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Les licences de lettres et de langues

La licence sciences du langage

Publication : 8 octobre 2018
Destinée aux lycéens désireux de comprendre comment la langue fonctionne et se construit selon différents axes, cette licence ouvre à une variété de débouchés, de l’enseignement à la communication en passant par l’orthophonie. À condition de construire son parcours dès la licence.

Sciences du language

Quel accès ?

En L1 (admission via la procédure Parcoursup) : les bacheliers généraux, toutes filières confondues.

En L2 ou L3 : les étudiants ayant déjà effectué deux années d’études supérieures, notamment une classe préparatoire littéraire.

A noter : certaines universités ne proposent la licence Sciences du langage qu’à partir de la L3 dans le cadre d’une licence de langue, d’une licence de lettres ou d’une licence MIASHS (mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines).

Les attendus

Pour chaque mention de licence, une liste des connaissances et des compétences nécessaires pour réussir dans la filière a été établie, ce sont les attendus.

Ils permettent au futur étudiant de connaître le contenu et les exigences de la formation afin de formuler des vœux éclairés sur Parcoursup, la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur.

Pour connaître les attendus de cette mention : Fiche formation licence sciences du langage.

Au programme

En L1 et en L2, la formation repose sur des cours de linguistique générale, phonologie, morphologie, syntaxe et sémantique mais aussi de sociolinguistique, de psycholinguistique ou encore de TAL (traitement automatique des langues). La maîtrise de l’expression écrite et orale est également au programme, ainsi que la pratique d’une langue étrangère (une 2e langue étrangère peut être choisie en option dans certaines universités).

En L3, les enseignements de L1 et L2 sont renforcés.

Des parcours de spécialisation sont proposés dès la L2 ou la L3, à choisir en fonction de son projet professionnel : LSF (langue des signes française) (avec des enseignements en sociologie du monde sourd, langue des signes, scolarisation du monde sourd, etc.) ; traitement informatique des corpus (avec des cours de linguistique informatique et linguistique de corpus, de statistiques, d’algorithmique, etc.) ; linguistique générale et outillée ; professorat des écoles (avec notamment des cours de maîtrise de la langue orale et écrite à l’école et un stage de découverte suivant les universités).

FLE, pour enseigner le français aux non-francophones. Certaines universités proposent, à partir de la L2 ou la L3, le parcours "FLE" (français langue étrangère). Ce parcours, qui est également dispensé, selon les universités, en licence de LLCER (langues littératures et civilisations étrangères ou régionales) ou de lettres modernes, prépare à l’enseignement du français en tant que langue étrangère : les étudiants suivent le programme de leur licence, complété par des enseignements spécifiques (didactique du français en tant que langue étrangère, linguistique appliquée au FLE…). Ils s’entraînent à la préparation de leçons et étudient la civilisation française. L’une des poursuites d’études possible pour les titulaires de la L3 sciences du langage ayant suivi ce parcours est le master didactique des langues, qui forme des personnes destinées à enseigner le français à des publics non-francophones (adulte ou enfants, en France ou à l’étranger).  

Et après ?

Avec une L2 validée, possibilité de continuer en licence professionnelle (accès sur dossier et entretien), notamment pour enseigner la langue des signes française, pour ceux qui ont suivi ce parcours.

Avec une licence validée (L3), le diplômé peut poursuivre ses études en master (2 ans) en fonction de son projet. Quelques exemples de masters : phonétique et phonologie ; didactique du FLE et langues du monde ; langage, langues, texte et sociétés ; TAL (traitement automatique des langues).

D’autres masters peuvent envisagés comme un master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) ou un master en documentation, communication, ressources humaines, médiation sociale.

Le diplômé peut également entrer en école d’orthophonie ou en école de commerce. L’accès y est sélectif.

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