Faire carrière dans la Fonction publique

publication : 3 février 2016
Premier employeur de France avec 5 millions et demi d’emplois, la fonction publique recrute massivement pour remplacer des départs à la retraite sans précédent. Les opportunités ne manquent pas et ce, à tous les niveaux de qualification, du niveau classe de 3ème jusqu’au bac + 5. Le point sur les carrières possibles et les questions à se poser avant de franchir le pas.

Faire carrière dans la Fonction publique : mode d’emploi

Quels métiers recrutent le plus ?

Parmi les 500 métiers que comptent les 3 fonctions publiques, une trentaine se distingue comme très porteurs. Ils s’inscrivent au sein des filières suivantes :

  • enseignement : professeur des écoles, professeur des collèges et lycées 
  • administration : administrateur, attaché et rédacteur territoriaux
  • technique : ingénieur et technicien territorial
  • santé-social : médecin, infirmier hospitalier, aide-soignant, éducateur spécialisé, kinésithérapeute, auxiliaire de puériculture
  • sécurité : gardien de la paix, sous-officier de gendarmerie, gendarme-adjoint-volontaire, adjoint de sécurité,  sapeur-pompier territorial
  • impôts et douanes : agent de constatation, contrôleur et inspecteur
  • recherche : agent technique, technicien, ingénieur d’études et de recherche, directeur de recherche
  • culture-patrimoine : assistant, attaché territoriaux des bibliothèques et du patrimoine

Le portail de la fonction publique propose des répertoires des métiers : le répertoire des métiers territoriaux, le répertoire interministériel des métiers de L’État, le répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière.

Peut-on travailler dans la fonction publique sans concours ?

Toutes fonctions publiques confondues, un agent sur six est contractuel (c’est-à-dire qu’il est engagé via un contrat de droit privé de type CDD ou CDI, sans passer par les concours). Ce mode de recrutement a été privilégié pour trouver des profils aux compétences recherchées.

Toutefois, ces embauches sans concours devraient diminuer progressivement et les offres être moins nombreuses : il s'agit dorénavant pour l’État de stabiliser ses effectifs et de titulariser les contractuels déjà en place par le biais de concours internes ou réservés.

Après la réussite au concours, comment se passe l’affectation ?

Dans la fonction publique d’État, le recrutement est organisé au plan national. Le lauréat peut donc être affecté à un poste loin de son domicile. Mais, il y a des exceptions. Par exemple, le professorat des écoles où le concours est académique. Lors de l'inscription, le candidat émet des vœux pour une affectation dans un département de l’académie. Une fois admis, il sera affecté en fonction de son rang de concours.

Dans la fonction publique hospitalière, les concours sont organisés au niveau local, par les établissements eux-mêmes. Un praticien hospitalier, un infirmier par exemple sont recrutés sur titres (non sur épreuves).

Quant à la fonction publique territoriale, elle obéit à d’autres règles puisque les lauréats sont inscrits sur une liste d’aptitude qui leur permet de démarcher les collectivités après avoir consulté les offres d’emploi. Ils disposent de deux ans renouvelables pour trouver un poste.

Faut-il présenter un CV pour postuler dans la fonction publique ?

Dans la fonction publique territoriale, le CV et la lettre de motivation font partie de la procédure habituelle du recrutement, puisque le candidat doit trouver lui-même son poste (voir ci-dessus). Il répond à une offre d’emploi en mettant en valeur ses compétences acquises lors de ses expériences, de sa formation.

C’est aussi le cas dans la fonction publique hospitalière où les professionnels sont recrutés sur titre. Ainsi, un praticien hospitalier pourra faire ressortir ses travaux de recherche, le thème de sa thèse…

Côté fonction publique d’état, si le candidat ne passe pas par la case « CV  » lors de son premier poste (il n’a pas le choix), en revanche, il n’en sera pas dispensé en cours de carrière, en cas de mutation.

Y a-t-il une mobilité dans la fonction publique ?

Au sein de fonction publique, la mobilité se fait par mutation, c’est-à-dire par un changement d’emploi à l’intérieur du même grade et du même corps, (ou du même cadre d’emploi pour la FPT).

La loi prévoit que doivent être examinées, en priorité, les demandes des couples (mariés ou pacsé) séparés pour raisons professionnelles, ainsi que celles des travailleurs handicapés.

De plus, depuis 2009, un agent doit pouvoir passer d’une fonction publique à l’autre, dans un poste de même niveau. Une volonté de décloisonnement qui se heurte toutefois à quelques obstacles. Les hôpitaux recrutent essentiellement des soignants. Quant aux collectivités territoriales, elles invoquent la spécificité des métiers et la relation aux élus. Résultat : le décloisonnement reste encore marginal. Une bourse interministérielle de l'emploi public doit faciliter cette mobilité entre ministères et versants de la fonction publique (www.biep.gouv.fr).

Secteur privé / Fonction publique : où gagne-t-on le plus ?

Le salaire moyen de la fonction publique est supérieur de 12 % par rapport au secteur privé. Cependant, cet écart se resserre fortement en raison du gel du point d’indice, point d'indice qui sert de base aux rémunérations des fonctionnaires. De plus, cette réalité cache de très fortes disparités : la fonction publique d’État accorde ainsi les meilleurs salaires, en raison d’une concentration d’agents de catégorie A (niveau cadre). 

Le principe de la rémunération dans la fonction publique est spécifique, c'est pourquoi il est peut-être assez hasardeux de comparer les salaires avec le privé : elle repose sur une grille indiciaire déclinée en échelons qui permettent une progression en cours de carrière. De plus, il peut s’y ajouter ou non des primes et des indemnités propres à chaque profession...

Imprimer

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels