathématiques et en physique.

En L2 ou L3 (en fonction du dossier) : après une classe prépa, une L1 ou une L2 scientifique, un DUT ou un BTS dans un domaine proche de la spécialité visée (par exemple, DUT génie électrique et informatique industrielle, BTS électrotechnique et systèmes numériques).

Témoignage : Solide niveau en maths et en physique attendu

"Notre licence 3EA démarre en L2. Elle est destinée principalement aux étudiants qui après un bac scientifique ont entrepris une L1 dans un domaine scientifique. Cela suppose d'avoir un bon niveau en mathématiques et en physique, mais aussi une capacité à travailler de manière autonome. C'est pourquoi nous invitons les bacheliers scientifiques ayant un dossier scolaire 'moyen' et les bacheliers technologiques STI2D à préparer au préalable un DUT, comme le DUT génie électrique et informatique industrielle ou le DUT mesures physiques, puis à rejoindre ensuite notre cursus en L2 ou en L3 en fonction de leur dossier scolaire."

Hélène Dumontet et Zhuoxiang Ren, directrice et directeur adjoint du département des licences mécanique et 3EA à l'UPMC (Paris 6)

Au programme de la licence d'électronique

 

Organisation de la formation

En choisissant la mention 3EA, il est possible de se spécialiser en électronique dès la L2, voire dès le 2e semestre de la L1. Les autres mentions (physique, sciences pour l'ingénieur...) sont plus générales et déclinent des parcours en électronique généralement en L3.

Quelle que soit la mention, les étudiants acquièrent en L1 et en L2 des connaissances générales en physique (dont l'électronique, cette discipline étant une branche de la physique appliquée), mathématiques (algèbre, analyse...), informatique (notamment la programmation), mécanique... Ce socle pluridisciplinaire permet aux étudiants de tester les matières et de déterminer progressivement leur choix.

Formation à la fois scientifique et technique, la part de la pratique (travaux dirigés, travaux pratiques, voire projet en conditions réelles ou stage) est aussi importante que la théorie (cours magistraux).

 

Au coeur de l'électronique

En L1 et L2, un enseignement pluridisciplinaire est proposé en :

  • électronique : étude et mise en oeuvre du traitement de signaux électriques, composants et circuits... ;
  • électrotechnique : applications techniques et industrielles pour la production, le transport et la distribution de l'énergie électrique ;
  • automatique : informatique industrielle, traitement du signal...

Les autres disciplines au programme

Sont aussi abordés les outils mathématiques pour l'électronique (équations différentielles, transformées de Fourier et Laplace...), la physique (des composants, mécanique quantique...) et l'informatique (algorithmique, programmation, conception assistée par ordinateur...).

Témoignage : place aux projets concrets

"Dans le programme de cette licence, on mène de front les mathématiques, la physique, l'informatique et l'électronique car toutes ces matières sont étroitement liées. Il faut bien avoir compris la physique qui régit les phénomènes, les mathématiques pour formaliser et faire des raisonnements... On propose aux étudiants d'intervenir dans le cadre de cas concrets, en petits effectifs. Par exemple, un groupe a travaillé sur un système de guidance par cannes pour malvoyants, de la réalisation du cahier des charges jusqu'à la finalisation du projet. Les élèves sont ainsi bien armés pour pouvoir faire de l'électronique de haut niveau en master. Et avoir une culture assez large pour ensuite occuper des fonctions d'ingénieur."

Florence Ossart, professeure en licence 3EA à l'UPMC (Paris 6)

Différents parcours sont ensuite proposés (généralement en L3) permettant de s'orienter dans l'une des nombreuses applications de l'électronique : automatisme, radiocommunications, informatique industrielle, énergie électrique, robotique, optique et photonique...

Et après ?

Licence pro. Après la L2, il est possible de rejoindre (sur dossier) une licence professionnelle en 1 an dans le domaine de l'électronique (ou électrotechnique), dans des spécialités pointues en lien avec un secteur d'activité où la technologie électronique est fortement présente : transports, automobile, aéronautique, espace, télécommunications, commerce électronique, multimédia...

Master. Après la L3, la plupart des étudiants poursuivent en master, à choisir en fonction de son parcours antérieur et de son projet professionnel : micro et nano-électronique, électronique de puissance, traitement des signaux et des images, électronique des systèmes embarqués, automatique, domotique, systèmes de télécommunications...

Pour préparer les concours du professorat, comme le CAPLP génie électrique option électronique, il faut s'inscrire en master MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation).

École d'ingénieurs. Via les admissions parallèles, les titulaires d'une L2 ou d'une L3 peuvent intégrer l'une des écoles d'ingénieurs (en 1re année du cycle ingénieur) proposant une spécialisation en électronique-génie électrique-automatique (3EA). Le recrutement s'effectue sur concours commun, le plus souvent, ou sur titre (présentation des diplômes et entretien). Certaines universités dispensent des parcours renforcés pour se préparer à ces concours.

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