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Écoles d'ingénieurs universitaires : témoignages

publication : 19 avril 2017
Rassemblant 14 écoles d'ingénieurs universitaires, le réseau Polytech offre près de 80 spécialisations, de l'agroalimentaire aux systèmes électroniques en passant par les matériaux ou l'optique. Élève en 4e année à Polytech Annecy-Chambéry, Audrey Moulard a choisi l'automatique. Son retour d'expérience complété par l'éclairage de Michelle Passard, responsable des études de l'école.

Une école en prise avec les milieux professionnels

Pourquoi choisir une école d'ingénieurs universitaire ?

Formation d’ingénieurs à l’université : une école et une prof racontent 1

Michelle Passard - Le montant des frais d'inscription réduits (environ 600 € par an) est un critère déterminant aujourd'hui pour les étudiants. Pour ceux qui nous rejoignent après un bac S (concours Geipi Polytech), le fait que notre cycle préparatoire, appelé PEIP (parcours des écoles d'ingénieurs Polytech), soit adossé à une licence universitaire est aussi rassurant. Même s'ils n'accèdent pas au cycle ingénieur, ils peuvent valider les 2 premières années de licence (L1 et L2) et poursuivre dans une autre voie.

Formation d’ingénieurs à l’université : une école et une prof racontent 2

Audrey Moulard - En terminale, je n’avais pas d’idée précise de métier. Comme j’aimais la physique, je me suis inscrite en licence à la fac. C’est mon entourage qui m’a ensuite poussée à faire une école d’ingénieurs, qui me donnerait accès à des postes avec davantage de conception. J’aurais pu candidater à la fin de la 2e année de licence, mais je n’étais pas sûre de mon choix et je préférais valider ma licence pour avoir un premier diplôme. J’ai opté pour le réseau Polytech parce que les candidats viennent d’horizons différents, de DUT, de BTS, de prépa, de licence. J’avais peur de me retrouver dans une école où je serai la seule étudiante à ne pas être passée par une classe prépa.

Comment se passe le recrutement ?

Michelle Passard - Tout dépend de la filière d'origine des candidats. La sélection pour le cycle ingénieur s'opère soit sur examen du dossier et entretien de motivation (pour les DUT et L2), soit sur épreuves écrites (pour les élèves de prépas). Dans tous les cas, nous sommes attentifs aux résultats dans les matières scientifiques (mathématiques et physique), mais aussi au niveau d'expression en français et, de plus en plus, à l'anglais. Au final, nos promotions en 1re année de cycle ingénieur sont composées pour un tiers d'élèves issus du cycle préparatoire PEIP ou d'une licence universitaire, pour un autre tiers de diplômés de DUT et pour le dernier tiers d'élèves de prépas (MP, PC, PSI, PT, TSI, ATS).

Audrey Moulard - J'ai présenté un dossier avec mes notes de licence (j'avais 14,5 de moyenne mais on peut avoir moins). Dans ma lettre de motivation, j'ai mis en avant que j’étais intéressée par l’électronique, les automatismes et l’informatique, que j’avais étudié ces matières à la fac et que je voulais les approfondir. J’avais aussi joint deux lettres de recommandation d’enseignant, notamment en anglais où je n’avais pas un excellent niveau. L’entretien de motivation, lui, sert surtout à évaluer l’ouverture d’esprit et l’aisance à l’oral, avec des questions portant par exemple sur l’actualité, sur nos lectures...

Quels sont les points forts de la formation ?

Michelle Passard - On entend parfois dire que les écoles universitaires manquent de contacts avec les milieux professionnels. Ce n'est pas juste. Notre école en particulier s'appuie sur un club d'entreprises partenaires. Des représentants de ces entreprises nous donnent leur avis sur les programmes. Certains viennent donner des conférences. Ce sont autant de contacts possibles pour des stages. Par ailleurs, beaucoup de nos enseignants sont chercheurs et travaillent dans les laboratoires associés à l'école. Leurs cours sont nourris par les exemples des projets menés avec des industriels.

Audrey Moulard - Dans mon option IAI (instrumentation, automatique, informatique), nous sommes 26 étudiants pour les cours et divisés en demi-groupes pour les travaux pratiques. Nous sommes donc très bien encadrés. L’autre point positif est l’entraide au sein des étudiants. Venant de licence, je suis plus à l’aise dans certaines matières comme la mécanique et je peux aider les élèves passés par un DUT par exemple. Et inversement dans d’autres disciplines. J'apprécie aussi de réaliser un projet du début à la fin, sur 2 ans. Cela veut dire définir le cahier des charges, suivre la phase de conception… Avec les stages en plus, je découvre le métier d’ingénieur !

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