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Fiche secteur

Mode et industrie textile : peu de créatifs et une qualification à la hausse

Publication : mars 2014
L’industrie de la mode est un secteur où quelques grandes maisons de couture côtoient une majorité de PME de prêt-à-porter. Concurrence internationale oblige, dans la confection comme dans la création, le niveau de qualification requis est à la hausse.

secteur de la mode

Modélistes, stylistes… Les métiers de la création recrutent peu au regard du nombre de candidats à l’entrée des écoles de mode

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Portraits :

Des délocalisations mais un marché porté par le luxe

Quand on pense mode, on pense aussitôt défilés et grands couturiers… On ne dénombre pourtant qu’une dizaine de maisons de haute couture et une centaine de créateurs. L’habillement regroupe des centaines de PME (petites et moyennes entreprises) spécialisées dans la conception-fabrication de vêtements (dont la lingerie), et quelques ateliers spécialisés dans la couture, la broderie, le cuir... Le secteur de la mode est aujourd’hui porté par le luxe et une demande en hausse pour les parfums et accessoires "griffés" (sacs, ceintures, montres).

Confronté à la concurrence de pays à bas coûts de production, le secteur du prêt à porter a connu des délocalisations massives des usines et des suppressions de postes. Néanmoins, selon l’Observatoire des métiers de la mode, on recherche des modélistes, des couturières et des mécaniciennes modèles, notamment chez les façonniers du Grand Ouest.

Pour tirer leur épingle du jeu, les entreprises textiles se diversifient et se positionnent sur de nouveaux marchés (équipement médical, habillage des véhicules, articles de sport, habitat et décoration...), porteurs d’emplois.

Création mais surtout innovation et commerce

Production, création, qualité, commerce … Le secteur offre une grande diversité de métiers.

Les métiers créatifs (styliste, directeur de collection, modiste, maroquinier) font rêver, mais recrutent très peu au regard du grand nombre de candidats. Il en va de même des artisans d’art : brodeurs, plumassiers, gantiers… même si certains (les meilleurs et très expérimentés) travaillent le temps d’une collection pour le compte des enseignes de luxe. Les designers produit bénéficient, eux, de l’intérêt croissant pour les accessoires de mode (bijoux, lunettes).

A la frontière de la création et de la fabrication, le modélisme offre des opportunités d’emploi. Le design textile gagne du terrain en touchant des secteurs d’application au-delà du seul secteur de l’habillement. Tout comme la fonction recherche-développement qui permet à des ingénieurs textiles d’inventer des tissus innovants (anti-transpirants, filtres UV..).

L’industrie du prêt-à-porter recherche des responsables de production capables de guider la réalisation des patrons et des prototypes, de superviser la fabrication des modèles (en France ou à l’étranger) et d’améliorer les process afin de réduire les coûts. Appréciés également les contrôleurs qualité qui vérifient la conformité des produits finis avec le cahier des charges.

Par ailleurs, le secteur a besoin de "commerciaux". De l’acheteur au chef de produit, en passant par le directeur commercial et le responsable logistique. Une place de choix pour les fonctions vente et marketing, stratégiques, qui profite au marchandiseur visuel de plus en plus sollicité. Ce professionnel imagine la présentation des produits en boutique et assoit l’identité de la marque dans les points de vente.

Un ingénieur textile, une modéliste et une vendeuse showroom racontent leur quotidien

Du CAP au master : compétence exigée

Les créatifs devront miser sur des formations sélectives. Trois diplômes permettent d’acquérir le savoir-faire propre à l’artisanat d’art (brodeur, tailleur, modiste…) : le CAP (certificat d’aptitude professionnel), le BMA (brevet des métiers d’art), et le DMA (diplôme des métiers d’art). Lire la fiche secteur artisanat d’art

Pour se former au stylisme , il faut viser le BTS design de mode, textile et environnement (2 ans après le bac STD2A ou une Manaa), à compléter par une licence pro (1 an) ou un DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) design (2 ans). De nombreuses écoles, pour la plupart privées, proposent des formations en stylisme, éventuellement couplées avec du modélisme. Pour se former au design textile, deux voies sont possibles les écoles des beaux-arts (à Mulhouse et Lyon) et l’ Ensci (École nationale supérieure de création industrielle).

On peut accéder aux métiers de la fabrication, avec un  bac professionnel ( métiers du cuir ou métiers de la mode option vêtement). Une poursuite d’études en BTS favorise l’accès à l’emploi. Notamment pour les agents techniques de bureaux d’études ou de méthode et les techniciens produits qui accèdent au métier après un BTS métiers de la mode, options chaussure-et-maroquinerie ou vêtement, ou le BTS innovation textile. Certaines spécialités (chimie, mécanique, gestion de production…) permettent de travailler dans l’industrie du prêt à porter. Pour les fonctions R&D (recherche et développement), les diplômes d’ingénieurs spécialisés dans le textile (bac +5) ont la cote.

Du côté des spécialités tertiaires, l’université, les écoles de commerce et quelques écoles de mode proposent des formations de niveau bac+5 pour les fonctions management et marketing, ou encore achats et logistique. Un niveau bac+2 est souvent préféré au bac pro pour les emplois dans la vente, la distribution ou le merchandisage visuel.

 

Témoignages d'étudiants

Les publications de l'Onisep

Les métiers de la mode

Les métiers de la mode et du luxe, collection Parcours

Parution : avril 2010

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