Choisir mes études
Chaque semaine, un professionnel évoque son parcours. Aujourd’hui, Amandine Chaignot, chef adjointe aux cuisines des Ambassadeurs, nous ouvre les portes du restaurant du Crillon.
© Cécile JOSSELIN
Avec une mère directrice de recherche au CNRS et un père ingénieur informaticien, rien ne prédestinait Amandine à faire carrière dans la restauration ! Pas même son prénom, « sans rapport avec le célèbre dessert », assure-t-elle dans un sourire. Pourtant, à 32 ans, cette jeune femme a bien l’intention de se faire un nom en cuisine. En attendant de diriger sa propre brigade, elle seconde depuis un an Christopher Hache aux cuisines du Crillon avec entrain et bonne humeur.
« Après le bac, j’ai fait pharmacie… sans trop me poser de questions… Mais, au bout d’un an et demi, j’ai réalisé que ce n’était pas fait pour moi… À la rentrée suivante, je m’inscrivais à l’école Ferrandi. »
Son CAP cuisine en poche, Amandine commence sa carrière en 1998 à la maison Prunier. Embarquée dans la préparation du Bocuse d’or, la jeune femme prend immédiatement goût à l’excellence. En 2001, direction le Plaza Athénée, le Ritz, le Bristol… le Meurice, puis le Crillon avec, au passage, une 2e place au concours culinaire Taittinger et une autre en final du MOF[1].
Des récompenses qui n’empêchent pas Amandine de rester lucide : « C’est un métier très dur physiquement… Mieux vaut ne pas être trop susceptible. Les gens ne prennent pas beaucoup de gants dans ce milieu ! »
« Ce travail exige aussi énormément de travail, et juste… “un tout petit peu” de talent ! », ajoute-t-elle, avec humilité.
[1] MOF : meilleur ouvrier de France.
914 300 personnes travaillent dans la restauration en France. Parmi elles, on compte environ 22 000 chefs de cuisine.
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