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Fiche secteur
Des effectifs moins nombreux, mais de plus en plus qualifiés. Telle est la conséquence des profondes mutations que connaissent les industries chimiques et pharmaceutiques. De la chimie verte aux études réglementaires, en passant par les biotechnologies... autant de domaines en développement qui nécessitent de nouvelles compétences. Avis aux jeunes diplômés.
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Industrie chimique : 3e secteur industriel en France
Avec près de 157 000 salariés, l'industrie chimique est le 3e secteur industriel en France. Malgré des effectifs en baisse, elle continue de recruter, par an, entre 10 000 et 15 000 personnes avec des profils de plus en plus qualifiés.
Si son rôle premier est de transformer les matières premières (pétrole, eau, gaz, minerais…) et fabriquer des produits de synthèse, différentes activités caractérisent le secteur de la chimie. Parmi elles :
La chimie se tourne aujourd’hui vers de nouvelles activités, favorables à l’environnement comme à l’emploi : la chimie verte, par exemple. Celle-ci comprend notamment la chimie végétale et le développement du recyclage, comme le traitement des matières plastiques issues de l’automobile.
La chimie végétale utilise les ressources d’origine… végétale à la place des produits issus du pétrole. Elle emploie 23 410 personnes et pourrait créer jusqu’à 19 000 emplois supplémentaires d’ici 2020, selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).
Autre domaine porteur : la biotechnologie. Les entreprises dédiées à cette activité ont particulièrement le vent en poupe. La qualification des salariés y est plus élevée qu’ailleurs.
Les métiers se répartissent au sein des différentes branches : la recherche et le développement (R & D), le laboratoire-contrôle, la fabrication (qui concentre 36 % des effectifs des industries chimiques) la qualité-hygiène-sécurité-santé-environnement (QHSSE), mais aussi la commercialisation…
La chimie emploie près de 12 000 personnes pour ses équipes R & D, dont 46 % de techniciens et plus de 38 % de chercheurs. Ingénieurs (chefs de projet) et techniciens (techniciens de recherche) y conçoivent de nouveaux produits (notamment des médicaments) au sein de laboratoires.
En fabrication, les ingénieurs de production, les techniciens de fabrication et les opérateurs de production (pilotes d’installations automatisées) sont très recherchés pour gérer la production en usine.
Dans tous les secteurs de pointe comme la chimie, la réglementation en matière de sécurité est de plus en plus contraignante et génère des besoins d’experts en qualité, en toxicologie, en environnement, ou encore en affaires réglementaires (chargé hygiène-sécurité-environnement, toxicologue, chargé des affaires réglementaires...).
Enfin, les fonctions de commercialisation (visiteur médical, entre autres…) représentent 15 % des postes.
Si l’on peut intégrer le secteur avec un CAP en poche, les profils recherchés sont de plus en plus qualifiés, en raison de l’automatisation des usines, notamment, allant ainsi jusqu’au bac + 8.
Le CAP (industries chimiques ou conducteur d'installation de production, par exemple) et le bac pro (maintenance des équipements industriels ou procédés de la chimie, de l’eau et des papiers-cartons, par exemple) forment des ouvriers qualifiés.
Le bac technologique sciences et technologies de laboratoire (STL) forme aux manipulations en laboratoire et à l’étude des produits.
Les titulaires d’un bac + 2 (BTS ou DUT) sont recrutés, en majorité, pour occuper le plus souvent des fonctions de production.
Les titulaires d’un bac + 3 (licence professionnelle) travaillent en R & D en tant que techniciens à la paillasse (plan de travail utilisé pour les manipulations en laboratoire).
À bac + 5, les ingénieurs débutants ont la cote, notamment pour les postes de R & D. La majorité d’entre eux sort d'une des 19 écoles de chimie et de génie chimique de la Fédération Gay-Lussac.
Dans l'industrie pharmaceutique, on recherche des spécialistes titulaires d’un bac + 5 (diplôme d’ingénieur, master universitaire…), d’un bac + 6 (diplôme d’État de docteur en pharmacie…), d’un bac + 8 (doctorat universitaire) ou d’un bac + 9 au minimum (diplôme d’État de docteur en médecine…) pour diriger certains projets, mais c’est le doctorat qui est le plus apprécié par les laboratoires de recherche fondamentale.
À noter : hors du secteur de la chimie, d’autres débouchés sont ouverts aux ingénieurs chimistes dans des laboratoires de traitement de l’eau ou des déchets, par exemple
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Les métiers de la chimie, collection ParcoursParution : Janvier 2013 |
Les métiers de la biologie et des biotechnologies, collection ParcoursParution : Juin 2012 |
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L'industrie du médicament, collection Zoom sur les métiersParution : Février 2013 A télécharger : |
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