Préparateur physique au service du sport

Publication : 16 mars 2012

Au milieu du bois de Vincennes, à l'Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), Frédéric Aubert entraîne la future élite du basket français. Portrait de ce préparateur physique.

Préparateur physique au service du sport

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Frédéric "vit basket-ball" depuis 5 ans. Mais ce pro des tractions et des développés couchés, ancien agrégé d'EPS (éducation physique et sportive), a foulé pas mal de terrain avant de poser ses baskets sur les parquets de cette école des champions.

Des pistes de course aux terrains de sport

Au début de sa carrière, Frédéric se destine à être professeur d'EPS. Il ira même jusqu'à passer l'agrégation. Pourtant, sa vraie passion est ailleurs. Il ne renie en rien ses études de STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), qui sont, selon lui, "un cursus essentiel qui donne la capacité à lire les contraintes et les exigences d’un sport". Mais son rêve, c’est de côtoyer la sphère du sport de haut niveau. Il abandonne donc très vite l’enseignement et se forme pour devenir entraîneur d'athlétisme. Pendant 21 ans, sa vie tourne autour des pistes. "J'ai été entraîneur très jeune, pour ne pas avoir eu le talent d'être sportif de haut niveau."

Puis sa carrière prend un tout autre tournant. En 1997, Bernard Laporte, alors entraîneur du Stade français, va faire de lui un préparateur physique. "Il voulait mettre les compétences de l'entraîneur physique d'athlétisme que j'étais au service du rugby. Pour autant, si j'avais sorti les starting-blocks, les joueurs m’auraient regardé d’un drôle d’œil."

Savoir s’adapter

Starting-blocks, ballon rond ou ovale… Frédéric a pu passer d'un sport à l'autre, grâce à son métier. "Il y a des connaissances fondamentales sur le corps humain, sur son fonctionnement. Et la préparation physique, c’est de faire en sorte que l’on travaille le physique au service du sport qui le réclame."

Pour connaître les spécificités des différents sports, Frédéric passe des heures devant des vidéos de matchs à disséquer les gestes et postures des sportifs. "Le joueur de rugby, celui de basket vont tous les deux avoir besoin de travailler l'endurance. Mais cette endurance n'est pas la même. Dans le basket, Il y a des prises de postes sur le parquet qui demandent une densité du haut du corps. Pour autant, il faut de l’adresse, de la fluidité. Donc, ne pas trop forcer sur le haut du corps."

Au sein du staff Insep

Après 7 ans de rugby, Frédéric rejoint l'Insep, en tant que préparateur physique des équipes de badminton d'abord, de celles de basket ensuite. Avec lui, tout un groupe de professionnels : entraîneurs, kinés, médecins... "Je fais partie intégrante du staff. Toutefois, mon éclairage ou ma contribution s’en tient aux aspects physiques : le travail de la course, le renforcement musculaire, la vivacité, le gainage… et articuler ce travail physique avec le basket." Entre ces différents professionnels, les échanges sont permanents. Pour l’ancien prof, transmettre ses connaissances et son expérience est essentiel. C’est donc logiquement que l’Insep lui a offert la possibilité de devenir, en plus de son activité, formateur en préparation physique.

L’athlétisme, le rugby, le badminton l’ont passionné, mais aujourd’hui Frédéric est à 100 % basket : "Je pense basket, dors basket, mange basket, et vis pour ce sport…"

Les publications de l'Onisep

Les métiers du sport, collection "Parcours"

Parution : mars 2012

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