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Ma 1re année
Licence mathématiques-informatique

Ma 1re année licence Maths-informatique

Licence mathématiques-informatique
Mathématiques-informatique

Juliette (vignette1 )

Juliette, 20 ans, étudie en 1re année de licence mathématiques-informatique.

C’est à la fac des sciences et technologie de l’université Paris-Est Créteil (Upec) qu’étudie Juliette, en 1re année de licence mathématiques-informatique. Plus tard, elle s’imagine bien travailler au service maintenance informatique d’une entreprise. Rencontre avec la jeune étudiante, un lundi bien rempli entre cours en amphi et travaux dirigés.

Pourquoi avoir choisi la licence mathématiques-informatique ?

Mordue par la programmation informatique, Juliette suivait déjà la spécialité ISN (informatique et science du numérique) en terminale S. Également passionnée par le dessin, elle choisit d’intégrer une MANAA (mise à niveau en arts appliqués)* après le bac. Une année "trop stressante" qu’elle valide néanmoins. Changement de cap à la rentrée suivante : la jeune femme renoue avec son amour pour les mathématiques et l’informatique en rejoignant une licence qui contient les deux à l’Upec. Une bifurcation logique à ses yeux : "Pour moi, l’informatique c’est aussi la création d’une œuvre." En 1re année de tronc commun, les mathématiques et l’informatique comptent autant l’une que l’autre. C’est en L2 qu’il faudra se spécialiser dans l’une des deux disciplines. "Je n’ai pas opté pour une double licence par peur des difficultés. En revanche, disposer d’une année supplémentaire pour choisir entre mathématiques et informatique me plaisait bien. Puis pour travailler dans l’informatique ou dans un certain nombre de secteurs, les mathématiques sont toujours nécessaires."

*Formation supprimée depuis la rentrée 2019

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Après la coupure de la mise à niveau artistique, le programme scientifique de terminale semblait loin lorsqu’il a fallu se replonger dans les suites et les séries en mathématiques, la mesure du temps, les oscillateurs et amortissements en physique... D’autant qu’à l’université, il faut apprendre l’autonomie : "En licence, si on ne travaille pas en plus des cours, on ne réussit pas son année." Élevée dans une famille où l’on parle chinois, Juliette a par ailleurs parfois du mal à comprendre les professeurs. Fort heureusement, la filière compte de nombreux étudiants étrangers pour lesquels sont proposés des cours de remise à niveau en français.

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’acclimater ?

Le cours magistral de programmation informatique et le TD (travaux dirigés) d’anglais niveau avancé terminés, Juliette déjeune sur le pouce avec une amie avant de réviser à la bibliothèque universitaire. Un contrôle continu de mathématiques est prévu à la fin des 3 heures de TD sur les fonctions d’une variable réelle. Entre les trajets quotidiens de son domicile à l’université et la vingtaine d’heures de cours hebdomadaires, les journées lui semblent parfois longues. "Le travail personnel me prend énormément de temps, j’y passe mes week-ends et mes vacances. Mais cela peut varier d’une personne à l’autre", nuance-t-elle, s’estimant "assez lente". Studieuse et appliquée, Juliette a validé ses premiers partiels.

Ce qui change par rapport à la Terminale

Juliette a dû s’habituer au système de notation. Le contrôle continu, les exercices de mathématiques à résoudre sur le site Internet, les comptes rendus de TP (travaux pratiques) sur l’oscillation d’un pendule ou le montage de diodes et résistances par exemple, les partiels… À la session d’examens du 1er semestre, Juliette a ainsi résolu, en 1h30, une vingtaine de problèmes sur les forces de frottement, les vecteurs de vitesse, les énergies cinétiques et mécaniques. Autre rupture avec le lycée, l’indépendance : "Les profs nous suivaient davantage au lycée. Certains étudiants bavardent en cours et personne ne les en empêche. Pour suivre, il faut se motiver tout seul. Tous les jours, il faut vérifier l’emploi du temps, qui change régulièrement."

Son avis sur la licence mathématiques-informatique

Pour Juliette, c’est un bon moyen de tester un domaine lorsqu'on n'a pas d’idée de métier en tête. "J’aimais l’informatique, la licence m’a permis de découvrir ce que c’était et de savoir si ce domaine me plaisait." Cependant, elle a trouvé qu’il n’y avait pas suffisamment d'encadrement : "On nous laisse trop de liberté. L’ambiance n’est pas assez studieuse à mon goût." Après avoir validé son 2e semestre, Juliette envisage de suivre une formation en alternance dans une école spécialisée dans les technologies numériques appliquées.