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Fiche secteur
L’industrie de la mode est un secteur où quelques grandes maisons de couture côtoient une majorité de PME de prêt-à-porter. Concurrence internationale oblige, dans la confection comme dans la création, le niveau de qualification requis est à la hausse.
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Modélistes, stylistes… Les métiers de la création recrutent peu au regard du nombre de candidats à l’entrée des écoles de mode
Quand on pense mode, on pense aussitôt défilés et grands couturiers… On ne dénombre pourtant qu’une dizaine de grandes maisons (de "haute couture") et une centaine de créateurs.
L’habillement regroupe des centaines de PME (petites et moyennes entreprises) spécialisées dans le prêt-à-porter, les parfums et les accessoires, etc.
Confronté à la concurrence de pays à bas coûts de production, le secteur de la mode a connu des délocalisations massives et des suppressions de postes.
Pour tirer leur épingle du jeu, les entreprises textiles se diversifient, imaginent des tissus innovants et se positionnent sur de nouveaux marchés (équipement médical, articles de sport...), porteurs d’emplois.
Production, création, qualité… Le secteur offre une grande diversité de métiers. Les plus connus (styliste, modéliste, responsable de collection...) font rêver les plus créatifs, mais recrutent très peu au regard du grand nombre de candidats.
Les ingénieurs en recherche et développement (R & D) qui inventent de nouveaux tissus (anti-transpirants, filtres UV, vêtements-médicaments...) sont recherchés.
Au côté des professionnels de la production, le secteur de la mode a besoin de profils présents dans tous les secteurs de l’industrie, de l’acheteur au chef de produit, en passant par le directeur commercial et le responsable logistique…, et dans les domaines de la vente, du marketing et de la publicité
En fabrication comme en création, la palette des formations est large : du CAP (certificat d’aptitude professionnelle) au diplôme d’école d’ingénieur (bac + 5).
Sachant que la tendance est à la hausse des qualifications, le BTS (brevet de technicien supérieur), en 2 ans après le bac, reste une bonne porte d’entrée.
Il peut être complété par une licence pro, en 1 an.
Les créatifs devront miser sur des formations sélectives. Le savoir-faire propre à l’artisanat d’art (brodeur, tailleur, modiste…) s’apprend dans le cadre d’un CAP, éventuellement suivi d’un BMA (brevet des métiers d’art), en 2 ans, puis d’un DMA (diplôme des métiers d’art), en 2 ans encore.
Pour se former au stylisme et au design textile, il faut viser le BTS design de mode, textile et environnement (bac + 2), à compléter par une licence pro, en 1 an.
Autres diplômes prisés : les deux DSAA (diplômes supérieurs d’arts appliqués, bac + 4) créateur-concepteur textile et mode et environnement.
Enfin, de nombreuses écoles, pour la plupart privées, proposent des formations en stylisme.
Pour les métiers de la fabrication textile, et notamment un poste en R & D, les écoles d’ingénieurs spécialisées ont la cote (bac + 5).
Cadres commerciaux, responsables qualité et gestion de production sont eux aussi recrutés au niveau bac + 5, obtenu en université ou en école de commerce.
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Les métiers de la mode et du luxe, collection ParcoursParution : avril 2010 |
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