Onisep.fr, l'info nationale et régionale sur les métiers et les formations
Accueil Choisir mes études Après le bac Principaux domaines d'études

Les écoles d’audiovisuel

Publication : 28 mars 2018
De nombreuses écoles d’audiovisuel forment aux métiers de l’image et du son ou aux métiers du cinéma. Si les écoles privées recrutent dès le bac, les écoles publiques (La Fémis, Louis Lumière, ENSP Arles, INA Sup, CNSMDP, ESAV) sont, elles, accessibles avec un niveau bac+2. Les candidats étant partout nombreux, la sélection à l’entrée se fait sur concours. Pour se démarquer, mieux vaut se renseigner sur les profils recherchés par chacune.

Ecoles audiovisuelles

Les écoles spécialisées en cinéma

Une cinquantaine d’écoles préparent en 2 à 4 ans aux métiers de l’audiovisuel ou du cinéma. Les spécialités réalisation, montage, production sont fréquentes. Elles sont proposées côté public à La Fémis, à Louis Lumière (ENSLL), à l' ESAV et à l' INA Sup (spécialisée dans la production audiovisuelle et la gestion de patrimoines audiovisuels). Côté privé, citons l’ ESRA Paris, l’ ESEC, 3IS ou encore l'ISCPA (spécialisée dans la production, la diffusion et la distribution de films). La formation au scénario tend à se développer : à côté de la Fémis et du CLCF, on trouve désormais l' École de la Cité, l'ESEC et 3IS. La Fémis et le CLCF préparent aussi au métier de scripte. En revanche, la Fémis reste la seule école à dispenser une spécialisation en décor de cinéma.

Certaines écoles axées animation ou effets visuels

Quelques écoles d'audiovisuel offrent une spécialisation en effets visuels comme l'ESEC (monteur-truquiste en numérique d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles), l' EMC Malakoff (monteur-truquiste ; concepteur 3D animation VFX) ou l' ACFA Multimédia (superviseur effets spéciaux), ou bien en cinéma d'animation comme l'ESRA (Animation Sup'Infograph). Entre cinéma et graphisme, ces formations sont le plus souvent dispensées au sein des écoles d'art. Citons par exemple l’ Emca, Les Gobelins et Rubika pour l'animation 3D ; ArtFX, Bellecour, Brassard, ESMA, ISART digital, Lisaa ou encore Itecom Art Design pour les effets spéciaux.

Quelques formations dédiées au son ou à l’image

Une dizaine d’écoles disposent d’un cursus tourné vers les métiers du son : la Fémis, Louis Lumière, l'ESAV et le CNSMDP (Conservatoire de Paris) pour le public ; ARFIS, 3IS, l’ IMFP, l’ ISTS, l’ Eicar et l’École INFA ou Studio M pour le privé. Elles proposent une formation aux techniques d’enregistrement sonore, de montage son et de mixage. Plus spécialisé, le CNSMDP délivre un titre de musicien-ingénieur du son.

Enfin, une poignée d’établissements offrent une formation dédiée à la photo, au cadre ou à la lumière : Arles, l'ESAV et Louis Lumière (public), Les Gobelins, l ’Efet et l’ Icart (privé). Formation à la prise de vues et au traitement de l’image.

Une majorité d’écoles privées et coûteuses

Dans le secteur audiovisuel, la grande majorité des écoles sont privées. À l'exception de l'École de la Cité à Saint-Denis et de La CinéFabrique à Lyon, les études sont payantes. En général, les frais de scolarité sont élevés : 7 000 € par an en moyenne. Sans compter qu’il faut investir dans l’achat de matériel pour mener à bien les travaux d’école encadrés par des professionnels. Bien se renseigner sur la qualité de la formation avant de s’engager (taux d’équipement, diplôme délivré, devenir des anciens…).

Dans les écoles publiques, le coût des études varie : près de 700 € pour les 3 années à l'ESAV ; 900 € pour les 3 années à Louis Lumière ; 433 € par an à La Fémis ; 3 500 € pour les 2 années à l'INA Sup. Parmi les écoles privées, certaines sont reconnues par l’État, accueillent des boursiers et permettent d’obtenir des aides au financement.

Les écoles reconnues par la profession (parmi lesquelles on trouve les écoles publiques) bénéficient d’un réseau d’entreprises favorisant l’accueil des stagiaires et l’accès à l’emploi des diplômés.

Une sélection sur concours à bac ou bac + 2

Les écoles d’audiovisuel privées recrutent majoritairement parmi les bacheliers, toutes séries. Les écoles publiques accueillent les candidats ayant un bac + 2 (BTS métiers de l’audiovisuel, classes prépa artistiques, littéraires ou scientifiques selon le cursus, licence mention arts ou sciences). Noter que le lycée Guist'hau à Nantes propose une préparation spécifique à ces concours sur 2 ans : Ciné Sup, avec un bon taux de réussite.

Partout, le recrutement est limité, car les promotions sont de petite taille. Sélection sur dossier, épreuves et entretien de motivation. C’est davantage la culture du candidat dans le domaine, son sens artistique et sa motivation qui sont évalués. Souvent, la pratique amateur et une expérience dans le secteur permettent de se démarquer. Autre atout, la capacité à travailler en équipe. Indispensable dans le secteur audiovisuel où toute réalisation est collective.

Vidéo 1 - L'Ecole Louis-Lumière : arts et techniques du cinéma, de la photographie et du son | Vidéo 2 - La Fémis : au cœur de la création cinématographique | Vidéo 3 - L'Ina Sup : l'audiovisuel et les nouveaux médias

Vidéo 4 - Agathe, étudiante à l' EMCA Angoulême | Vidéo 5 - Soraya, étudiant en 3e année à l'École supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA) Paris , en spécialité "Image".

Imprimer

Les publications de l'Onisep

  • métiers
  • Les métiers du cinéma, collection Parcours
    Les métiers du cinéma
    Les métiers du cinéma
    collection Parcours
    parution en mai 2018
    Le cinéma fait rêver et les formations y menant attirent de nombreux candidats. Dans ce numéro, un point complet sur les filières de formation et les métiers de ce secteur
* Prix hors frais de port

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels