Onisep.fr, l'info nationale et régionale sur les métiers et les formations
Imprimer
Accueil Choisir mes études Ma 1re année en...

Ma 1re année en prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre)

Clélia veut devenir vétérinaire. Quentin aime les sciences et la nature. Après leur bac S, ils se sont tous les deux lancés dans une prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre), au lycée Marcelin Berthelot à Saint-Maur-des-Fossés (94). Avec un même objectif : se préparer au mieux aux concours qu’ils passeront à la fin de la 2e année de prépa. Leurs impressions sur leurs premiers mois prépa.

Pourquoi avoir choisi la prépa BCPST ?

Pour Clélia qui rêve depuis toute petite de devenir vétérinaire, le choix était évident : la prépa BCPST constitue la voie royale pour accéder aux écoles vétérinaires, même si la sélection est sévère. Elle a privilégié le lycée le plus près de chez elle "pour minimiser les temps de transports, la gestion du temps étant stratégique en prépa". Quentin, lui, a toujours aimé la nature mais n’a pas d’idée précise de métier : "J’ai opté pour cette prépa car elle permet de rester généraliste en sciences dans le prolongement du bac S, et de bifurquer vers une autre filière scientifique si jamais je ne m’y plais pas."

Qu’est-ce qui change par rapport au lycée ?

"Tout !" répondent en cœur Quentin et Clélia, avant de détailler le rythme plus intense, la quantité de travail plus grande et les attentes des profs plus élevées. "Il faut avoir une attitude active et être attentif à chaque seconde de cours pour essayer de comprendre tout de suite et faire le lien entre les différentes connaissances qu’on nous apporte", explique Clélia. Quentin insiste sur la démarche scientifique : "Réciter son cours ne suffit plus à avoir la moyenne. On nous guide moins dans les exercices et l’on doit réfléchir par nous-mêmes. C’est aussi le principe des TIPE (travaux d’initiative personnelle encadrés) : à nous de trouver une problématique et d’élaborer nos protocoles d’expériences." Autre nouveauté : les colles, ces interrogations orales hebdomadaires dans différentes matières. "Elles me stressaient au début de l’année, explique Quentin. Maintenant, je les prends comme un cours particulier qui me permet de faire le point sur ce que j’ai retenu et compris du cours."

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

L’organisation étant le point faible de Quentin, c’est donc dans les matières où il y a le plus de cours à apprendre, comme en chimie, qu’il a rencontré quelques difficultés : "J’ai eu du mal à travailler régulièrement, surtout au moment où je me demandais si je n’allais pas quitter la prépa. Or on ne peut pas faire d’impasse : tout ce qu’on n’assimile pas, on le retrouvera forcément plus tard, en cours ou au concours." Clélia, elle, a dû mettre les bouchées doubles en anglais : "Jusqu’au lycée, c’était ma 2de langue vivante ; or en BCPST, elle devient obligatoirement notre 1re langue, donc j’ai dû rattraper le niveau !"

A quel rythme de travail a-t-il fallu s’habituer ?

Près de 35 heures de cours par semaine, un devoir surveillé de 2 à 4 heures le mercredi après-midi, deux colles par semaine : l’emploi du temps est bien rempli. S’y ajoute le travail personnel, 2 à 3 heures le soir pour chacun des deux étudiants. Clélia constate : "Contrairement au lycée, je ne peux pas repousser le travail au week-end. Je relis mes cours tous les soirs pour assimiler les notions et pouvoir suivre le cours suivant." Ce qui ne l’empêche pas de réviser aussi une bonne partie du week-end et des vacances : "On n’est jamais entièrement coupés de la prépa !", sourit-elle.

Et après ?

Grâce au stage en Auvergne où la classe a observé grandeur nature les phénomènes étudiés en classe tels que le volcanisme, la sédimentation et la botanique, Quentin a retrouvé de la motivation et souhaite poursuivre en 2e année. Son objectif : passer le concours des écoles de géologie et d’environnement, et celui des écoles d’agronomie. Clélia, quant à elle, garde le cap des écoles vétérinaires. Mais elle a aussi découvert cette année les ENS (Ecoles normales supérieures) dont les deux aspects enseignement et recherche l’intéressent : "Grâce aux TIPE, j’ai entrevu ce en quoi consistait la recherche, et expliquer les nouvelles connaissances que j’ai acquises me passionne." Elle passera donc les deux concours l’an prochain.

Prépa BCPST, fiche d’identité

Durée : 2 ans après le bac. Possibilité de redoubler la 2e année pour repasser les concours d’entrée dans les grandes écoles.

Sélection : sur dossier. Inscription via le portail d’inscription dans le supérieur Admission post-bac (APB).

Profil des admis : bacheliers S, avec des résultats réguliers et homogènes.

Cadre : lycées publics ou privés. Cours magistraux et travaux dirigés en classes, travaux pratiques en salle de TP.

Emploi du temps : 35 heures de cours environ par semaine, plus des devoirs surveillés et des colles (interrogations orales).

Matières : un cocktail équilibré de maths (8 heures), sciences et vie de la Terre (8 heures) et physique-chimie (7 heures). S’ajoutent de l’informatique, des TIPE (travaux d’initiative personnelle encadrés), du français-philo, des langues (anglais obligatoire).

Charge de travail : élevée. Travail personnel important à fournir en dehors des cours, pour apprendre les notions et préparer les devoirs maisons, les colles et les devoirs surveillés.

Vie de classe : nombre d’élèves par classe variable selon les lycées, entre 30 et 50.

Encadrement : élevé. Équipe réduite d’enseignants, grande proximité avec les élèves.

Vie associative : peu développée, les élèves de prépas ayant peu de temps à lui consacrer.

Validation : contrôle continu, pour passer en 2e année et obtenir 120 crédits ECTS. Le redoublement de la 1re année de prépa n’est pas autorisé, sauf cas exceptionnel.

Diplôme : pas de diplôme, l’objectif étant d’intégrer une école vétérinaire, une école d’ingénieurs (en agronomie, environnement, géologie…) ou une ENS (école normale supérieure) sur concours en fin de 2e année.

Coût de la scolarité : frais d’inscription universitaires dans les lycées publics (184 €) ; jusqu’à 8 000 € dans les lycées privés.

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels

Accueil Toute l'actu nationale

monorientationenligne.fr