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Licence de chimie : place aux transformations de la matière

publication : 28 novembre 2016
Pharmacie, cosmétique, environnement, matériaux, énergie, agro-industries... les applications de la chimie sont nombreuses. C'est cette diversité que les étudiants découvriront en licence à l'université. Avant de se centrer sur l'étude des composantes de la chimie, il faudra souvent acquérir une culture scientifique pluridisciplinaire. Théorie et expérimentation sont au programme.

photo d'une femme versant une solution bleu dans une fiole

Quel accès en licence de chimie ?

En L1 : bac S recommandé. Certaines universités proposent une mise à niveau en sciences, notamment en mathématiques, pour les bacheliers technologiques STL ou STI2D.

En L2 ou L3 (en fonction du dossier) : après la PACES (1re année commune aux études de santé), une classe prépa, une L1 ou une L2 scientifique, un DUT ou un BTS dans un domaine proche de la spécialité visée.

Au programme de la licence de chimie

Un portail scientifique à l'entrée

La majorité des universités font débuter leur licence de chimie par un ou plusieurs portail(s) pluridisciplinaire(s). Par exemple : physique, chimie et sciences de la Terre ; biologie, sciences de la Terre et chimie. L'enseignement de ces disciplines se situe dans la continuité du bac scientifique.

Pendant 1 ou 2 semestres, parfois jusqu'à 4, l'étudiant a ainsi la possibilité de tester la mention dans laquelle il s'est inscrit et éventuellement d'en changer. Il acquiert ainsi une large culture scientifique avant de se spécialiser en chimie ou en physique et chimie associées.

Au cœur de la chimie

La chimie est abordée dans ses différentes composantes. La chimie organique étudie les composés contenant du carbone et s'intéresse à la synthèse de nouvelles molécules (pharmaceutiques, plastiques...). La chimie inorganique (chimie minérale) traite de la synthèse des métaux et alliages. La chimie physique est axée sur les propriétés physiques des matériaux (comportement électrique et magnétique...). La chimie analytique regroupe les techniques permettant de déterminer la composition des matériaux, comme la spectroscopie.

Les étudiants apprennent à mettre en oeuvre des expériences, à analyser et à interpréter des données expérimentales, dans le cadre de TP (travaux pratiques) et de TD (travaux dirigés).

Témoignage : place aux TP

"Les TP représentent globalement 25 % du volume horaire de la licence, avec une présence plus marquée en L2 et en L3. Ils sont plutôt ludiques en L1 et portent par exemple sur l'analyse du Coca ou la synthèse de l'aspirine. Dans le cadre du contrôle continu, un étudiant peut faire une manipulation de synthèse organique à la paillasse, en solo pendant 4 heures. À partir de la L2, on utilise des appareils et en L3, les expériences deviennent plus complexes. Les étudiants se familiarisent avec les techniques d'identification des molécules en manipulant des chromatographes, des spectrophotomètres infrarouge ou ultraviolet."

Benoît Piro, responsable de la licence de chimie à l'université Paris Diderot

Les autres disciplines au programme

Les mathématiques (générales puis appliquées) et l'informatique sont enseignées en tant qu'outils pour le chimiste. S'y ajoutent la physique, la biologie et/ou la géologie selon les portails et les parcours proposés, ainsi que l'anglais.

D'autres matières complémentaires sont parfois proposées : sciences de l'environnement, matériaux, électricité-électronique...

Témoignage : des mathématiques au programme

"Les étudiants qui s'inscrivent en licence de chimie sont parfois surpris par le volume des enseignements en mathématiques et en physique. Chacune de ces disciplines représente environ 30 % du programme du portail de L1. En L2, l'enseignement d'outils mathématiques pour le chimiste a un poids d'environ 10 %. Et la modélisation numérique est abordée en L3. À l'université, la chimie n'est pas aussi descriptive qu'au lycée. On a besoin de calculs et de formalisation."

Benoît Piro, responsable de la licence de chimie à l'université Paris Diderot

Les parcours possibles

Différentes orientations peuvent être choisies en fonction du projet professionnel. Elles prennent le plus souvent la forme de parcours de L3 (parfois dès la L2). À noter : certaines universités proposent des licences bidisciplinaires (chimie et physique, chimie et biologie...) sur 3 ans. Parmi les orientations possibles :

  • chimie générale : cursus couvrant les principaux domaines de la chimie (chimie organique, chimie inorganique, chimie-physique, chimie des matériaux, électrochimie...), en vue d'une poursuite d'études en master à dominante chimie ;
  • chimie et physique : licence bidisciplinaire ou parcours de L3 adapté à une poursuite en master enseignement mais aussi dans les matériaux, l'énergétique, les nanotechnologies, la qualité, l'environnement ;
  • chimie du vivant ou chimie et biologie : avec en plus des enseignements de biologie et de biochimie, parcours adapté à une poursuite d'études dans les domaines des biotechnologies, du médicament et de l'environnement ;
  • chimie et matériaux : pour s'orienter vers les masters en sciences des matériaux ;
  • chimie et environnement : en vue d'une poursuite d'études dans les domaines du contrôle et de la protection de l'environnement, de la valorisation des agroressources, du traitement des eaux ;
  • métiers de l'enseignement : pour une préparation aux concours de l'enseignement au niveau master...

Témoignage : plusieurs voies au choix

"Notre licence de chimie a une orientation chimie-physique qui convient notamment à une poursuite d'études dans les domaines des matériaux, de l'énergie, des nanosciences. À partir de la L2, il est possible de colorer sa licence par le jeu d'options. Par exemple, en cumulant des options centrées sur l'environnement, on se crée un parcours chimie de l'environnement qui comporte moins de physico-chimie. Quelques étudiants ont par ailleurs la possibilité de suivre un parcours chimie pour le vivant dès la L2. Cela leur permet ensuite d'entrer en master de biochimie. Enfin, pour ceux qui visent les concours de l'enseignement, le parcours enseignement des sciences physiques et chimiques est accessible dès le 2e semestre."

Benoît Piro, responsable de la licence chimie à l'université Paris Diderot

Témoignage : physique et chimie, un profil intéressant

"Pour réussir cette licence bidisciplinaire, il faut être aussi bon en physique qu'en chimie. Le volume horaire est plus important et l'effort conceptuel accru : chaque discipline a ses spécificités et sa propre démarche scientifique. Du fait de la parité entre physique et chimie, les diplômés de la licence ont un profil large qui leur donne accès aux masters des deux filières et aux écoles d'ingénieurs généralistes. Tous les champs professionnels qui se situent à l'interface de la physique et de la chimie apprécient la double compétence : matériaux, nanosciences, environnement, nucléaire... Elle est aussi indispensable si l'on vise les concours de l'enseignement."

Sandra Bouneau, responsable de la L3 physique et chimie à Paris Sud 11

Et après ?

Licence pro. Après la L2, il est possible de rejoindre (sur dossier) une licence professionnelle en 1 an en chimie (analyse chimique, chimie fine, formulation, parfumerie et cosmétique, développement du médicament...) en vue d'entrer directement dans la vie active en tant que technicien chimiste (technicien de laboratoire de contrôle, formulateur...).

Master. La plupart des étudiants poursuivent en master après la L3, à choisir en fonction de son parcours antérieur et de son projet professionnel.

Les masters en chimie proposent différentes spécialités : physique-chimie, chimie et procédés, chimie et matériaux, sciences du médicament, chimie et environnement, transformation et valorisation des ressources naturelles... Ils permettent de rejoindre des métiers de l'industrie (chimique, pharmaceutique, agroalimentaire...), de la protection de l'environnement...

Pour préparer les concours du professorat des écoles ou du secondaire, il faut s'inscrire en master MEEF (métiers de l'enseignement de l'éducation et de la formation).

École d'ingénieurs. Via les admissions parallèles, les titulaires d'une L2 ou d'une L3 peuvent intégrer une école d'ingénieurs (en 1re année du cycle ingénieur), notamment les écoles de la chimie de la fédération Gay-Lussac. Le recrutement s'effectue sur concours commun, le plus souvent, ou sur titre (dossier et entretien). Dans certaines universités, il est possible de suivre un parcours préparatoire à l'entrée en école d'ingénieurs dès la L1.

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