Fiche secteur

Énergie : une industrie en pleine mutation

publication : 15 juin 2016
En dépit de la crise économique, le secteur de l'énergie a longtemps affiché une bonne santé. Le vent a cependant tourné du côté des industries pétrolières et nucléaires, en proie à des incertitudes. Leurs recrutements sont en baisse. Quant aux énergies renouvelables, elles restent un filon prometteur.

picto-energie

Un secteur secoué mais toujours porteur

À côté de quelques géants de dimension internationale capables d'investissements gigantesques comme Total, Areva, EDF ou Engie, le secteur compte une multitude de petites et moyennes entreprises. Pour tous, l'engagement dans le mix énergétique est toujours plus d'actualité. L'idée : combiner l'exploitation de différentes énergies pour mieux préserver les ressources et la planète.

Victime d'une chute vertigineuse du prix du pétrole, les grandes compagnies pétrolières freinent leurs investissements et leurs embauches. Davantage touchées, les entreprises parapétrolières suppriment des emplois. Ces difficultés sont toutefois cycliques. Le pétrole continuera à avoir des besoins dans le forage, la maintenance, la robotique ou encore les automatismes.

Le nucléaire connaît lui aussi des remous (plan d'économies, restructuration...) mais demeure un poids lourd. Dans les années à venir, EDF devra ainsi recruter des profils techniciens et ingénieurs pour renouveler une partie de ses effectifs, même si la tendance sera à la baisse.

Plus stable, le gaz recrute régulièrement des conseillers clientèles, techniciens d'exploitation réseau...

Enfin, l'objectif de croissance verte devrait dynamiser le marché des énergies renouvelables. Le nombre d'emplois pourrait ainsi être multiplié par trois d'ici 2020. De même, les réglementations sur les économies d'énergie dope le secteur du bâtiment (rénovation et construction), avide de compétences en génie thermique et climatique.

Toute une palette de métiers

Centrales nucléaires ou hydrauliques, parcs éoliens ou solaires, réseaux d'électricité ou de gaz, plates-formes pétrolières... les professionnels de l'énergie interviennent sur différents terrains. Mais tous ont en facteur commun d'améliorer toujours plus la sécurité des installations et de répondre aux enjeux environnementaux.

Première étape : concevoir et construire des installations, et parfois définir des procédés. C'est le domaine des chercheurs, des chefs de projets au sein de bureaux d'études, des ingénieurs recherche et développement, des techniciens essais... Bienvenue dans la course à l'innovation !

Des techniciens et des ingénieurs d'exploitation et maintenance prennent ensuite les commandes. Ils pilotent des process, surveillent et réparent des équipements ou des réseaux, améliorent machines et installations.

Des commerciaux et des conseillers complètent la palette des compétences. Leurs objectifs ? Négocier des contrats pour les premiers, réduire la facture énergétique pour les seconds.

Particularité du secteur : l'essentiel de l'activité se situe sur les sites de production et d'exploitation, en France comme à l'étranger, notamment pour les très grands groupes. Mobilité et maîtrise de l'anglais sont donc attendues.

 

Un chef de projet, un conseiller, des techniciens/es racontent leur quotidien

Des formations à tous les niveaux

Dans l'énergie, les recruteurs s'intéressent à tous les paliers de formation, du bac professionnel pour les postes d'opérateur au doctorat (bac + 8) pour rejoindre la recherche.

Clé d'entrée dans la filière : le bac professionnel. Plusieurs spécialités préparent à un métier dans l'installation, la mise en service ou la maintenances des systèmes, comme le bac pro métiers de l'électricité et de ses environnements connectés.

À bac + 2, différents BTS (électrotechnique ; environnement nucléaire ; fluides-énergies-domotique...) et DUT (génie électrique et informatique industrielle ; génie thermique et énergie...) offrent des débouchés variés dans l'énergie. Ils peuvent être complétés en 1 an par l'une des nombreuses licences pro pour acquérir par exemple une spécialisation en énergies renouvelables.

À bac + 5, pour des postes offrant davantage de responsabilités, cap sur les diplômes d'ingénieur et les masters en électrotechnique, hydraulique, génie nucléaire, génie pétrolier... Ceux qui veulent se spécialiser davantage ou faire de la recherche doivent poursuivre en doctorat (bac + 8).

À noter : si les formations dédiées à l'énergie ont la côté auprès des étudiants, les profils plus généralistes ou dotés de compétences attendues sur le secteur (génie civil, mécanique, informatique industrielle...) sont aussi adaptés.

Imprimer

Les publications de l'onisep

  • métiers
* Prix hors frais de port

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels

An Error Occurred: Internal Server Error

Oops! An Error Occurred

The server returned a "500 Internal Server Error".

Something is broken. Please let us know what you were doing when this error occurred. We will fix it as soon as possible. Sorry for any inconvenience caused.