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Fiche secteur
Des logements collectifs ou individuels jusqu’aux équipements publics, les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP) interviennent partout. Elles continuent de recruter massivement malgré la crise. Des ouvriers d’abord, mais aussi, et de plus en plus, des diplômés du supérieur.
©James Hardy_PhotoAlto
Le BTP a besoin de cadres pour faire face à de nouvelles exigences.
Routes, ponts, canalisations, mais aussi logements et édifices publics... Depuis l’artisan travaillant en solo jusqu’aux géants tels que Vinci ou Eiffage, les entreprises du BTP ne chôment pas. Aussi continuent-elles de recruter massivement malgré la crise.
Chaque année, le secteur du bâtiment embauche environ 80 000 personnes, et les travaux publics intègrent presque 27 000 nouveaux entrants.
Ces secteurs de main-d’oeuvre, qui rassemblent presque 1 500 000 personnes, comptent une majorité d’ouvriers à renouveler régulièrement.
Car ils sont nombreux à partir à la retraite ou à évoluer dans la hiérarchie.
Reste que le BTP a aussi un besoin accru de cadres pour faire face à de nouvelles exigences.
Sans oublier les architectes. Ces maîtres d’oeuvre chargés de concevoir les projets de construction seraient environ 35 000 dont 83 % de libéraux et associés.
Sur les chantiers du bâtiment, les ouvriers sont majoritaires (75 %), se répartissant entre le gros œuvre (le maçon ou le conducteur d’engins y sont en bonne place) et le second œuvre, c’est-à-dire toutes les finitions, de la toiture à la peinture en passant par l’électricité (plombier, menuisier, carreleur, chauffagiste, charpentier…).
Les travaux publics s’appuient également sur les équipes ouvrières (65 %), chargées de domaines aussi divers que la construction de routes, l’installation d’éclairages publics, la collecte des déchets, l’acheminement de l’eau potable…
A la tête des équipes, des chefs de chantier, des conducteurs de travaux, des commerciaux… dont les compétences s’élargissent.
En cause, les nouvelles réglementations liées au développement durable ainsi qu’à la concurrence accrue entre les entreprises pour décrocher les marchés.
Dans le BTP, le CAP (certificat d’aptitude professionnelle) reste un niveau de qualification très recherché, d’autant plus lorsqu’il est préparé en apprentissage. Pour preuve, une trentaine de diplômes forment les jeunes à des spécialités pointues (CAP canalisateur, constructeur de routes, couvreur, maçon, installateur thermique, plâtrier, peintre…).
Au niveau bac, sont proposés une quinzaine de bacs pro et autant de brevets professionnels, permettant aux diplômés de s’installer à leur compte.
Au niveau supérieur, une quinzaine de BTS (brevets de technicien supérieur bâtiment, travaux publics, enveloppe du bâtiment, géomètre-topographe…) et 2 DUT (diplômes universitaires de technologie génie civil, génie thermique et énergie).
Ces diplômes peuvent être complétés par une licence pro (bac + 3) pour accéder à des fonctions d’encadrement intermédiaire.
A bac + 5, on retrouve des écoles d’ingénieurs et des masters conduisant aux postes de cadres.
Citons aussi les 20 écoles d’architecture menant en 5 ans au diplôme d’Etat. S’y ajoutent l’ESA de Paris, une école privée reconnue, ainsi que l’Insa de Strasbourg, seul établissement à recruter les futurs architectes avec un bac + 1 scientifique.
Les métiers du bâtiment, collection Zoom sur les métiersParution : mai 2009 Document à télécharger. Vente également sur la librairie web |
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Les métiers de l'architecture, de l'urbanisme et du paysage, collection ParcoursParution : octobre 2010 |
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Les métiers du bâtiment et des travaux publics, collection ParcoursParution : mai 2012 |
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