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Fiche secteur

Armée et sécurité : engagement et action au service des autres

Publication : mars 2012
Pour remplir au mieux leurs missions, les armées et la gendarmerie ont besoin de jeunes exerçant des métiers variés et à tous niveaux. Certains, à la pointe de la technologie, nécessitent des qualifications plus élevées.

Assurer la relève dans les forces armées

C’est sur le dynamisme des jeunes recrues que repose largement la capacité opérationnelle des trois armées (terre, air, marine).

D’où un renouvellement continu des engagés qui effectuent en moyenne 2 contrats de 5 ans avant de retourner à la vie civile.

Autant dire que les armées recrutent : quelque 20 000 jeunes chaque année affectés à l’une des familles de métiers telles que le combat, la logistique, la sécurité, le renseignement…

Avec quelquefois certaines difficultés dans des spécialités techniques ou filières peu connues.

En tête des embauches, l’armée de terre avec 13 000 jeunes par an, suivie par la marine (3000 engagements) puis l’armée de l’air (2000).

Tout aussi ouverte, la gendarmerie accueille 9500 personnes.Force armée chargée de missions de police en zone rurale et périurbaine, elle doit, elle aussi, assurer le renouvellement des générations.

Côté Police nationale en revanche, les recrutements se font au compte-gouttes : moins de 300 candidats ont été admis au concours en 2011, dont une majorité de gardiens de la paix.

Toutefois, des adjoints de sécurité sont recrutés en masse.

Enfin, entraînés à combattre le feu et les inondations, les sapeurs-pompiers sont majoritairement volontaires. Le corps professionnel compte environ 50 000 personnes, fonctionnaires territoriaux ou militaires de l’armée de terre.

Des spécialités déficitaires dans l’armée et la gendarmerie

Parmi les nombreuses spécialités que compte l’armée, certaines sont déficitaires : mécanicien, opérateur des transmissions, linguiste d’écoute en langue rare, expert en systèmes d’information ou en électronique embarquée, spécialiste en nucléaire…

A l’inverse, le parachutisme attire de nombreux candidats.

Quant au pilotage d’hélicoptère, il offre de belles perspectives à de simples bacheliers recrutés comme officiers pilotes sous contrat.

Dans la marine, les quartiers-maîtres de la flotte constituent la fonction la plus emblématique.

Enfin, les armées emploient environ 70 000 civils, affectés à l’administration, la vie quotidienne…

Au sein de la gendarmerie, les gendarmes adjoints volontaires sont de loin les plus nombreux, accédant ensuite bien souvent au grade de sous-officier.

Hormis les adjoints de sécurité bénéficiant de contrats de 3 ans, les gardiens de la paix se situent au premier palier dans la hiérarchie de la Police nationale, après les officiers puis les commissaires, peu nombreux.

A noter également quelques postes de techniciens de la police scientifique.

Témoignages de professionnels




Intégrer l’armée ou la sécurité du CAP au bac + 5

Au sein des armées, les jeunes sont le plus souvent recrutés en tant que militaires du rang, orientés vers un domaine, puis une spécialité, en fonction de leurs aptitudes et, bien sûr, des besoins.

A charge pour l’armée de les accompagner par la formation jusqu’à ce qu’ils soient opérationnels au combat, à la logistique, à la sécurité…

Bien que les militaires du rang puissent être recrutés sans diplôme, plus de 80 % sont titulaires du bac.

 Ils peuvent ensuite très rapidement accéder au grade de sous-officier par le biais de la formation interne.

Un grade auquel accèdent directement une minorité de recrues, en passant par une école de sous-officiers (l’ Ensoa pour l’armée de terre, l’ Efsoaa pour l’armée de l’air…).

Quant aux officiers, en plus des promotions internes, ils sont le plus souvent recrutés via l’admission aux grandes écoles ( Saint-Cyr, Polytechnique, Ecole navale…)

Les officiers de police et les lieutenants sapeurs-pompiers sont recrutés sur concours après un bac + 3.

A noter que les gendarmes adjoints volontaires, de même que les adjoints de sécurité de police, sont sélectionnés après la 3ème pour suivre une formation avant de signer un contrat.

 

Une jeune gendarme et son supérieur au bureau

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Les métiers de la défense et de la sécurité publique, collection Parcours

Parution : février 2012

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