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Une demande de soins accrue du fait du vieillissement de la population, de nombreux départs à la retraite prévus… Les métiers du paramédical ont besoin de renforts. En ligne de mire, des postes aux responsabilités élargies et aux modes d’exercice variés.
© Laurence Prat/Onisep
Le paramédical, des métiers qui allient techniques et humain, et des débouchés…
Portraits :
Le paramédical emploie plus de 1 million de personnes, dont 80 % de femmes.
Les professionnels de soins (infirmiers, aides-soignants, puériculteurs…) sont majoritaires à l’hôpital, tandis que les spécialistes de la rééducation (orthophonistes, ostéopathes…) exercent surtout en libéral.
Mais la liste des employeurs potentiels est longue : fonction publique, collectivités territoriales, maisons de retraite, associations, cabinets, commerces, agences d’intérim…
Dans tous les cas, l’emploi est au rendez-vous. Une vague de départs à la retraite va laisser vacants un grand nombre de postes.
En tête de liste : les infirmiers, qui devront remplacer 54 % de leur effectif d’ici 2015, mais aussi les aides-soignants, les auxiliaires de puériculture, les masseurs-kinésithérapeutes, ou encore les manipulateurs en électroradiologie médicale.
Si le sous-effectif restera souvent difficile à combler, le vieillissement de la population promet de faire émerger de nouvelles pratiques (visites à domicile) et compétences (clientèle ciblée en gérontologie).
Sans être médecins, les professionnels paramédicaux dépistent des problèmes de santé, contribuent aux soins et à l’amélioration des conditions de vie des patients.
Parmi la vingtaine de métiers répertoriés, plusieurs profils coexistent. Les "soignants" (infirmiers, aides-soignants, puériculteurs…) assistent une équipe médicale. Les professionnels de la rééducation (psychomotriciens, masseurs-kinésithérapeutes, diététiciens…) travaillent sur la prescription d’un médecin qui a identifié les troubles du patient. Les métiers de l’appareillage (opticien-lunetier, audioprothésiste, podo-orthésiste…) font appel à des compétences et savoir-faire plus manuels.
Enfin, l’assistance médicale et technique (technicien d’analyses biomédicales, manipulateur en électroradiologie médicale…) associe les connaissances médicales à la maîtrise de technologies.
Réglementées, la plupart des formations sont sanctionnées par un diplôme d’Etat ou un certificat de capacité, obligatoires pour exercer.
Des diplômes préparés en 3 ou 4 ans, au sein d’écoles spécialisées ou à l’université. Accès sur concours très sélectifs.
Certaines filières, comme kinésithérapie, recrutent après une PACES (1re année commune aux études de santé).
Quelques métiers plus techniques (analyses, appareillage) requièrent un BTS (brevet de technicien supérieur) ou un DUT (diplôme universitaire de technologie) à bac + 2/3.
En revanche, nul besoin du bac pour accéder aux formations d’aide-soignant, d’ambulancier ou d’auxiliaire de puériculture (1 an) et de préparateur en pharmacie ou de prothésiste dentaire (2 ans
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Les métiers du paramédical, collection ParcoursParution : novembre 2011 |
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