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Le collège : un changement de taille

publication : 26 juin 2017
Nouveau cadre, nouvelles matières, autre rythme… l’entrée au collège marque une étape importante. Passage en revue des solutions adaptées pour y réussir sa scolarité lorsqu'on a un handicap.

Scolarisation des élèves handicapés au collège /© Jérôme Pallé/Onisep

En inclusion individuelle ou collective, l’élève aura désormais plusieurs enseignants. Il devra changer plus souvent de salle. La masse des connaissances à acquérir sera également plus importante, avec, pour la première fois, une échéance et un examen : le DNB (diplôme national du brevet), en fin de 3e.

Des aménagements par matière

Chaque discipline devra être abordée en fonction des limites engendrées par le handicap. Exemple : les difficultés pour un élève déficient visuel à manipuler le matériel en sciences, les cartes en géographie. C’est là que le PPS (projet personnalisé de scolarisation) prend tout son sens. Il devra définir, matière par matière, les aménagements à mettre en place, les éventuelles dispenses de cours (comme la musique, en cas de gêne respiratoire).

La scolarisation en milieu ordinaire, oui mais…

La réussite de la scolarisation individuelle dépend beaucoup des moyens d’accompagnement mis en place. Même si l’élève est accompagné par une personne chargée de l'aide humaine individuelle ou mutualisée, un travail d’adaptation des cours est indispensable. Par exemple, pour les enfants autistes, il faut simplifier l’information sur des fiches avec une notion par page afin de ne pas les noyer. Ce travail d’accompagnement est régulièrement effectué par les parents.

L’Ulis : des savoirs plus accessibles sans perdre en autonomie

Une Ulis (unité localisée pour l’inclusion scolaire) regroupe des élèves ayant le même type de handicap (10 élèves au maximum). On compte près de 2 300 Ulis au collège, et 580 au lycée. Les collégiens partagent leur emploi du temps entre les cours en classe avec les autres élèves et des heures de travail adapté dans une salle réservée. Pour un enfant dyspraxique par exemple, il s’agira pour les cours d’histoire-géographie d’un travail de mise en forme des supports : codes couleurs, documents agrandis…

Le milieu spécialisé : du sur-mesure

Si l’état de l’élève ne lui permet pas d’être scolarisé en milieu ordinaire, les établissements médico-sociaux peuvent, dans le cadre du PPS, lui proposer un enseignement sur mesure dans le cadre d’une "unité d’enseignement". Ils assurent à la fois les soins, la rééducation et la scolarisation. Dans le cadre de conventions entre établissements spécialisés et ordinaires, l’élève peut être scolarisé à temps partiel dans un établissement médico-social et bénéficier d’un temps d’inclusion dans une classe ordinaire. Il peut aussi être inscrit dans une unité d’enseignement délocalisée en milieu ordinaire. C’est l’enseignant référent qui coordonne les différentes actions et fait le lien entre l’élève et les structures qu’il fréquente.

Réfléchir à son orientation

Dès la 3e, il est nécessaire de se préoccuper de l’orientation de l’élève. Les stages sont un bon moyen pour anticiper les possibilités de formation ou de préorientation : voir comment le jeune évolue dans le monde professionnel, connaître les activités qu’il peut faire mais surtout celles qui ne lui conviennent pas. En fonction de son projet et des contraintes imposées par son handicap, il aura le choix entre voie générale et technologique et voie professionnelle, CAP (certificat d’aptitude professionnelle), bac pro, 2de de détermination… La procédure d’affectation Affelnet prend en compte les besoins spécifiques des élèves handicapés (proximité géographique et accessibilité de l’établissement de formation,…).

Témoignage (janv 2011)

Des droits et des aides. "Diagnostiqué dyspraxique en fin de CM2, Pierre a du mal à écrire, à prendre des notes. Il a eu de bons résultats en 6e et en 5e. Mais en 4e, cela commençait à moins bien marcher. On nous a conseillé de mettre en place un projet personnalisé de scolarisation. Il a désormais droit à un tiers temps supplémentaire pour les contrôles en classe et les examens, et l’autorisation d’utiliser son ordinateur en cours. Pierre pallie. Il apprend à vivre avec son handicap."

Emmanuelle, mère d’un ado dyspraxique.

Pierre est aujourd’hui étudiant en école d’ingénieur (janvier 2015)

 

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