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Dossier - Décrochage scolaire des lycéens

Prendre en charge les lycéens en risque de décrochage

publication : 8 décembre 2014
Les élèves sont suivis par l'établissement dans lequel ils sont inscrits, en cours de scolarité et dans l'année après leur sortie. Groupe de prévention du décrochage scolaire, parcours individualisés, voire dispositifs de reprise de scolarité, les moyens existent pour favoriser la mobilisation des lycéens et limiter les sorties prématurées du système éducatif.

LP - Prendre en charge le décrochage

Les référents "décrochage scolaire" et le GPDS

Depuis la rentrée scolaire 2013, des référents "décrochage scolaire" sont nommés dans les établissements du second degré à fort taux d'absentéiste et de décrochage. Leur activité se situe au cœur du dispositif de décrochage scolaire. Dès les premiers signes annonciateurs d'un risque de décrochage, ils se mobilisent et coordonnent l'action de prévention menée par les équipes éducatives, dont les conseillers principaux d'éducation et les personnels sociaux et de santé, au sein des groupe de prévention du décrochage scolaire - GPDS, qui se substituent aux groupes d'aide à l'insertion (GAIN).

Le plan de lutte contre le décrochage scolaire présenté en novembre 2014 prévoit de renforcer la présence de ces acteurs et d’élargir la constitution d’un GPDS à tous les établissements scolaires.

Le parcours individualisé

En réaffirmant la nécessaire évolution vers plus de modularité des enseignements et plus de fluidité entre les différentes voies de formation, le plan de lutte contre le décrochage scolaire présenté en novembre 2014 préconise l’assouplissement des parcours de formations en général, le développement des parcours individualisé en particulier.

Le parcours individualisé dérogatoire est une mesure de prévention du décrochage scolaire qui peut s’appuyer sur des actions de la MLDS. Il s'établit sur la base d'un contrat entre le jeune, sa famille et le chef d'établissement, fixant des objectifs et des échéances sur lesquels les parties s'engagent.

Si un stage est mis en place, il associe l'entreprise ou l'organisme d'accueil. Il fonctionne sur la base du tutorat, avec un référent chargé d'effectuer la liaison entre les intervenants internes et/ou externes à l'Éducation nationale, dans la perspective d'une solution d'insertion ou de qualification.

Le parcours individualisé dure 1 an au minimum, et sa mise en place relève d'une décision de la DSDEN (direction des services départementaux de l’éducation nationale). Le bilan réalisé à la fin de l'action lui est adressé ainsi qu'au SAIO (service académique d'information et d'orientation).

L’exemple des SAS-bilans :

En cas de besoin pour un élève en risque de décrochage scolaire, le Groupe de prévention du décrochage scolaire – GPDS (composé des personnels pédagogiques et éducatifs) de l’établissement peut demander sa prise en charge dans un SAS-bilan (SAS pour structure d’aide à la scolarité) mis en œuvre par la MLDS et avec l’accord de la famille, afin de faire un bilan de ses acquis scolaires, de ses compétences, de son projet, etc. qui permettra de construire un accompagnement personnalisé efficace de l’élève.

La (re)préparation d’un examen

D’autres dispositifs s’adressent aux jeunes en risque de décrochage qui souhaitent élaborer un nouveau projet de formation ou (re)préparer l’examen qu’ils viennent d’échouer. La MLDS peut mettre en place des parcours adaptés au sein des établissements.

En cas de redoublement après un échec à un diplôme le risque de se décourager est plus important. La possibilité de suivre des modules préparant uniquement aux épreuves échouées libère du temps pour renforcer l’alternance dans le parcours.

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