Onisep.fr, l'info nationale et régionale sur les métiers et les formations
Imprimer
Accueil Choisir mes études Ma 1re année en...

Ma 1re année en licence mathématiques-informatique

C’est à la fac des sciences et technologie de l’université Paris-Est Créteil (Upec) qu’étudie Juliette, en 1re année de licence mathématiques-informatique. Plus tard, elle s’imaginerait bien travailler au service maintenance informatique d’une entreprise. Rencontre avec la jeune étudiante, un lundi bien rempli entre cours en amphi et TD (travaux dirigés).

Pourquoi avoir choisi la licence mathématiques-informatique ?

Mordue par la programmation informatique, Juliette suivait déjà la spécialité ISN (informatique et science du numérique) en terminale S. Également passionnée par le dessin, elle choisit d’intégrer après le bac une MANAA (mise à niveau en arts appliqués). Une année "trop stressante" qu’elle valide néanmoins. Changement de cap à la rentrée suivante : la jeune femme renoue avec son amour pour les maths et l’informatique en rejoignant une licence qui contient les deux à l’Upec. Une bifurcation logique à ses yeux : "Pour moi, l’informatique c’est aussi la création d’une œuvre." En 1re année de tronc commun, les maths et l’informatique comptent autant l’une que l’autre. C’est en L2 qu’il faudra se spécialiser dans l’une des deux disciplines. "Je n’ai pas opté pour une double licence par peur des difficultés. En revanche, disposer d’1 année supplémentaire pour choisir entre maths et informatique me plaisait bien. Puis pour travailler dans l’informatique ou dans un certain nombre de secteurs, les maths sont toujours nécessaires."

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Après la coupure de la mise à niveau artistique, le programme scientifique de terminale semblait loin lorsqu’il a fallu se replonger dans les suites et séries en maths, la mesure du temps, les oscillateurs et amortissements en physique... D’autant qu’à l’université, il faut apprendre l’autonomie : "En licence, si on ne travaille pas en plus des cours, on ne réussit pas son année." Élevée dans une famille où l’on parle chinois, Juliette a par ailleurs parfois du mal à comprendre les professeurs. La filière compte de nombreux étudiants étrangers pour lesquels sont proposés des cours de remise à niveau en français.

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’acclimater ?

Le cours magistral de programmation informatique et le TD d’anglais niveau avancé terminés, Juliette déjeune sur le pouce avec une amie avant de réviser à la bibliothèque universitaire. Un contrôle continu de maths est prévu à la fin des 3 heures de TD sur "les fonctions d’une variable réelle". Entre les trajets quotidiens de son domicile à l’université et la vingtaine d’heures de cours hebdomadaires, les journées lui semblent parfois longues. "Le travail personnel me prend énormément de temps ; j’y passe mes week-ends et mes vacances. Mais cela peut varier d’une personne à l’autre", nuance-t-elle, s’estimant "assez lente". Studieuse et appliquée, Juliette a validé ses 1ers partiels.

Qu’est-ce qui change par rapport à la Terminale ?

Juliette a dû s’habituer au système de notation : le contrôle continu, des exercices de maths à résoudre sur le site Internet, les comptes rendus de TP (travaux pratiques) sur l’oscillation d’un pendule ou le montage de diodes et résistances par exemple, les partiels… À la session d’examens du 1er semestre, Juliette a ainsi résolu, en 1h30, une vingtaine de problèmes sur les forces de frottement, les vecteurs de vitesse, les énergies cinétique et mécanique… Autre rupture avec le lycée, l’indépendance : "Les profs nous suivaient davantage au lycée. Certains étudiants bavardent en cours et personne ne les en empêche. Pour suivre, il faut se motiver tout seul. Tous les jours, il faut vérifier l’emploi du temps qui change souvent."

Son avis sur la licence mathématiques-informatique ?

Pour Juliette, c’est un bon moyen de tester un domaine lorsqu'on n'a pas d’idée de métier en tête. "J’aimais l’informatique, la licence m’a permis de découvrir ce que c’était et de savoir si ce domaine me plaisait." Mais elle a trouvé qu’il n’y avait pas suffisamment d'encadrement : "On nous laisse trop de liberté. L’ambiance n’est pas assez studieuse à mon goût." Après avoir validé son 2e semestre, Juliette envisage de suivre une formation en alternance dans une école spécialisée dans les technologies numériques appliquées.

Licence mathématiques-informatique, fiche d’identité

Durée : 3 ans
Sélection : inscription sur le portail Admission post bac (APB).
Profil des admis : en priorité les bacheliers S. Éventuellement les bacheliers ES ayant suivi la spécialité mathématiques en terminale et ayant un très bon niveau en maths.
Cadre : à l’université  (cours en amphithéâtre et dans les salles de cours).
Emploi du temps : en moyenne 15 à 25 heures de cours par semaine.
Matières : en 1re année à l’Upec, les mathématiques constituent 45 % du programme, l’informatique (algorithmes, programmation, systèmes et réseaux, logique) autour de 35 % et la physique environ 15 % (mécanique, électrocinétique - étude des circuits électriques), anglais. Les CM (cours magistraux) représentent la moitié des enseignements, les TD (travaux dirigés) et TP (travaux pratiques) l’autre moitié. En L2, l’étudiant se spécialise en maths ou en informatique.
Charge de travail : environ 1 heure de travail personnel par heure de cours.
Vie de classe : les effectifs sont variables d’une université à l’autre (150 places en 1re année à l’Upec). Les TD sont donnés en groupe d’une trentaine d’étudiants, les TP en groupes encore plus restreints. Possibilité de travailler seul ou en petits groupes à la BU (bibliothèque universitaire).
Encadrement : moins encadrés qu’au lycée, les étudiants doivent apprendre à travailler seuls et à être autonomes. Cependant, ils sont suivis par des enseignants référents et du tutorat est proposé par des étudiants plus avancés dans leur cursus.
Vie associative : nombreuses possibilités d’activités culturelles, sportives, de solidarité… Se renseigner auprès de la maison des étudiants et du Suaps (service universitaire des activités physiques et sportives).
Validation : les étudiants sont évalués tout au long de l’année et lors de partiels terminaux.
Diplôme : grade de licence, diplôme reconnu au niveau européen (LMD), à bac + 3.
Coût de la scolarité : frais d’inscription universitaire de 184€ par an

 

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels