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Publication : juillet 2015

Ma 1re année en prépa TSI (technologie et sciences industrielles)

Issus de la voie technologique, Laurène et Clément ont choisi d’intégrer une prépa TSI (technologie et sciences industrielles) au lycée Richelieu de Rueil-Malmaison. Pendant 2 ans, ils vont travailler dur avec pour objectif de réussir les concours d’entrée en écoles d’ingénieurs. Au programme : des mathématiques, des sciences industrielles de l’ingénieur et de la physique-chimie à haute dose. Regards croisés sur leur 1re année.

Pourquoi avoir choisi la prépa TSI ?

Pour Clément, la prépa TSI représentait la meilleure option en sortant d’un bac STI2D. "Évidemment, il faut beaucoup travailler, mais à la fin les concours nous ouvrent la porte d’entrée des écoles d’ingénieurs. Sur APB, j’ai postulé dans différents lycées proposant cette prépa, mais aussi en DUT au cas où mon dossier ne serait pas retenu." Comme lui, Laurène a misé sur la prépa TSI après un bac STI2D dans le but d’intégrer une école d’ingénieurs : "J’ai préféré faire une prépa plutôt qu’un DUT car le choix d’établissements aux concours post-prépa est bien plus large."

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

"Le passage entre la terminale et la prépa a été un choc, explique Clément. Jusqu’au bac, je me contentais du minimum, il me suffisait d’écouter les cours. Arrivé en prépa, on révise de manière continue. Toutes les disciplines sont vraiment importantes, et pas seulement les mathématiques." La transition a également été rude pour Laurène : "Le 1er mois surtout n’a pas été facile, il a fallu s’habituer aux journées de cours plus longues et à avoir beaucoup plus de travail à faire le soir en rentrant. En terminale, j’étais première de ma classe et je me suis retrouvée avec des élèves meilleurs que moi et qui, eux aussi, étaient premiers de leur classe auparavant..."

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’adapter ? 

"À un rythme beaucoup plus dense ! En terminale, j’avais peu de devoirs à la maison. Désormais il faut reprendre chaque soir les cours de la journée, faire des fiches, sans oublier de préparer les devoirs surveillés (DS) qui ont lieu le samedi matin et les colles", détaille Laurène. Pour son camarade aussi, les soirées à bûcher se sont allongées : "Avant la prépa, je travaillais une 1/2 heure, voire 1 heure par semaine chez moi. Maintenant, c’est le temps que je consacre tous les soirs à mes devoirs et révisions." Les deux élèves ont des colles toutes les semaines en maths et toutes les deux semaines en sciences de l’ingénieur, anglais et physique, et le samedi matin est réservé aux DS. Un emploi du temps qui laisse peu de place pour les loisirs. "Je faisais de la musique et du basket, mais j’ai mis cela entre parenthèses le temps de la prépa", ajoute Laurène.

Qu’est-ce qui change par rapport à la terminale ?

"Ce qu’on a appris en STI2D est approfondi et développé. En mathématiques par exemple, on a débuté l’année avec des exercices assez simples afin de nous faire progresser en raisonnement logique, souligne Clément. En revanche, certains chapitres en physique correspondent avec ce que l’on a étudié au lycée en enseignements technologiques transversaux (ETT)." Laurène observe aussi une continuité et un approfondissement dans l’apprentissage des matières. Mais le changement le plus important pour elle reste la densité des enseignements : "On a parfois l’impression de voir tout le programme de terminale en 2 heures !" Du coup, il faut aussi "être plus organisé, attentif en cours et surtout actif en TD et TP".

Et après la prépa ?

Pour l’instant, Laurène ne sait pas encore à quelle école d’ingénieurs elle va postuler, mais son objectif n’est pas forcément d’entrer dans une très grande école. "Je veux surtout faire quelque chose qui me plaît, peut-être travailler dans l’environnement plus tard. J’aimerais bien encadrer une équipe, monter des projets dans le domaine de la gestion des déchets ou de l’eau." De son côté, Clément a une idée plus précise de l’école qu’il vise : "J’envisage d’intégrer les Arts et métiers ParisTech. Les sciences de l’ingénieur, en particulier la mécanique, me plaisent bien mais je n’ai pas encore déterminé dans quel secteur j’aimerais exercer. C’est pour ça que j’ai choisi la prépa."

Prépa TSI, fiche d’identité

Durée : 2 ans après le bac. Redoublement possible en 2e année.

Sélection : sur dossier, via le portail d’inscription dans le supérieur Admission post-bac.

Profil des admis : bacheliers STI2D des quatre spécialités, et bacheliers STL de la spécialité SPCL (sciences physiques et chimiques en laboratoire).

Cadre : lycée public ou privé.

Emploi du temps : 37 heures hebdomadaires, auxquelles s’ajoutent les devoirs surveillés (DS) et les colles (interrogations orales).

Matières : enseignements principaux en mathématiques, sciences industrielles de l’ingénieur et physique-chimie. Plus du français-philosophie, de l’informatique, des TIPE (travaux d’initiative personnelle encadrés) et des langues.

Charge de travail : importante. Beaucoup de travail personnel pour réviser les cours, préparer les colles et les DS organisés chaque semaine.

Vie de classe : nombre d’élèves par classe variable ; la moitié des enseignements sont assurés en TP ou TD à effectif réduit.

Encadrement : élevé. Grande proximité avec les enseignants.

Validation : contrôle continu et concours blancs.

Diplôme : pas de diplôme. La prépa TSI mène aux concours d’entrée principalement en écoles d’ingénieurs. Les 2 années de prépa confèrent des crédits ECTS permettant des équivalences avec d’autres cursus.

Coût de la scolarité : dans les lycées publics, frais d’inscription dans l’université partenaire (184€) ; dans les lycées privés, de 2 000 € à 8 000€ par an.

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