Fiche secteur

Armée et sécurité : engagement et action au service des autres

publication : 29 janvier 2016
Pour remplir au mieux leurs missions, les armées et la gendarmerie ont besoin de jeunes exerçant des métiers variés et à tous niveaux. Certains, à la pointe de la technologie, nécessitent des qualifications plus élevées.

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Assurer la relève dans les forces armées

C’est sur le dynamisme des jeunes recrues que repose largement la capacité opérationnelle des trois armées (terre, air, marine). Au total, plus de 200 000 militaires et environ 70 000 civils exercent dans le secteur.

Plus de 60% des militaires exercent sous contrat à durée limitée (de 1 an, renouvelable 4 fois, ou de 5 à 10 ans). A l’issue de leur contrat, ils choisissent de retourner à la vie civile, renouveler leur contrat ou de s’engager pour faire carrière dans l’armée. D’où un recrutement continu au sein des 3 armées : terre, marine, air. De quoi remplacer aussi les départs. Environ 20 500 jeunes sont recrutés chaque année. En 2016, l'armée prévoit 24 000 recrutements.

Très largement en tête avec 115 000 militaires, l’Armée de Terre concentre 75 % des recrutements annuels. Elle assure le contrôle des opérations au sol, dans les environnements difficiles, au niveau national et partout dans le monde. Cette armée est fortement sollicitée dans le cadre du plan Vigipirate, pour assurer la sécurité des personnes.

Tout aussi ouverte, la gendarmerie accueille 9500 personnes (chiffre 2012). Force armée chargée de missions de police en zone rurale et périurbaine, elle doit, elle aussi, assurer le renouvellement des générations.

Côté Police nationale en revanche, les recrutements se font au compte-gouttes : moins de 300 candidats ont été admis au concours en 2011, dont une majorité de gardiens de la paix.

Toutefois, des adjoints de sécurité sont recrutés en masse.

Enfin, entraînés à combattre le feu et les inondations, les sapeurs-pompiers sont majoritairement volontaires. Le corps professionnel compte environ 50 000 personnes (chiffre 2012), fonctionnaires territoriaux ou militaires de l’armée de terre.

Environ 15 % des recrutements concernent la Marine Nationale; avec 3 500 postes à pourvoir en 2016. Cette armée rassemble 40 000 marins, hommes et femmes, militaires et civils. Les missions des marins vont du sauvetage en mer jusqu’à la dissuasion nucléaire, en passant par la gestion de crise et le combat en mer.

Quant à l’Armée de l’Air, elle intègre près de 10 % des recrutements. 2 000 jeunes sont recrutés par an. Elle est composée de 45 500 militaires. Avec 22 % de femmes, c’est l’armée la plus féminisée.  Capable de déployer des unités à grande distance et très rapidement, l’Armée de l’Air est essentiellement associée à la gestion des crises.  

Des spécialités déficitaires dans l’armée et la gendarmerie

Les 3 armées se répartissent en quelques familles de métiers : le combat, la logistique, la sécurité, le renseignement mais aussi la guerre électronique, l’administration et la vie quotidienne (comme le métier de cuisinier). Si les métiers d’action attirent le plus les jeunes, d’autres, plus techniques, connaissent des difficultés de recrutement : météorologues, contrôleurs aériens, informaticiens, mécaniciens, électroniciens…

 Parmi les 400 spécialités proposées par l’Armée de Terre, la priorité est donnée aux fonctions opérationnelles de combattant, plutôt que celles en lien avec la vie quotidienne, comme le métier de cuisinier ou frigoriste. Si ce sont bien les métiers de combattant qui attirent le plus, tel que le parachutisme qui fait toujours autant rêver les candidats (une vingtaine par poste), d’autres spécialités techniques sont en besoin : linguiste d’écoute en langue rare, météorologue, topographe… Des métiers auxquels les jeunes ne pensent pas forcément quand ils s’intéressent à l’armée.

Au sein de la gendarmerie, les gendarmes adjoints volontaires sont de loin les plus nombreux, accédant ensuite bien souvent au grade de sous-officier.

Hormis les adjoints de sécurité bénéficiant de contrats de 3 ans, les gardiens de la paix se situent au premier palier dans la hiérarchie de la Police nationale, après les officiers puis les commissaires, peu nombreux.

A noter également quelques postes de techniciens de la police scientifique.

De même dans la Marine Nationale. Cette armée offre plus de 50 métiers en mer (détecteur, fusilier marin, manœuvrier, navigateur-timonier…) mais aussi à terre et dans les airs, disposant d’équipements tels que l’avion de combat Rafale.  Les métiers relevant des opérations navales, au mode de vie atypique, souffrent d’une méconnaissance de la part des jeunes.  

L’Armée de l’Air compte également une cinquantaine de métiers : des pilotes de chasse, des contrôleurs de sécurité… mais aussi des informaticiens et des spécialistes du renseignement. Les besoins ciblent surtout les métiers de la sécurité, en particulier les fonctions de pompier, fusilier de l’air et maître-chien.  

Vidéo : un pilote et une mécanicienne racontent leur quotidien

 

Intégrer l’armée ou la sécurité du CAP au bac + 5

Tous les métiers (ou presque) s’apprennent au sein de l’Armée. Avant même de débuter une formation dans l’une des 3 armées, les jeunes signent un contrat d’engagement. Ils deviennent donc militaires dès leur apprentissage.

L’Armée (et ses formations) sont accessibles à tout niveau,  dès la sortie de la classe de 3e.  

A noter : des écoles de l’Armée de l’Air forment aussi les élèves dès la 6e jusqu’au bac, en passant par le CAP.

Sans diplôme, l’intégration se fait au sein du 1er corps des militaires, celui des « militaires du rang » (ou « quartiers-maîtres et marins » pour la Marine Nationale) qui remplissent des fonctions d’exécutants ou d‘opérateurs. C’est ce corps qui concentre les recrutements. Toutefois, les nouvelles recrues ont surtout un CAP ou un bac. Le diplôme du bac augmente en effet les chances de progresser, par l’expérience, et d’entrer dans une école de sous-officiers.

Le corps des sous-officiers, qui encadrent des équipes, est accessible après le bac. Dans l’Armée de Terre, 70 % de sous-officiers sont recrutés parmi des militaires du rang qui évoluent ainsi dans leur parcours.

Avec un niveau allant de bac +2, à l’issue d’une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), jusqu’à bac +5, les candidats peuvent devenir officiers, pour encadrer des groupes d’hommes et de femmes. Une petite minorité de recrues seulement accède, sur concours, aux écoles d’officiers, pour devenir officier de carrière ou officier sous contrat (engagé pour une durée limitée) selon l’armée choisie.

Quelques exceptions : pour certains métiers de la vie civile que l’on peut exercer au sein de l’Armée, tels que cuisinier, frigoriste ou mécanicien, un diplôme de spécialité est demandé à la candidature. Tandis que ceux qui souhaitent devenir météorologues peuvent se présenter avec un bac scientifique et suivre une formation à ce métier au sein de l’une des trois armées choisie.

Quels que soient le métier visé (opérationnel ou "de la vie quotidienne") et le niveau d’entrée, les formations des armées se déroulent en deux temps. Le jeune suit une formation militaire (générale) qui comprend l’entraînement au combat, des exercices de terrain et des enseignements théoriques, sur l’Histoire et les valeurs de la Défense par exemple. Il apprend ainsi à devenir soldat. Un second volet d’apprentissage est, lui, spécialisé dans le métier choisi, avant d’exercer dans un régiment, une flottille de la Marine Nationale ou une base aérienne.

 

Comment entrer dans l'armée ?

 

Ce diaporama sonore a été réalisé au Groupement Recrutement Sélection du Fort Neuf, à Paris 12e. Vous pourrez retrouver l'intégralité de ce reportage au sein de la publication "Les métiers de la Défense" qui vient de paraître dans notre librairie en ligne.

 

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