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Dossier - Décrochage scolaire des lycéens

Les dispositifs de remédiation

publication : 8 décembre 2014
En cas de décrochage effectif : les PSAD (plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs), "ma seconde chance" et les réseaux formation qualification emploi (FOQUALE)…

Les dispositifs de rémédiation

Les plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs

Ces dispositifs d’accompagnement ont été mis en place en 2011.

Les PSAD coordonnent l’action des acteurs locaux de la formation, de l'orientation et de l'insertion des jeunes pour apporter une réponse personnalisée et rapide à chaque jeune de plus de 16 sans diplôme et sans solution.

Le site "masecondechance" permet à tout jeune qui relève de ce dispositif de rencontrer des professionnels de l’accompagnement dans un lieu d'accueil proche de son domicile, pour trouver une solution adaptée à sa situation."

Les réseaux formation qualification emploi – FOQUALE

Ils rassemblent les établissements et dispositifs relevant de l'Éducation nationale susceptibles d'accueillir les jeunes décrocheurs. Ils développent des mesures de remédiation au sein de l'Éducation nationale et s'intègrent dans les réseaux de partenaires constitués autour des PSAD.

A noter : depuis la rentrée scolaire 2013, en appui des réseaux FOQUALE, des référents "décrochage scolaire" ont été nommés dans les établissements du second degré à fort taux d'absentéisme et de décrochage afin d'accompagner au plus près les actions de remédiation mises en place au titre de la MLDS (Mission de lutte contre le décrochage scolaire).

Le plan de lutte contre le décrochage scolaire présenté en novembre 2014 prévoit d’étendre cette mesure à tous les établissements scolaires.

Les dispositifs de l’éducation nationale

Ils permettent d'aller vers la réponse la plus adaptée au profil du décrocheur :

Les actions de la Mission de lutte contre le décrochage scolaire – MLDS

Elles vont de l’accueil et du positionnement du jeune décrocheur, de sa prise en charge dans un dispositif de formation jusque parfois à son accompagnement vers l’emploi.

Un exemple des SAS-bilans :

En cas de besoin pour un élève en risque de décrochage scolaire, le Groupe de prévention du décrochage scolaire – GPDS (composé des personnels pédagogiques et éducatifs) de l’établissement peut demander sa prise en charge dans un SAS-bilan (SAS pour structure d’aide à la scolarité) mis en œuvre par la MLDS et avec l’accord de la famille, afin de faire un bilan de ses acquis scolaires, de ses compétences, de son projet, etc. qui permettra de construire un accompagnement personnalisé efficace de l’élève.

Les clauses sociales

Elles s’adressent aux jeunes inscrits sur les plates-formes de suivi et d’appui aux jeunes décrocheurs.  L‘objectif est d’insérer des clauses sociales dans les marchés publics de l’éducation nationale, afin de permettre à un jeune décroché de suivre un parcours d’insertion dans le monde de l’entreprise et de construire un projet professionnel. Le projet se déroule en 3 phases :

  • Découverte du monde de l’entreprise et des différents services (1 mois)
  • Élaboration du projet professionnel  (2 mois)
  • Immersion dans l’entreprise en fonction du projet professionnel (3 mois)

Le jeune est accompagné par la MLDS, il peut d’ailleurs suivre une formation à la MLDS entre les différentes phases du parcours, et par un tuteur dans l’entreprise.

Le service civique

Il s'agit un engagement volontaire de 6 à 12 mois dans un organisme à but non lucratif (association, collectivité territoriale, établissement public… en France ou à l’étranger) pour réaliser une mission d’intérêt générale. La formule en alternance qui permet à la fois de suivre une formation dans un établissement scolaire et d’effectuer sa mission, est notamment adaptée aux jeunes nécessitant un accompagnement personnalisé et qui n’ont pas de projet professionnel précis.  

Le micro-lycée

C'est une structure scolaire expérimentale publique de petite taille comptant entre 50 et 100 élèves, destinée à permettre une reprise d'études pour des jeunes totalement déscolarisés. Il accueille des jeunes aux parcours complexes, des jeunes sans aucune autre solution de scolarité, que la charte du micro-lycée nomme "décrocheurs -décrochés". Ce dispositif prépare à la réussite au baccalauréat général ou technologique, à la réalisation du projet de formation post bac de chaque jeune.

D’autres dispositifs proposant également des réponses adaptées ont été développés sur notre territoire, tels que les lycées nouvelle chance, le collège et lycée élitaire pour tous, le pôle innovant lycéen, etc...

A noter : l’usage du CPF (compte personnel de formation), créé en 2013,va s’intensifier avec la mise en place, comme le prévoit le plan de lutte contre le décrochage, de l’allongement du droit à la formation qualifiante aux deux années qui suivent la sortie du système éducatif.

Zoom sur un dispositif : un exemple de micro-lycée

Le micro-lycée est une structure scolaire expérimentale publique de petite taille comptant entre 50 et 100 élèves, destinée à permettre une reprise d'études pour des jeunes totalement déscolarisés. Il accueille des jeunes aux parcours complexes, des jeunes sans aucune autre solution de scolarité, que la charte du micro-lycée nomme "décrocheurs -décrochés".

Ce dispositif prépare à la réussite au baccalauréat, dans les filières L, ES, S et STI2D et à la réalisation du projet de formation post bac de chaque jeune.

Pour atteindre ces objectifs, une scolarité spécifique et un accompagnement personnalisé sont proposés. Chaque jeune se voit attribué un tuteur qui entretient avec lui une relation privilégiée d’écoute et de conseil.

Cette structure est organisée autour de trois parcours :

  • Un parcours d’accueil, destiné à accompagner des jeunes ayant décroché en début de la classe de seconde ou ayant un parcours vite abandonné dans la voie professionnelle,
  • un parcours préparatoire, destiné à accueillir les jeunes ayant décroché en fin de la classe de seconde ou au cours de la classe de première,
  • un parcours terminal, pour ceux ayant achevé un parcours en classe de première ou ayant décroché au cours ou en fin de terminale.

La formation comprend :

  • des cours en petits groupes,
  • des activités encadrées,
  • des activités interdisciplinaires, des ateliers culturels, artistiques, sportifs ou de découverte des métiers.

L'enseignement est semestriel. L'emploi du temps est personnalisé en fonction du parcours antérieur, des contraintes personnelles et du projet de chaque jeune. Le jeune est partie prenante dans son évaluation.

L’innovation est au cœur de ce dispositif qui nécessite une réflexion et un questionnement permanent de l’équipe, tant dans la lecture des situations individuelles que dans la mise en place des situations pédagogiques. Les pratiques doivent être empreintes de bienveillance, l’adaptabilité aux situations doit être permanente.

Les résultats :

Le micro-lycée a accueilli pour sa première année de fonctionnement 36 jeunes, 16 pour un parcours préparatoire et 20 sur un parcours terminal. Parmi ces derniers, 15 ont obtenu leur baccalauréat, 2 dans la filière littéraire, 4 dans la voie économique et sociale, 6 dans la filière scientifique et 3 dans la voie technologique industrielle.

D’autres dispositifs hors éducation nationale

Les établissements public d’insertion de la défense – EPIDE  accueillent des jeunes de 18 à 25 ans, civils volontaires en contrat de 8 mois renouvelable pour une durée maximum de 24 mois. Le parcours de formation individualisé est très encadré (discipline stricte, port de l’uniforme, internat). Certains centres offrent des formations professionnelles notamment liées aux métiers en tension (BTP, aide à la personne…).

Les écoles de la 2e chance accueillent les jeunes de 18 à 25 ans sur une période de 6 à 8 mois. Le parcours individualisé débute par une période d’essai de 5 semaines qui inclut un bilan de connaissances et de compétences et un premier stage en entreprise.

Les plans régionaux de formation : chaque région met en place des stages et des programmes de formation diplômantes ou qualifiantes dont le recrutement est local.

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