Hypatia, des outils pour l'égalité

publication : 17 mai 2017
Comment encourager les adolescents et particulièrement les filles à choisir les filières scientifiques ? Le projet européen "Hypatia", porté par Universcience, relève ce défi en proposant un ensemble d'activités à déployer en classe.

Hypatia, la boîte à outils

Constat

Dans l'Union européenne, seulement 33 % des chercheurs sont des femmes et en France 27 % ! Les jeunes méconnaissent la variété et la richesse des métiers dans les sciences, technologies, sciences de l'ingénieur et mathématiques (dites STEM) et les compétences nécessaires pour les exercer.
Les filles sont encore minoritaires dans plusieurs de ces filières et on observe que les sciences et les technologies ne sont pas enseignées aux jeunes en traitant la question du point de vue du sexe et du genre. 

Des partenaires dans quinze pays

Le projet européen "Hypatia", qui veut encourager les filles comme les garçons à choisir des filières et métiers scientifiques, s'est déroulé dans quinze pays et a réuni dix-neuf partenaires, dont la Cité des sciences et de l'industrie ou le Palais de la découverte. Quatorze musées et centres de sciences ont également conjugué leurs efforts pour mener à bien ce projet.

Aux côtés de ces partenaires, un groupe de suivi national, composé de parties prenantes, spécialistes de de l'orientation des jeunes et de la mixité (Onisep, DGESCO, DGESIP, mais aussi des partenaires privés..) a été mis en place et est intervenu en appui du projet.

Une boîte à outils en ligne

La version française de la boîte à outils numérique qui comporte 15 activités est en ligne et  téléchargeable gratuitement.

Universcience a conçu trois activités visant les adolescents et adolescentes de 13 à 18 ans :

  • un atelier de décryptage des stéréotypes de sexe dans des publicités pour des objets technologiques ou des visuels de campagnes de recrutement (métiers de l’ingénierie, de la recherche, de l’énergie, etc.),
  • un jeu de carte collaboratif sur les femmes scientifiques pour montrer leur rôle dans la production des savoirs,
  • des rencontres avec des ambassadrices et ambassadeurs des sciences.

Elle en a sélectionné trois autres, conçues par d’autres centres de sciences, pour la version française :

  • une sensibilisation pour des enseignants ou futurs enseignants à une manière plus inclusive d’enseigner les sciences et les technologies,
  • des ateliers de programmation informatique inclusifs, c’est-à-dire pour les filles aussi bien que pour les garçons,
  • et un jeu-débat "Testez-vous ! L’influence de nos associations implicites" pour débusquer ses propres stéréotypes et contrer ainsi leur impact négatif sur l’orientation.

Ces activités, décrites de manière très détaillée, sont faciles à mettre en œuvre et ne nécessitent aucun matériel coûteux. Assorties de recommandations, elles pourront être déployées par le corps enseignant dans des établissements scolaires, par des professionnels de la communication scientifique dans les musées et centres de sciences et dans les institutions de recherche ou les entreprises qui ont un secteur recherche et technologie.

 

 

 

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