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Journée de l’enseignement : rencontre avec une professeure de français

Publication : octobre 2012
Le 5 octobre, on célèbre l’enseignement. L’occasion d’aller à la rencontre d’une professeure de français dans un lycée du Val d’Oise, à Sarcelles. Comment intéresser les élèves au français ? Qu’est-ce qu’être professeur aujourd’hui ? Réponses.

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Travaille-t-on de la même manière avec des élèves de 1ère qui passent leur bac de français qu’avec les autres élèves ?

Pas tout à fait. Quand on est en charge d’une classe à examen, on doit préparer les élèves aux épreuves, s’en tenir à un programme et à un type d’exercices. On est donc beaucoup moins libre qu’ailleurs...

Dans une classe de seconde, par exemple, j’ai demandé aux élèves de rédiger un journal de voyage imaginaire pour qu’ils développent leur créativité. En classe de première, je n’ai pas trop de temps pour ça.

 

L’une des missions du professeur de français est de susciter l’envie de lire. Comment y arrive-t-on ?

En essayant de choisir des œuvres ou des thèmes qui vont toucher les élèves, par lesquelles ils vont se sentir concernés… A Sarcelles, par exemple, les origines ethniques sont multiples. Lorsque vous êtes en classe, vous avez le monde entier devant vous.

L’an dernier, j’ai choisi de faire travailler une classe de seconde autour de la francophonie en leur proposant des auteurs aux origines diverses comme Amadou Kourouma, Shan Sa ou encore Tahar Ben Jelloun. Cette année, j’ai choisi le thème de l’esclavage.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans le métier d’enseignant ?

Qu’il me permette de rester dans ce bain culturel... Grâce à la littérature, mais aussi, maintenant que l’on doit étendre notre enseignement à l’histoire des arts, grâce à la musique, à la peinture…

Et puis notre matériau de travail, l’être humain, est passionnant. Même si ça n’est pas évident tous les jours. Quand certains élèves font un blocage, il faut trouver ce qui va les ouvrir. C’est très gratifiant…

"Tempête sous un crâne"

un documentaire sur le métier de professeur

Avec ce film, Clara Bouffartigue a voulu donner un autre éclairage sur le métier d’enseignant. « On ne se rend pas compte de la complexité du métier. On les caricature, on les critique. C’est difficile, même pour eux, de se faire une image positive de leur profession. J’avais envie de leur envoyer un autre regard : constructif et bienveillant. » Pari réussi. On ressort du film en se disant que oui, prof, c'est un beau métier…

en salles le 24 octobre

 

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