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Fiche secteur

Logistique et transport : des métiers de haute technicité, respectueux de l'environnement

Publication : mars 2013
Étroitement liées, les branches de la logistique et du transport se modernisent et adoptent une démarche écoresponsable. Parmi les 1 336 000 salariés du secteur, dont 800 000 en logistique, les opérateurs et chauffeurs routiers sont majoritaires. Si la main d’œuvre est importante, le secteur augmente le niveau de ses recrutements. Et les jeunes diplômés ont la cote.

secteur des transports et de la logistique

La SNCF doit recruter plus de 40 000 personnes d’ici à 2017

À lire aussi

Sur le web

  • Promotrans : formation transport, logistique et maintenance
  • AFT-IFTIM : formation transport et logistique

Transport routier

Presque 90 % des transports de marchandises transitent par la route.

Employant plus de 752 000 salariés, le secteur routier est le plus demandeur, avec 30 000 nouveaux conducteurs chaque année.

De nouvelles compétences sont attendues en informatique embarquée, relations commerciales et en écoconduite (moins consommatrice de carburant). Les préoccupations environnementales vont d’ailleurs créer des emplois dans les activités de conseil autour de l’écomobilité, exercées en agences pour le compte d’agglomérations. Par exemple : promotion de la circulation en vélo, covoiturage, services de location de voiture comme « Autolib’ » à Paris…

Transport aérien

132 700 personnes travaillent dans le transport aérien, dont 74 500 pour les compagnies aériennes, 11 800 à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), 9 800 dans les services aéroportuaires (sûreté) et 15 100 à l’assistance en escale.

Parmi elles, on compte 20 000 personnels navigants commerciaux (PNC, hôtesses de l'air et stewards), 9 500 pilotes de ligne et 4 300 contrôleurs aériens.

Les prévisions de recrutement intéresseraient surtout l’exploitation, avec les métiers de l’assistance en escale (piste, escale, fret), la maintenance, l’administration-support et le commercial. L’emploi des PNC, en baisse continue depuis 2009, dépend d’éléments conjoncturels, telle que la hausse du prix du carburant, qui influent sur l’activité des aéroports.

Transport ferroviaire, maritime et fluvial

La RATP et la SNCF dominent le marché. La SNCF doit recruter plus de 40 000 personnes d’ici à 2017. Ses objectifs : remplacer les départs à la retraite et développer ce mode de transport, reconnu comme moins polluant que le transport routier.

Dans le transport maritime, les départs à la retraite créent un grand besoin d’officiers de la marine marchande.

Quant au transport fluvial (sur les cours d’eau) de marchandises, il va lui aussi se développer comme co-alternative moins polluante au mode routier. Dans cet esprit, Voies navigables de France (VNF*), chargées de gérer l’entretien, l’exploitation, la modernisation et le développement du réseau fluvial, prévoit de renforcer ce transport, y compris dans le cadre du tourisme fluvial. VNF emploie aujourd’hui 4 700 personnes.

*Établissement public sous tutelle du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

Logistique

Elle se situe entre la production et la distribution : opérations de stockage, entreposage et magasinage, traitement des commandes, emballage, expédition, étude des moyens de transport à utiliser, organisation du trajet…

Ces activités ont été largement stimulées par le développement du e-commerce et par une dimension internationale. Aujourd’hui, la plupart des produits sont constitués d’éléments de provenances diverses ou subissent des transformations aux quatre coins du monde.

La logistique a aussi de plus en plus recours à des outils informatiques sophistiqués : progiciels de gestion intégrée, systèmes de géolocalisation, identification par radiofréquence RFID et NFC… pour assurer la traçabilité des produits dans l’entrepôt et gérer les stocks, QR Code, robots de palettisation…

Ce sont les opérateurs logistiques qui sont les plus recrutés et les emplois se situent majoritairement dans les industries alimentaire, automobile, chimique ou plastique, mais aussi chez les prestataires qui, pour la plupart, étaient au départ des transporteurs routiers…

Une palette de métiers

Sur la route, exercent des routiers, des chauffeurs de bus, des chauffeurs livreurs, des chauffeurs de taxi, mais aussi des ambulanciers, des déménageurs…

Dans l’aérien, outre les 20 000 hôtesses de l'air et stewards, la branche emploie 9 500 pilotes de ligne et 4 300 contrôleurs aériens, sans oublier les métiers liés à la maintenance, toujours en tension, et lesyield managers(analystes de vols), devenus indispensables.

Dans le ferroviaire,aux côtés des conducteurs qui exercent un emploi directement lié au transport, on trouve, comme dans le secteur aérien, des techniciens chargés de la maintenance ou de la régulation de la circulation des trains et des métros.

Dans le maritime ,les officiers de la marine marchande assurent la navigation, en veillant à la sécurité du bateau. Ils sont responsables à bord, seconds (qui assistent le responsable) ou chefs mécaniciens.

Dans le fluvial, les postes à responsabilités s’accroissent : responsable d'une unité de transport intégrée à une flotte (ensemble de véhicules de transport d’une entreprise), responsable d'une entreprise artisanale de transport. Voies navigables de France (VNF) s’entourent de spécialistes en contrôle-qualité en environnement, en hydraulique, en sécurité et risques professionnels…

En logistique, les ingénieurs ou directeurs logistique, aussi appelés managers supply chain, coordonnent l’ensemble de la chaîne logistique : opérateurs, préparateurs de commandes et caristes, gestionnaires des stocks et responsables d’entrepôt (ces deux fonctions cadres ne représentent que 9 % des effectifs). Gravitent aussi autour de cette chaîne des acheteurs, des responsables d’approvisionnement, des chargés de planning transport, des responsables de flotte, des affréteurs, etc.

Témoignages de professionnels




Des formations plus qualifiées

Avec la dimension internationale et le recours à des outils informatiques intelligents, le niveau de qualification pour intégrer le secteur s’est élevé, passant du bac pro au bac + 2, + 3 (pour les techniciens).

Les formations couvrent en général à la fois le domaine du transport et de la logistique : BTS transport et prestations logistiques ; DUT gestion logistique et transport ; DUT qualité, logistique industrielle et organisation option organisation et gestion des flux ou option métrologie et gestion de la qualité ; licence professionnelle…

Des écoles spécialisées, pilotées par la profession, proposent des formations au niveau bac + 3. Elles dépendent pour la plupart des groupes AFT-Iftim ou Promotrans.

À bac + 5, une dizaine d’écoles d’ingénieurs, dont l’ Isel (Institut supérieur d’études logistiques) et une trentaine d’écoles de commerce forment de futurs cadres en logistique internationale. Les qualités de manager s’avèrent de plus en plus importantes dans le recrutement des jeunes diplômés, souvent appelés à exercer des responsabilités d’encadrement.

À noter : un bac pro transport fluvial est en cours de création. Il complètera le CAP transport fluvial et devrait remplacer la MC (mention complémentaire).

Témoignages d'étudiants et de professeurs

 

Les publications de l'Onisep

Transport et de la logistique (2013)

Les métiers du transport et de la logistique, collection Parcours

Parution : novembre 2013

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