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Publication : mai 2018

Ma 1re année en BTS Métiers de l'audiovisuel option métiers du son

À 18 ans, Hugo est en 1re année de BTS métiers de l'audiovisuel option métiers du son au lycée Jacques Prévert à Boulogne-Billancourt (92). Chaque année, près de 1 600 candidats optent pour le BTS de ce lycée, pour 12 places au final. Les admis ont essentiellement un profil scientifique. Pourquoi Hugo a-t-il choisi ce BTS ? Et l’option son ? Comment se passe sa 1re année de formation ? Réponses.

Pourquoi avoir choisi d’entrer en BTS ?

Hugo s’intéresse au son depuis le collège. "J’ai davantage tendance à écouter qu’à regarder, explique-t-il. Je préfère toucher l’ouïe plutôt que la vue. Pour autant, je veux travailler le son appliqué à l’image, et non le son seul." Au collège, Hugo découvre le BTS métiers de l'audiovisuel, qu’il trouve "très complet". Passionné de radio, il fait son stage de 3e dans une radio à Marseille, et lance un club radio au lycée. En 1re, le jeune homme choisit une filière S. "Je savais que c’était la série de bac qui me permettrait d’intégrer l’option son." Après avoir postulé plusieurs BTS en France (Villefontaine, Cannes, Rouen, Saint-Denis), il est admis au lycée Jacques Prévert. "Ce qui compte, c’est notre motivation !"

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Venant de Marseille, Hugo a dû s’adapter à une nouvelle vie en région parisienne. "J’ai dû déménager, et vivre seul. Mais je m’y suis habité vite." Les cours en BTS ont aussi marqué un changement. "En BTS, on ne fonctionne pas par cours comme au lycée, mais par bloc. Lundi et mardi, on fait de la pratique. Le reste de la semaine, on suit des enseignements qui durent de 2 à 4 heures." Même s’il le trouve très intéressant, le jeune homme a eu des difficultés en cours de culture audiovisuelle et artistique. "Cela permet de se forger une vraie culture audiovisuelle. Mais on visionne de nombreux extraits, et j’ai parfois du mal à suivre et à assimiler toutes ces connaissances." En revanche, la technique le passionne. "Je suis très à l’aise avec la technique, les matériels… J’aime beaucoup les cours de techniques et mise en œuvre (TMO) et technologies et équipements sonores (TES)." Les cours de physique appliquée au son l’intéressent beaucoup également (voir la vidéo).

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’acclimater ?

"Le rythme de travail en BTS est différent, mais je ne saurais pas dire si c’est plus dur ou plus facile qu’au lycée. Ce qui est sûr, c’est que j’ai choisi ce BTS et que ce que j’apprends me plaît. J’ai davantage l’envie de travailler, donc je travaille plus !" Hugo relit ses cours tous les soirs. "Je ne le ressens pas comme une contrainte ou une obligation, parce que je trouve que c’est très intéressant !"

Ce qui change par rapport au lycée ?

"Il y a plus de liberté", témoigne Hugo, qui apprécie également le fait d’être douze par option, et non une trentaine comme au lycée. "Les professeurs sont présents pour nous, mais ils nous laissent assez libres." Ce matin, Hugo est en "pratique". L’objectif de la matinée : gérer un duplex. "Il s’agit de brancher les micros, et faire en sorte que tout le monde sur le plateau puisse communiquer pour assurer la diffusion. D’autres élèves en son s'occupent, eux, de la partie antenne." Pour cet exercice, les élèves en son collaborent avec ceux de l’option techniques d’ingénierie et exploitation des équipements. "Le lycée propose les cinq options. On mène de nombreux projets en commun, on se complète, c’est ce qui me plaît. Il nous arrive même de faire des courts-métrages ensemble en dehors des cours." Pour cela, le lycée leur permet d’utiliser le matériel. "Je peux avoir accès aux consoles et à d’autres matériels pendant mon temps libre. Cela me permet de travailler pour des projets personnels, ou de réviser certaines choses que je n’ai pas comprises."

Et après ?

En fin de 1re année, Hugo doit faire un stage. "J’ai envoyé des CV et des lettres de motivation à des chaînes de télévision. J’attends des réponses…". Après son BTS, Hugo souhaite travailler comme mixeur antenne sur un plateau télé.

BTS métiers de l'audiovisuel option métiers du son, fiche d’identité

Durée : 2 ans après le bac.

Sélection : sur dossier, tests et/ou entretien, via le portail d’inscription dans l'enseignement supérieur Parcoursup (une dizaine de places par promotion).

Profil des admis : les bacheliers S et STI2D principalement. Les bacheliers professionnels peuvent postuler.

Cadre : l’option métiers du son est proposée dans 32 établissements, dont 8 avec possibilité de formation en apprentissage.

Emploi du temps : une trentaine d’heures par semaine, auxquelles s’ajoutent des travaux personnels à la maison.

Matières : les étudiants se forment à la mise en œuvre, au réglage et à l’exploitation des appareils et équipements nécessaires à la captation sonore, au montage/mixage du son, à l’illustration et à la diffusion sonores. Sur la trentaine d’heures hebdomadaires, la moitié est dédiée à la pratique. En technologie des équipements et supports, les élèves apprennent le fonctionnement des différents matériels (consoles, micros, enceintes, etc.) Un enseignement spécifique en physique aborde les processus liés au son (modulation, fréquence, signal, etc.). Des projets avec des étudiants d’autres options sont menés. L’autre moitié est composée de cours de tronc commun : culture audiovisuelle et artistique, économie-gestion, physique, anglais. 8 à 10 semaines de stage.

Charge de travail : importante. Beaucoup de travail à la maison, notamment pour les projets.

Vie de classe : entre une vingtaine et une trentaine d’élèves par classe.

Encadrement : élevé ; proximité des professeurs avec leurs élèves.

Vie extrascolaire : les activités extrascolaires sont possibles, à condition de bien s’organiser.

Validation : contrôle continu et examen.

Diplôme : le BTS est délivré aux candidats qui ont obtenu une moyenne générale supérieure ou égale à 10/20 à l’ensemble des épreuves générales et technologiques. Le BTS est reconnu à bac + 2 et donne droit à 120 crédits ECTS.

Coût de la scolarité : gratuit dans les établissements publics ; payant dans les établissements privés sous contrat ou hors contrat. Les frais sont pris en charge par l’employeur dans le cas de l’apprentissage.

 

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