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Dossier : jeunes en situation de handicap scolarisés

Adapter sa pédagogie à l’élève en situation de handicap

publication : 20 juin 2010, Mise à jour : 6 octobre 2017
Pour faciliter ses apprentissages, un/e élève en situation de handicap a besoin de réponses personnalisées. L’enseignant/e n’a pas à modifier sa pédagogie, mais à l’adapter. Selon le type de situation, des solutions existent. Dans tous les cas, l’essentiel est d’inscrire l’accompagnement de l’élève dans la confiance et la durée.

Un enfant sourd cherche la date du jour au tableau (© Emmanuelle Dal'Secco / Onisep)

Fonder une relation de confiance avec l’élève

Progressivité de l’apprentissage, aménagement de la scolarité… établir une relation de confiance avec l'élève en situation de handicap est un appui essentiel. Quelques pistes :

  • donner des objectifs clairs, une information à la fois, en évitant les informations inutiles ;
  • diversifier les stratégies d’apprentissage en multipliant les supports et les manipulations ;
  • fixer une progression "spiralaire" et pratiquer régulièrement des évaluations formatives en cours d’apprentissage ;
  • se référer au PPS (projet personnalisé de scolarisation) qui précise de quelles aides humaines et de quels aménagements techniques l’élève a besoin ;
  • ne recourir aux matériels adaptés qu’en l’absence d’alternative : une multitude de solutions existent, comme le traitement de texte qui permet de travailler avec les autres élèves.

Et, surtout, inscrire l’accompagnement de l’élève dans la durée : il peut falloir plusieurs années pour évaluer les acquis, en fonction des incapacités.

S’adapter au type de handicap

Pas de recette toute faite, mais à partir d'un minimum de connaissances sur le handicap reconnu, des solutions existent, qui ne demandent pas de réel travail supplémentaire.

En cas de déficience auditive

La compréhension du sens – plus que celle des mots – est la pierre d’achoppement de l’élève. Ne pas être imprégné de la langue orale et peut créer des difficultés dans la compréhension lexicale, celle du texte implicite, ou du registre de langue. Entre ce qu’ils entendent et ce qu’ils comprennent, les jeune sourds utilisent l'imagination.

Quelques pistes :

  • en mathématiques, les sons proches (5, 6, 10, 656) sont source d’erreur ;
  • en technologie, en sciences et en EPS (éducation physique et sportive), la voix de l’enseignant se perd dans des salles trop grandes ;
  • s’il faut dicter, mieux vaut le faire phrase par phrase en marquant des temps d’arrêt pour attendre l’élève en train d’écrire.

En cas de déficience visuelle

Pour les élèves malvoyants ou aveugles, certaines adaptations peuvent être effectuées simplement :

  • agrandir un document tout en veillant à sa qualité ;
  • utiliser une police sans empattement (Arial, Verdana, Comic) et veiller aux contrastes et aux espacements ;
  • pour l’orthographe, faire appel à la mémoire auditive en épelant, accorder un temps plus long ;
  • installer une caméra de façon que l’élève voie le tableau sur son écran d’ordinateur.

En cas de troubles du langage

En lecture, là où le socle commun réside dans une lecture expressive à voix haute avec repérage des idées essentielles, les pistes parallèles peuvent être :

  • ne pas forcer à la lecture à voix haute, rassurer et se limiter à 5 lignes ;
  • accompagner la lecture pour aider au décodage ;
  • proposer une lecture dialoguée.

En rédaction :

  • débuter par un oral dialogué où l’enseignant/e estcopiste ;
  • donner un cadre : plan, texte à trous, phrase type ;
  • utiliser un lecteur vocal pour stimuler le travail.
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