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Ma 1re année en bac pro CGEH (conduite et gestion de l’entreprise hippique)

Comme 24 autres camarades également motivés par le monde du cheval, Charline a intégré un bac pro CGEH (bac pro conduite et gestion des entreprises hippiques) en apprentissage. Pendant 3 ans, elle va alterner 2 semaines de cours au CFA (centre de formation d’apprentis) de Rambouillet et 2 semaines de travail au club hippique de Versailles. Rencontre.

Pourquoi avoir choisi le bac pro CGEH ?

Deux raisons ont poussé Charline vers le bac pro CGEH en apprentissage. La première : une passion pour les chevaux entretenue depuis ses 7 ans lorsqu’elle a commencé à pratiquer l’équitation. La seconde : l’envie d’entrer dans un autre système de formation. "Au collège, les cours ne se passaient pas très bien pour moi. Être tout le temps en classe et ne traiter que de la théorie ne me convenait pas. J’avais envie de travailler et de faire quelque chose de plus concret." Son passage dans une 3e agricole, mêlant matières générales, technologiques et stages, lui donne un avant-goût du bac pro et lui permet de confirmer son choix d’orientation.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Oubliés les mauvais souvenirs du collège… La combinaison théorie et pratique répond aux besoins de Charline, même si le français, les maths, l’histoire ou encore l’anglais sont toujours au programme. "Nous avons aussi des enseignements de spécialité comme l’hippologie, l’anatomie. Tout ce qui tourne autour du cheval et de la gestion de l’entreprise hippique me motive et me donne davantage envie d’apprendre." Sans oublier la pratique professionnelle : l’équitation 1 à 2 fois par semaine en moyenne, la découverte des soins de base, de l’alimentation, de l’entretien du matériel ou encore les cours de pilotage de l’entreprise hippique.

Charline n’a pas rencontré non plus de difficultés pour trouver un maître d’apprentissage avant son entrée en bac pro. "J‘ai été prise au club hippique de Versailles où je fais de l’équitation et de la compétition depuis toujours. Je connaissais tout le monde là-bas, ce qui a facilité les choses. Mon patron me fait confiance."

A quel rythme de travail a-t-il fallu s’acclimater ?

18 semaines au CFA, 30 semaines en entreprise, 5 semaines de congés payés… Le rythme de travail de l’apprenti diffère radicalement de celui du collégien de 3e et exige de savoir s’adapter. "Après 15 jours passés en entreprise, ce n’est pas toujours évident de revenir au CFA. Il faut de nouveau se concentrer, se remémorer des cours que l’on a appris plusieurs semaines auparavant." Au sein même du CFA, l’emploi du temps évolue chaque semaine. "Nous avons des journées de 8 heures en moyenne mais nous devons parfois changer de lieu, passer du centre équestre où nous avons pratiqué l’équitation pendant 2 heures à un cours en salle." Interne comme la plupart de ses camarades, Charline étudie aussi entre 1h30 et 2h le soir.

Côté entreprise également, les journées sont chargées et ne se ressemblent pas. "Je fais beaucoup de secrétariat en m’occupant par exemple du registre des licences. J’aide aussi souvent les moniteurs lorsqu’ils donnent des cours aux très jeunes enfants. Enfin, je m’occupe parfois des soins, du nettoyage, de la conduite de chevaux mais comme il y a beaucoup de palefreniers sur place, je suis moins sollicitée pour ce type de tâches."

Ce qui change par rapport à la 3e ?

Passer du statut de simple élève à celui d’employée à mi-temps modifie la donne et nécessite d’adopter des comportements différents. "On devient plus autonome et on acquiert des responsabilités. Au CFA, on est entre copains ; au club hippique, j’étais cliente, je suis maintenant employée. Il faut garder une certaine distance avec les gens." La façon de réfléchir et d’apprendre varie également puisque les élèves doivent faire régulièrement le lien entre les cours en classe et leur application concrète ou leurs observations sur le terrain. Des notions nouvelles sont aussi à intégrer, notamment la sécurité primordiale dans les activités impliquant des chevaux. Les apprentis doivent trouver leur place de professionnel face à un cheval qui n’est pas un animal de compagnie.

Et après ?

Dans l’avenir, Charline, qui apprécie le travail administratif, se verrait bien diriger une structure équestre mais pas forcément immédiatement après son bac pro. "J’aime aussi beaucoup aider les moniteurs, être à la fois au contact du cheval et des enfants". Elle envisage donc de compléter sa formation avec un BPJEPS ou un DEJEPS pour pouvoir approfondir ces deux facettes.

Bac pro CGEH, fiche d’identité

Durée : 3 ans après la 3e

Sélection : sur dossier et/ou tests écrits (expression écrite, sciences, hippologie) et/ou entretien de motivation ; plus signature d’un contrat d’apprentissage avec un employeur dans le cadre d’un CFA.

Profil des admis : 3e générale ou agricole, CAP/CAPA, 2de ou 1re. Des compétences généralement exigées en équitation (Galop 4 ou 5 par exemple).

Cadre : lycée professionnel, CFA (centre de formation des apprentis), MFR (maison familiale et rurale). Au total : 70 établissements, dont 27 avec apprentissage.

Emploi du temps : par an, entre 17 et 21 semaines en centre de formation (35 heures minimum par semaine) et entre 10 et 20 semaines de stage en milieu professionnel ou entre 28 et 30 semaines en apprentissage en entreprise.

Matières : enseignements généraux : mathématiques, français, anglais, histoire et géographie, hygiène et protection de la santé, informatique... ; enseignements spécialisés et professionnels : zootechnie et hippologie, travail du cheval, gestion de la cavalerie et des prairies, agroéquipement, pilotage de l’entreprise hippique, connaissance de la filière équine, gestion de la cavalerie et des installations (alimentation, soins,…), pratique de l’équitation, valorisation du cheval (entraînement, enseignement de l’équitation, animation de promenades et randonnées, etc.).

Charge de travail : élevée. Les journées combinent enseignements théoriques généraux et spécialisés et pratique professionnelle. Le travail est donc à la fois physique et intellectuel. Sans oublier le travail personnel le soir et le week-end… La charge est d’autant plus importante dans le cadre d’une formation en apprentissage.

Vie de classe : entre 20 et 30 élèves par classe.

Encadrement : élevé. Proximité des professeurs avec leurs élèves ; encadrement dans l’entreprise par un maître d’apprentissage ou un maître de stage.

Validation : l’examen se passe pour 50% en CCF (contrôle en cours de formation) et pour 50% en un examen terminal national.

Diplôme : le bac pro CGEH (diplôme de niveau IV). La certification BEPA (brevet d’études professionnelles agricoles) délivrée en fin de 1re.

Coût de la scolarité : gratuit dans les établissements publics ; payant dans les établissements privés sous contrat ou hors contrat.

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