Choisir mes études
Géants de la grande distribution, commerces de proximité, sites de vente en ligne… en période de crise, ce secteur ouvert aux jeunes diplômés résiste plutôt bien. Priorité au recrutement de commerciaux.
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Si le public l’associe aux enseignes de la grande distribution, ce secteur clé de l’économie est bien plus large. Sur 3 millions de salariés, 636 200 travaillent dans les grandes surfaces, 1 million dans le "B to B" (le "business to business", ou échanges commerciaux interentreprises). L’autre petite moitié est constituée d’artisans (boulanger-pâtissier, charcutier…), mais aussi d’employés des boutiques de quartier, des magasins spécialisés (bricolage, hi-fi…) et des sociétés de vente à distance. La grande distribution reste un vivier d’emplois. Très féminisée, elle offre des contrats stables (89 % de CDI – contrats à durée indéterminée), mais beaucoup à temps partiel. Les jeunes y sont bien représentés, ainsi que les ouvriers et les employés. Dans un contexte très concurrentiel, le succès des magasins à bas prix ("hard discount") permet de stabiliser les effectifs. D’ici 2015, il faudra aussi compter sur les emplois créés par le "B to B", estimés à environ 50 000.
Dans la grande distribution, les hôtesses de caisse et les employés commerciaux représentent près de la moitié des effectifs. Les jeunes diplômés font souvent leurs armes en tant que vendeur, puis manager de rayon, pour évoluer vers un poste de chef de secteur. Pour faire face à la concurrence, les fonctions commerciales et marketing sont celles qui recrutent le plus de cadres (manager d’équipes commerciales, directeur de magasin…). Une expérience à l’étranger est un plus. Face à l’explosion des achats en ligne, les compétences en e-commerce sont très appréciées. Dans le commerce "B to B", la moitié des embauches concerne les fonctions commerciales : vendeurs itinérants, cadres commerciaux et technico-commerciaux.
Le CAP (certificat d’aptitude professionnelle, en 2 ans après la 3e) forme des vendeurs, des artisans (boucher, poissonnier…). Un exemple : le CAP employé de commerce multi-spécialités. De nombreux métiers recrutent à partir du niveau bac + 2 : BTS (brevet de technicien supérieur) management des unités commerciales, BTS négociation et relation client, DUT (diplôme universitaire de technologie) techniques de commercialisation, à compléter par une licence professionnelle (bac + 3), comme la licence pro Distech (management et gestion de rayon). Pour les postes d’encadrement et les fonctions stratégiques (marketing, logistique, achat, e-commerce…), place aux bac + 5 : diplômes d’écoles de commerce, master pro en marketing ou gestion (à l’université). La maîtrise de 1 ou 2 langues étrangères est un vrai plus.
Marketing, vente et pub, collection ParcoursManager de rayon, technico-commercial, chef de secteur… autant de métiers à découvrir à travers des témoignages de professionnels. Au sommaire également : tout sur les formations qui permettent de travailler dans le secteur, des conseils pour débuter et un carnet d’adresses utiles. Parution : septembre 2008 |
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