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Maisons écologiques, normes pour les entreprises, économies d’énergie… l’environnement s’impose dans la vie économique. Si les jeunes rêvent d’emplois "verts" en pleine nature, c’est dans la gestion des déchets et des eaux que l’on embauche le plus.
On dénombre 400 000 emplois "environnementaux", dont le champ d’action s’étend de la prévention et du traitement des pollutions et des nuisances à l’aménagement du territoire et du cadre de vie. Les deux tiers se trouvent dans le secteur privé. Aujourd’hui, la gestion des déchets et des eaux usées fournit la moitié des emplois. En pleine croissance, les éco-entreprises productrices de biens et de services liés à la protection de l’environnement (déchets, eau, stockage de l’énergie…) représentent 282 300 emplois (entreprises privées, collectivités territoriales). Aux commandes : des multinationales comme Veolia ou Suez Environnement. Portées par les politiques publiques, les énergies renouvelables et les économies d’énergie créent des emplois à un rythme soutenu. Un exemple : les travaux d’isolation des bâtiments.
Technicien de rivière, responsable déchets, acousticien, ingénieur en environnement… le secteur offre surtout des emplois de services, au niveau ouvrier et technicien. Les métiers qui recrutent ne sont pas les plus qualifiés. L’agent d’entretien et d’assainissement, qui s’occupe des installations et des équipements collectifs, concentre 59 % des offres. Dans le secteur de l’eau et des déchets, les éco-industries emploient des chefs de projet, directeurs d’agence, ingénieurs d’études et travaux, technico-commerciaux… Les industries traditionnelles recrutent des cadres pour appliquer les normes environnementales : responsables QSE (qualité, sécurité, environnement).
Spécificité du secteur : un décalage entre les formations des candidats qui ont tendance à poursuivre leurs études, et les besoins de recrutement… En effet, les trois quarts des offres concernent des métiers nécessitant un CAP (certificat d’aptitude professionnelle, 2 ans après la 3e), un bac pro ou le bac… dans des secteurs comme l’eau et les déchets qui attirent peu les jeunes. Les BTSA (brevets de technicien supérieur agricoles) et BTS (brevets de technicien supérieur), à bac + 2, sont toutefois appréciés. Pour des postes d’encadrement, qui recrutent à bac + 5, privilégiez une école d’ingénieurs généraliste (avec des options en environnement) ou spécialisée (génie de l’eau et de l’environnement, génie industriel...). À l’université, une formation généraliste (physique, chimie, sciences de la vie…) complétée par un master (bac + 5) reste une bonne stratégie.
Les métiers de l'environnement, collection Parcours
Ce numéro invite le lecteur à découvrir les nombreuses formations en environnement et développement durable de bac + 2 à bac + 5. Parution : janvier 2011 |
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