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Ma 1re année en licence de lettres

À vingt minutes du centre de Paris, la Faculté des lettres, langues & sciences humaines de l’université Paris-Est Créteil (Upec) propose un grand choix de formations, dès le premier cycle. C’est sur ce campus à taille humaine que nous avons rencontré Alice, étudiante en 1re année de licence lettres. Retour sur une année riche en découvertes.

Pourquoi avoir choisi la licence de lettres ?

Lectrice passionnée depuis ses années de collège, Alice a souhaité privilégier une formation universitaire centrée sur les lettres. "Même si j’ai obtenu un bac scientifique, j’ai toujours beaucoup lu. Plutôt des polars, de la science-fiction... La littérature m’intéressait beaucoup, j’ai vraiment choisi cette licence par plaisir, avec l’envie de me plonger dans l’étude des textes, de toutes les époques d’ailleurs…", résume cette étudiante particulièrement motivée, qui ne regrette pas son choix.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Un emploi du temps moins chargé qu’au lycée, davantage de temps libre, moins de repères pour travailler… "L’autonomie peut être un piège en arrivant en licence. On se dit qu’on a le temps, que les partiels sont encore loin…, or il faut s’y mettre dès le début", prévient Alice. Dès les premiers jours, elle a compris qu’elle devait fournir un travail personnel régulier, effectuer des recherches bibliographiques, réfléchir par elle-même... "Il faut aller chercher autre chose que les cours, les compléter en lisant divers ouvrages, c’est essentiel à l’université et en licence de lettres", confirme la jeune femme.

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’acclimater ?

Habituée à un rythme soutenu pendant son année de terminale scientifique, Alice a trouvé sa 1re année de licence plutôt facile à gérer. "Il faut organiser son emploi du temps de façon à avoir des trous qui permettent de travailler à la bibliothèque, de reprendre les cours et de consulter la bibliographie proposée par les enseignants, mais globalement, nous ne sommes pas surchargés. J’ai même eu le temps de sortir et de voir des amis". Son conseil ? Faire des fiches synthétiques très régulièrement, ne pas tout recopier pour ne pas perdre trop de temps…  

Ce qui change par rapport à la terminale ?

Pour Alice, les premiers pas en licence se sont faits naturellement, même si elle a dû s’adapter à un nouvel environnement. "L’ambiance de classe se crée de façon moins naturelle et moins évidente qu’en terminale. On ne retrouve pas forcément l’ensemble des étudiants dans chaque cours, chacun prenant telle ou telle option, tel parcours. J’ai donc mis un peu plus de temps pour nouer des relations, mais j’y suis arrivé !" Autre changement notable : le contenu des cours. "Rien à voir avec les cours de français du lycée, plus généraux. En licence, on étudie un texte précis, un auteur en particulier, une époque… On va beaucoup plus loin dans la découverte des œuvres, qu’on regarde sous toutes les coutures. Ce n’est jamais ennuyeux, car on étudie cela par choix."

Son avis sur la formation en licence de lettres ?

Découvrir comment un texte fonctionne, les motivations de son auteur au moment de l’écriture, le lien entre ses sources d’inspiration, l’histoire et la société dans laquelle il a vécu… C’est cette approche de la littérature qui a passionné Alice. "On étudie l’histoire littéraire du XVIII ème siècle, des œuvres de théâtre qu’on aurait jamais eu la curiosité de découvrir. On apprend dans quel contexte un auteur a écrit un texte, ce qui se cache derrière, les véritables enjeux… Cette formation permet vraiment d’appréhender la littérature autrement, c’est très enrichissant." Enfin, par le jeu d’options, Alice a pu ouvrir sa formation sur d’autres disciplines ; pour son plus grand plaisir, elle a commencé à apprendre l’italien.

Photos : ©Olivia Audemar/Onisep

Licence Lettres, fiche d’identité

  • Durée : 3 ans.
  • Sélection : via une procédure commune d’accès à l’enseignement supérieur.
  • Profils des admis : en priorité les bacs généraux (dont une majorité de L, mais aussi ES et S).
  • Cadre : université (cours en amphithéâtre et dans des salles de cours).
  • Emploi du temps : en moyenne, 15 à 19 heures de cours par semaine.
  • Matières : l’histoire littéraire à diverses époques : du Moyen-Âge au 17ème siècle au premier semestre, du 18 au 21ème siècle au S2. Autres enseignements principaux : littérature, culture et société, langue française (grammaire, linguistique, ancien français…), méthodologie (formation à l’analyse des textes et documents, formation au commentaire…). Les étudiants suivent aussi des cours sur l’histoire du livre, la littérature générale et comparée, littérature et histoire, les cultures antiques et la littérature française, relations littéraires et interculturelles, sans oublier un enseignement aide à la réussite… Au programme également : des cours de langue vivante étrangère, et, au S1, d’informatique. Au S3 et au S4, UE de professionnalisation au choix.
  • Charge de travail : travail personnel assez important à fournir en dehors des cours (environ 15 heures par semaine). Il est principalement consacré au travail sur la bibliographie, à la lecture des textes étudiés, ainsi qu’à la synthèse et à la mise au propre des cours.  
  • Vie de classe : cours magistraux en amphi et TD. Nombre d’étudiants variables selon les universités, 50 en moyenne, voire plus. Vie associative organisée par certaines associations. Possibilité de travailler seul ou en petits groupes à la BU, bibliothèque universitaire.
  • Encadrement : contrairement au lycée, les élèves inscrits en 1re année de licence sont peu encadrés. Ils doivent apprendre à être autonomes et à travailler seuls. Ceci étant, un tutorat d’accueil et d’accompagnement méthodologique est organisé à l’intention des étudiants de L1 pour faciliter leur adaptation. Les tuteurs, des étudiants plus avancés dans leurs études, proposent une aide individualisée ou en petits groupes de 2 à 3 étudiants (facultatif).
  • Vie extra-scolaire : à l’université, possibilité de s’impliquer dans la vie associative, en rejoignant une association ou en prenant des responsabilités au sein du BDE (bureau des élèves), du BDS (bureau des sports). Activités et sorties culturelles sont proposées. Concilier les études et un job étudiant est possible, sous réserve de pouvoir assumer les deux en termes de charge de travail…
  • Validation : les étudiants sont évalués tout au long du semestre et lors de partiels terminaux.
  • Diplôme : grade de licence, diplôme reconnu au niveau européen (LMD), à bac+3.
  • Coût de la scolarité : frais d’inscription universitaires de 181 euros. Environ 200 euros pour les frais de sécurité sociale.

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