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Ma 1re année
CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie

1re année CAP Chaudronnerie

CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie
Réalisations industrielles en chaudronnerie

CAP RCI_Axel01

Axel, 15 ans, a choisi d'entrer en CAP après la 3e.

Axel est en 1re année de CAP Réalisations Industrielles en Chaudronnerie. À partir de simples tôles ou de profilés, il apprend à fabriquer des chaudières de centrale nucléaire, des réservoirs pour avions de chasse, des wagons, des coques de bateau… Il nous parle de sa formation au lycée Condorcet de Saint-Quentin.

Qu'est-ce qui t'a motivé à choisir ce CAP ?

Je n'aime pas trop l'école, même si j'ai des capacités. J'hésitais entre la chaudronnerie et le domaine du sport. J'aime le manuel et surtout : travailler la matière. Mon père travaille depuis 16 ans dans une entreprise de chaudronnerie que j'ai déjà visitée. Quant à mon grand frère, il a fait des études en chaudronnerie par apprentissage. Mais mes camarades de classe n'ont pas tous de la famille qui travaille dans ce domaine !

À quoi ressemble une semaine de cours ?

En 1re année nous avons 33h de cours par semaine. Du lundi au mercredi matin on étudie les matières générales comme le français, les maths, les sciences… et aussi de nouvelles matières, comme les arts appliqués. Les jeudis et vendredis nous avons des cours professionnels et technologiques en atelier. En cours de "construction", on apprend à tracer des plans, à calculer des dimensions et des volumes. On travaille d'abord sur papier mais on utilise aussi l'informatique pour créer des pièces en 3D.

Comment se passent les cours en atelier professionnel ?

On passe 18h par semaine à l'atelier. En 1re année on fait du soudage et de la chaudronnerie. C'est en 2e année qu'on se spécialise. J'aime beaucoup le soudage, mais j'aime aussi travailler les différents types de métaux, comme l'acier ou l'inox. Pour moi, les deux sont complémentaires.

Ma première production en atelier : un échangeur d'air ! J'ai commencé par couper des morceaux d'acier avec une cisaille-guillotine. Ensuite j'ai assemblé les pièces en les soudant.

Au début je me disais que je n'arriverais jamais à utiliser toutes ces machines : la cisaille-guillotine, la poinçonneuse industrielle, la presse plieuse…  Je suis parfois fatigué de travailler debout pendant des heures. Pour déplacer des charges lourdes, on utilise des chariots pour transporter des blocs d'acier ou on les découpe sur place. Il n'y a pas de différence entre les filles et les garçons pour travailler en chaudronnerie.

Quels progrès as-tu fait depuis le début de la formation ?

Je m'améliore sur les différentes techniques de soudage. Je m'entraîne aussi à être plus précis dans mes calculs et à ne plus confondre millimètres et centimètres !

Quels sont tes projets après le CAP ?

J'aimerais poursuivre mes études en bac pro TCI (Technicien en chaudronnerie industrielle), puis réaliser mon Tour de France avec Les Compagnons du Devoir pour me perfectionner. Dans mon futur métier, j'aimerais fabriquer des objets du quotidien en métal. Il y a beaucoup de travail dans la chaudronnerie, avec des bons salaires. Je sais qu'avec ces diplômes je pourrai trouver du travail facilement, et même devenir patron!