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Fiche secteur

Paramédical : des besoins massifs

Publication : novembre 2013
Une demande de soins accrue du fait du vieillissement de la population, de nombreux départs à la retraite prévus… Les métiers du paramédical ont besoin de renforts. En ligne de mire, des postes aux responsabilités élargies et aux modes d’exercice variés.

Sommaire

Paramédical : on vous accueille à bras ouverts

Le paramédical, des métiers qui allient techniques et humain, et des débouchés…

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Salarié ou libéral

Le paramédical emploie plus de 1 million de personnes, dont 80 % de femmes.

La liste des recruteurs potentiels est longue : fonction publique hospitalière et d’État, collectivités territoriales, maisons de retraite, associations, cabinets privés, centres de rééducation, agences d’intérim… Les professionnels de soins (infirmiers, aides-soignants, puériculteurs…) sont majoritaires à l’hôpital, tandis que les spécialistes de la rééducation (orthophonistes, ostéopathes…) exercent surtout en libéral.

Cependant, les masseurs-kinésithérapeutes sont très attendus en structures hospitalières et les besoins en infirmiers libéraux s’accroissent à la faveur du développement des soins à domicile.

La demande pressante de soins et les nombreux départs à la retraite des professionnels contribuent à doper les perspectives d’emploi. En particulier pour les aides-soignants et pour les infirmiers, qui sont en première ligne pour répondre aux besoins de patients en perte d’autonomie ou atteints de maladies chroniques.

Les auxiliaires de puériculture, les masseurs-kinésithérapeutes, les manipulateurs en électroradiologie médicale bénéficient également de belles perspectives.

Le marché de l’emploi des diététiciens et des techniciens en analyses biomédicales est par contre beaucoup plus réduit.

Pour toutes les professions, l’offre de postes est plus ou moins importante selon les régions. L’accès à un premier poste passe parfois par la mobilité géographique et/ou l’emploi temporaire.

Les compétences s’étoffent, notamment pour les infirmiers qui se voient confier de nouvelles tâches, comme le suivi du traitement de maladies chroniques. Par ailleurs, la promotion des personnels hospitaliers est favorisée. De nombreux postes de cadres de santé vont se libérer.

Soins, rééducation, appareillage et assistance

Sans être médecins, les professionnels paramédicaux dépistent des problèmes de santé, contribuent aux soins et à l’amélioration des conditions de vie des patients.

Parmi la vingtaine de métiers répertoriés, plusieurs profils coexistent. Les "soignants" (infirmiers, aides-soignants, puériculteurs…) assistent une équipe médicale.

Les professionnels de la rééducation (psychomotriciens, masseurs-kinésithérapeutes, diététiciens…) travaillent sur la prescription d’un médecin qui a identifié les troubles du patient.

Les métiers de l’appareillage (opticien-lunetier, audioprothésiste, podo-orthésiste…) font appel à des compétences et savoir-faire plus manuels.

Enfin, l’assistance médicale et technique (technicien d’analyses biomédicales, manipulateur en électroradiologie médicale…) associe les connaissances médicales à la maîtrise de technologies.

Un infirmier, une puéricultrice et deux manipulatrices en électroradiologie médicale racontent leur quotidien

Cap sur des diplômes d’État sélectifs

Réglementées, la plupart des formations sont sanctionnées par un diplôme d’État ou un certificat de capacité, obligatoires pour exercer.

Des diplômes préparés en 3 à 5 ans, au sein d’écoles spécialisées ou à l’université. Accès sur concours très sélectifs.

Certaines filières, comme kinésithérapie, recrutent après une PACES (1re année commune aux études de santé).

Quelques métiers techniques (analyses, appareillage) sont accessibles avec un BTS (brevet de technicien supérieur) ou un DUT (diplôme universitaire de technologie) à bac + 2/3.

Après une classe de 3e, il est possible de préparer les bacs pro prothèse dentaire et optique-lunetterie.

Autres possibilités : les concours d’entrée en formation d’ambulancier, d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture (mais les admis ont souvent le bac ou plus).

Se former au métier d'aide-soignant - Reportage à l’IRTS (Institut régional du travail social) de Malakoff

 

Les publications de l'Onisep

Paramédical (2014)

Les métiers du paramédical, collection Parcours

Parution : janvier 2014

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