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Formations en aéronautique : conseils pour construire son parcours d’études

Publication : 7 juillet 2017
Philippe Dujaric, directeur des affaires sociales et de la formation du Gifas (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), revient sur les cursus qui permettent de rejoindre ce secteur porteur.

Aéronautique : 5 questions pour se repérer dans les études du secteur

Des études longues sont-elles incontournables ?

"Non. La filière de formation aéronautique commence au niveau CAP (en 2 ans après la 3e) puisqu’il existe un CAP dédié au secteur : le CAP aéronautique (options avionique, systèmes et structure). La majorité des recrutements en production se fait toutefois au niveau bac professionnel, en 3 ans après la 3e. Il existe par exemple le bac pro aéronautique, dont les options couvrent l’avionique, la structure et les systèmes. Celui-ci peut être complété par des mentions complémentaires, en 1 an, orientées dans la maintenance. Avec un très bon carnet de commandes (de 5 ans en moyenne), les entreprises du secteur recrutent sur ces niveaux de qualification pour faire face à l’augmentation des cadences de production."

Un bac + 5 plutôt qu’un bac + 2 ?

"Si l’aéronautique recrute largement au niveau ingénieur (40 % des nouvelles recrues), les techniciens supérieurs jouent un rôle clé dans la chaîne de conception et de production, et connaissent des perspectives de carrière intéressantes. Ils travaillent dans les bureaux d’études, sur les essais, en méthode, en préparation de production ou encore en qualité. Ces postes sont occupés par des titulaires de DUT, BTS et licences professionnelles, notamment en maintenance aéronautique, en conception de structures ou en propulsion."

A bac + 5 : un diplôme d’ingénieur sinon rien ?   

"Très prisés dans la profession, les diplômés des écoles d’ingénieurs représentent certes 80 % des recrutements à bac + 5. Mais certains masters universitaires, notamment en recherche, tirent très bien leur épingle du jeu. Parmi les domaines qui intéressent les entreprises aéronautiques : les matériaux, les structures, l’électronique, l’avionique…"

Faut-il un diplôme étiqueté aéronautique ?  

"Les formations spécialisées en aéronautique constituent naturellement la base des recrutements. Côté écoles d’ingénieurs, citons les emblématiques écoles du groupe Isae (Isae-Supaéro, Isae-Ensma, Estaca-Isae et l’École de l’air), l’Enac, l’Ipsa… ; au niveau bac + 2, + 3, il y a le BTS aéronautique, des licences pro orientées aéronautique, les IUT colorés aéronautique, comme ceux de Ville-d’Avray et de Toulouse.

Mais le secteur puise également dans le vivier des formations généralistes ou spécialisées dans un domaine associé, comme les Insa, les Arts et Métiers, les écoles Centrales, les DUT génie mécanique et productique, génie thermique et énergie, GEII (génie électrique et informatique industrielle)… On peut dans ce cas colorer son parcours par des stages dans l’aéronautique ou le spatial, ou réaliser sa formation par la voie de l’apprentissage dans une entreprise du secteur."

Des études pour les garçons ?

"Évidemment non ! Les filles sont encore trop peu nombreuses à s’y engager car elles pensent à des métiers d’usine, à la chaîne, impliquant horaires de nuit et effort physique. Cette image est erronée : ce n’est pas la norme, même dans les métiers de la production. C’est d’autant plus dommage qu’entreprises et formations recherchent la mixité des équipes et accueillent les filles à bras ouverts. Et celles qui se lancent s’en sortent très bien, tant dans leurs études que dans la vie professionnelle."

Vient de paraître