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Lycéens décrocheurs : les dispositifs pour reprendre des études

Publication : octobre 2014
On appelle "décrocheur" un élève qui quitte, ou risque de quitter, prématurément le système scolaire sans avoir obtenu de diplôme (CAP, bac pro ou bac). Des établissements ont été créés pour les accueillir, les remotiver et les accompagner vers une reprise d'études et un projet professionnel durable. Zoom sur ces différentes structures.

Des dispositifs sont mis en place pour aider les jeunes en difficulté

De nombreux dispositifs sont mis en oeuvre pour aider les jeunes qui se trouvent dans des situations difficiles

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Les écoles de la 2e chance - Les micro-lycées - Les lycées de la nouvelle chance - Les Établissements Publics d'Insertion de la Défense - Le service militaire adapté en outre-merLes lycées expérimentaux - Les lycées municipaux d'adultes de la Ville de Paris - Les dispositifs relais

Les écoles de la 2ème chance ("e2c")

Pour qui ? Elles accueillent des jeunes motivés, de 18 à moins de 26 ans, ayant quitté le système scolaire depuis plusieurs mois sans diplôme ni qualification.

Organisation : La scolarité, qui peut durer de 6 mois à 2 ans, est rémunérée au titre de la formation professionnelle. Les candidatures, qui reposent avant tout sur le volontariat et la motivation, sont proposées par les Missions locales, Pôle Emploi, les structures d’insertion. Elles sont ensuite validées par l’e2c au travers d’un entretien de motivation.

Au programme : Les e2c proposent une formation alternant stages en entreprises et séquences individualisées de remise à niveau (français, mathématiques, culture générale, bureautique et savoir-être) dans l'objectif d'aider les jeunes à intégrer le marché du travail ou à accéder à une formation qualifiante. Lire notre article sur les e2c

Les micro-lycées

Pour qui ? Les micro-lycées accueillent des jeunes motivés de 16 à moins de 26 ans, ayant décroché d'un lycée depuis au moins 6 mois et sans place dans un établissement scolaire traditionnel. Le jeune doit être volontaire pour reprendre ses études.

Organisation : L'objectif est de les aider à (re)préparer en 1 ou 2 ans un bac L (littéraire), ES (économique et social) ou STG (sciences et technologies de la gestion) et de les accompagner dans leur projet de formation.

Au programme : Ils suivent des cours dans toutes les disciplines prévues pour chaque bac, mais avec des horaires aménagés et adapté aux besoins particuliers de chaque élève.

Les lycées de la nouvelle chance

Il existe deux établissements de ce type en France.

Pour qui ? Celui de Villeurbanne accueille des jeunes entre 18 et moins de 26 ans, ayant quitté le système éducatif scolaire depuis au moins un an et à la recherche d'un emploi. Celui de Cergy-Pontoise accueille des jeunes entre 16 et 24 ans ayant quitté le système éducatif scolaire depuis au moins 6 mois désirant reprendre une scolarité.

Organisation : A Villeurbanne, l'objectif est d'aider les jeunes à construire leur projet professionnel en préparant un bac professionnel en 2 ans. A Cergy-Pontoise, le cap est mis sur l'obtention du bac général L ou ES ou technique (STMG).
 A Villeurbanne, la formation est organisée sur le mode de l'alternance à raison de 3 jours de cours au lycée et 2 jours en entreprise. A Cergy-Pontoise, les jeunes suivent tous les cours des disciplines concernées par les baccalauréat L ou ES ou technique (STMG). Les deux lycées se rejoignent au niveau pédagogique : des effectifs réduits, des ateliers et un accompagnement individualisé pour chaque élève.

A savoir : Sans être forcément qualifiés d'"écoles de la 2ème chance", de "micro-lycées" ou encore de "Lycée de la nouvelle chance", chaque académie propose des structures et des dispositifs s'inscrivant dans un but de "raccrochage" en lien avec la Mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS), comme par exemple le CLEPT dans l'académie de Grenoble ou encore le dispositif de sensibilisation et de préparation à l’entrée en apprentissage dans l'académie d'Auvergne. Retrouvez tous ces établissements et parcours possibles sur le site de Ma seconde chance.

Les établissements publics d'insertion de la Défense (EPIDE)

Pour qui ? Ils accueillent des jeunes volontaires de 18 à moins de 26 ans, qui n'ont ni qualification ni emploi et sont en situation de difficulté scolaire, pour une durée de 8 à 10 mois. Les EPIDE sont également ouverts aux mineurs délinquants de 16 à 18 ans sur prescription de la justice.

Organisation : Les jeunes signent un contrat de volontariat pour l’insertion et perçoivent une allocation (sous réserve de respecter le règlement). Ils sont accueillis en internat et participent aux tâches quotidiennes relatives à la vie en communauté.

Au programme : La formation s'articule autour de 3 modules : une mise à niveau des fondamentaux scolaires, une formation civique et comportementale et une formation professionnelle en concertation avec les entreprises locales pour favoriser une embauche dans les secteurs qui recrutent.

Le service militaire adapté (SMA) en outre-mer

Pour qui ? Le service militaire adapté (SMA) accueille des jeunes ultramarins* âgés de 17 à 26 ans qui ont connu des parcours scolaires ou d'insertion professionnelle difficiles et qui sont faiblement ou pas diplômés.
*c'est-à-dire résident dans l'un des territoires suivants : Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Mayotte, Nouvelle Calédonie, Polynésie française.

Organisation : Les jeunes ont le statut militaire de volontaire des armées. Ils intègrent un internat et perçoivent une allocation. La formation dure de 6 mois à un an en fonction du niveau du jeune et vise avant tout l'insertion professionnelle.

Au programme : Le parcours s'articule autour de quatre domaines fondamentaux : une formation citoyenne (50 heures), une formation aux premiers secours (20 heures), une formation scolaire (150 à 200 heures de remise à niveau) et une formation professionnelle de 800 heures minimum pour apprendre un métier. Au terme de la formation, est décerné le CAPI (certificat d'aptitude personnelle à l'insertion)

Les lycées expérimentaux

Pour qui ? Ces lycées accueillent des jeunes de plus de 15 ans motivés et volontaires en recherche d'une scolarité différente. Ils peuvent aussi accueillir des jeunes qui ont quitté le système éducatif depuis longtemps, rencontrant des difficultés particulières ou venant de la filière professionnelle.

Organisation : Quatre lycées expérimentaux (CLE Hérouville, CEPMO Oléron, lycées autogérés de Paris et Saint-Nazaire) ont été créés en 1982 et proposent une formation qui répond aux exigences du baccalauréat général L, S et ES. Les méthodes d'enseignement et de gestion sont différentes d'un établissement classique : peu de hiérarchie et cogestion de l'établissement répartie entre les élèves et l'équipe éducative.

Au programme : Le programme est décidé collectivement par les élèves et les équipes éducatives. Aux cours "classiques" se greffent des expérimentations, des ateliers, des activités culturelles. Le jeune doit être à la recherche d'une scolarité alternative, il est autonome dans son parcours mais aussi en responsabilité vis à vis de ses camarades de classe et de la gestion de l'établissement. Chaque établissement est porteur d'un projet de société.

Les lycées municipaux d'adultes de la Ville de Paris

Pour qui ? Ils s'adressent aux personnes de plus de 18 ans qui ont interrompu leur parcours scolaire, parfois depuis de nombreuses années, et qui souhaitent effectuer des remises à niveau en vue de passer un CAP, un bac L, S ou ES, un bac pro, un BTS, des concours administratifs ou encore s'améliorer sur un champ de compétences spécifiques (bureautique, informatique). Ils sont ouverts aux non-parisiens, toutefois les cours se déroulant dans les établissements scolaires de la Ville de Paris, il faut pouvoir s'y rendre !

Organisation : Les cours obligatoires ont lieu le soir et le samedi matin. Les personnes s'y inscrivant s'engagent à les suivre de manière régulière et assidue. Toute absence doit être justifiée.

Au programme : Les élèves suivent des cours de remise à niveau s'ils en ont besoin et les cours pour le diplôme qu'ils visent. Ils sont responsables de leur inscription aux épreuves sanctionnant l'obtention du diplôme (en candidat libre pour le baccalauréat par exemple) et doivent eux-même vérifier les conditions d'accès aux diplômes. Tous les cours proposés sont disponibles sur leur site dédié.

Les dispositifs relais

Destinées aux collégiens en risque de déscolarisation ou en voie de marginalisation, les classes et ateliers relais peuvent accueillir éventuellement des élèves de lycée. Ces structures permettent une prise en charge plus globale.

Ma seconde chance : un service dédié aux décrocheurs

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Pour les jeunes qui ont quitté l'école avant la fin de leurs études et qui souhaitent reprendre une formation ou trouver un emploi ; pour les parents inquiets car leur enfant est en difficulté, l'Onisep en lien avec le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a créé Ma seconde chance.

Géolocalisation des professionnels de l'orientation (Mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS), CIO, missions locales, point information jeunesse), établissements et structures innovantes pour reprendre des études (micro-lycée, école de la seconde chance, dispositifs spécifiques à chaque académie), tchat en ligne avec des conseillers, Ma seconde chance propose aux jeunes toutes les solutions pour raccrocher vers une formation ou trouver un emploi même sans diplôme ! Découvrez le service en ligne.

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